‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 384 sur 412 · I* COBPfl · texte numérisé non relu

I* COBPfl

87 novembre 1806.

Los caissons des équipages militaires sont affectés aux divisions a raison de a par bataillon et 1 par régiment de cavalerie pour le transport du pain ; lorsque les caissons sont chargés, ils suivent les régiments auxquels ils sont affectés ; mais lorsque la distribution du pain est faite, les commissaires des guerres des divisions les réunissent et les envoient en chargement dans les lieux indiqués par l'ordonnateur. Toutes les fois que les caissons vont en chargement, le capitaine des équipages les fait examiner avec soin et il pourvoit sur-le-champ aux réparations nécessaires et au remplacement des chevaux.

Les caissons sont sous la police des commissaires des guerres des divisions ainsi que sous celle des capitaines des équipages.

Indépendamment des caissons pour le transport du pain, il y a dans chaque division s caissons d'ambulance, 1 caisson pour le pain du quartier général

Tous les militaires prussiens isolés et égarés qui seront trouvés sur la route que les divisions doivent tenir seront ramassés avec Boin pour être ensuite dirigés sur le dépôt de Spandau, lorsque les divisions seront à portée de cette ville.

Le Maréchal commandant en chef recommande à MM. les généraux de faire marcher la troupe dans le plus grand ordre et d'éviter que sous quelque prétexte que ce soit, aucun militaire reste en arrière, ni s'écarte de la colonne ; il se flatte qu'au moyen des mesures qui ont été prises pour rétablir la discipline et des dispositions qui sont faites pour assurer les subsistances à la troupe, il ne sera commis pendant cette' marche aucun pillage, et que les habitants seront au contraire protégés tant dans leurs personnes que dans leurB propriétés ; s'il était des militaires qui oubliassent ce devoir, MM. les généraux devraient les punir avec la plus grande sévérité et les traduire devant une commission militaire.

Le Maréchal commandant en chef sera le 18 novembre à Berlin.

L'ordonnateur prendra des mesures pour faire transporter à Spandau tous les malades et blessés du corps d'armée qui sont àSchwerin et dans le duché de Mecklemburg ; il donnera des instructions en conséquence aux commissaires des guerres des divisions.

MâI Soult.

Rapport au Major général le 14 pour rendre compte du mouvement du 4e corps.

LE MARÉCHAL BERNADOTTE A i/EMPEREUR.

Boitzenburg, 18 novembre 1806.

Tandis que le général BlUcher capitulait à Ratkau, jrétais instruit que le général Pelet s'étant trouvé, par nos diverses manœuvres, coupé et séparé du corps du général BlUcher, s'était retiré sur Lauenburg où il avait dû passer l'Elbe. — Je donnai au général Drouet qui entrait dans le Lauenburg,

de la division et les troupes d'artillerie et 1 prolonge pour porter les objets de rechange. Les caissons employés dans los divisions sont pris autant que faire se peut dans une seule brigade. Le surplus des caissons de l'équipage accordé au corps d'armée qui, en vertu des dispositions ci-dessus, ne sera point employé par les divisions, restera à la disposition de l'ordonnateur en chef au quartier général, soit pour le transport du pain, soit pour être affecté aux ambulances du quartier général.

l'instruction nécessaire pour faire poursuivre ce corps détaché, et moi-même, dès que j'eus assuré Tordre et la tranquillité dans Liibeck, je me suis rendu ici pour surveiller l'exécution de mes ordres et être certain que tout ce qui pouvait se trouver encore de Prussiens sur notre gauche, fût exactement ramassé. Je m'empresse d'annoncer à V. M. que le général Pelet a été atteint au village de Reinstorf entre Ltlneburg et Dannenberg, comme je venais de faire passer l'Elbe k 2 escadrons du 4* de hussards et à un bataillon d'infanterie légère. Le général Pelet a voulu d'abord faire quelque résistance, mais se voyant serré de près il s'est rendu. Les troupes suivantes ont été faites prisonnières de guerre : 4 escadrons de dragons du roi de Bavière, 1 escadron de hussards de Ktfhler, un détachement de divers régiments de cavalerie commandés par le lieutenant comte de Schwerin, 600 hommes d'infanterie, — 1 général-major, 2 colonels, 1 lieutenantcolonel, 2 majors et 49 autres officiers, — 3 pièces de canon et 1 obusier.

Je charge M. le capitaine Lebrun, mon aide de camp, d'avoir l'honneur de présenter à V. M. 4 étendards du régiment du roi de Bavière.

Je prends la liberté de renouveler à V. M. la prière que je lui ai faite de me laisser les compagnies de grenadiers et voltigeurs des 3M bataillons. Chaque jour je vois mon corps d'armée s'affaiblir par les maladies résultant de nos marches rapides. 2 régiments de la division Dupont ont d'ailleurs leurs 3" compagnies de grenadiers et éclaireurs déjà détachées, et mes 2 autres divisions, même avec ce supplément, n'ont pas plus de 4,000 hommes chacune présents sous les armes.

P. -S. — Je crois devoir prévenir V. M. qu'Altona est devenu le réceptacle de tous les ennemis de la France. Cette ville est ce qu'était Coblentz en 1792.

LE MARÉCHAL NEY AU MAJOR GÉNÉRAL

Magdeburg, 13 novembre 1806.

Le général Thouvenot m'annonce qu'il envoie à Magdeburg le régiment de S. A. R. le grand-duc de Hesse.

Je n'ai reçu qu'hier à minuit la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 11. Pour me conformer aux dispositions qu'elle contient, je ferai partir le 16 pour Berlin les 27 e et 59e; ces 2 régiments suivront la même direction quela division Marchand par MOckern, Ziesar, Brandenburg, Potsdam et Berlin ; ainsi il restera 2 régiments pour la garnison de Magdeburg.

Aussitôt que la 25* légère qui escorte les prisonniers jusqu'à Erfurt, sera de retour, le 50e régiment se mettra également en marche pour Berlin. Les 3 bataillons du 25e qui ont le plus souffert dans la dernière campagne et à la bataille d'Iéna, pourront rester à Magdeburg jusqu'à ce qu'ils soient relevés par d'autres corps.

LE MARÉCHAL MORTIER A L'EMPEREUR

Hanovre, 13 novembre 1806.

Ainsi que j'ai eu l'honneur d'en rendre compte à V. M. par ma lettre d'hier, le 8* corps s'est mis en marche ce matin pour Luneburg. Je vais partir pour le rejoindre.

Le roi de Hollande a cru devoir garder encore pendant quelques jours les divisions Dumonceau et Michaud devant Hameln. Ne pouvant point retarder ma marche sur Hamburg, je dois laisser en arrière ces troupes que le Roi avait mises à ma disposition. Je donne des ordres pour que le général Dumonceau laisse en observation, tant devant Hameln que devant Nienburg, les 2e et 3* régiments d'infanterie légère, le 7* de ligne, le 2* de cavalerie, toutes troupes hollandaises

Ces corps, dont je n'ai pu encore me procurer la situation, sont faibles. Je lui laisse aussi 10 bouches à feu.

Je charge le général Michaud de venir me rejoindre, en se dirigeant sur Luneburg, avec sa division composée des 22e, 65* et 72e régiments d'infanterie française, le 2e de hussards hollandais ; ce dernier corps faisait partie de la division Dumonceau et y rentrera lorsque le général Dumonceau rejoindra. Les forces de l'ennemi tant à Hameln qu'à Nienburg sont évaluées à 1 0,000 hommes ; ils pourraient intercepter nos convois et nos détachements s'ils n'étaient observés de près.

Après la prise de possession du pays de Hanovre au nom de V. M., j'ai créé une commission spéciale. Elle est composée de 3 membres connus dans le Hanovre par leur intégrité et leur habileté dans les affaires. Cette commission prendra les ordres de la personne que V. M. aura désignée pour gouverner le pays. J'ai cru devoir laisser exister les autres autorités locales jusqu'à ce que V. M. en ait autrement ordonné.

Je n'ai point encore reçu les instructions que V. M. a bien voulu m'annoncer pour la prise de possession de Hamburg.

J'ai toujours un officier d'état-major près le Major général de l'armée pour prendre vos ordres et les siens.

Au lieu de 200,000 fr., le payeur du 8e corps vient de m'annoncer qu'il n'avait été versé dans sa caisse à Casse 1 que 170,000 fr.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BERNADOTTE

Borlin, 14 novembre 1806.

L'Empereur, M. le Maréchal, ordonne que vous vous mettiez en route le plus tôt possible avec votre corps d'armée pour vous rendre à Berlin ; vous laisserez à Lttbeck un bataillon pour y garder l'artillerie qui s'y trouve et quia été prise à l'ennemi ; ce bataillon restera jusqu'à ce qu'il soit relevé par des troupes du maréchal Mortier qui a des ordres à cet égard.

L'intention de l'Empereur est que vous envoyiez en France les Suédois faits prisonniers.

S. M. me charge de vous faire connaître que 3,000 hommes sont en route de France pour venir renforcer votre corps d'armée. Ils sont dirigés sur Berlin de manière qu'à votre arrivée en cette ville vous serez plus fort que vous ne l'étiez, malgré les pertes que vous avez éprouvées.

Envoyez-moi l'itinéraire de votre marche de Lttbeck à Berlin afin que je sache chaque jour où pouvoir vous donner des ordres.

Le 1er corps quitta ses cantonnements de Lttbeck et environs le 19 novembre pour se porter sur Berlin où il arriva le 28. — L'Empereur était parti de Berlin le 25 à 2 heures du matin.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL NET

Berlin, 14 novembre 1806.

L'Empereur, M. le Maréchal, me charge de vous réitérer Tordre de vous rendre le plus tôt possible à Berlin avec votre lre division, l'artillerie de vos 2 divisions, votre parc et votre cavalerie légère. S. M. désire que vous me fassiez connaître quand votre 2e division pourra suivre votre mouvement.

Les drapeaux prussiens pris dans l'arsenal de Magdeburg ne signifient rien. Donnez l'ordre qu'ils soient brûlés; mais vous ferez porter en triomphe par votre 1" division les drapeaux pris à la garnison pour être remis par vous à Berlin à l'Empereur. On ne doit porter en triomphe que les drapeaux pris les armes à la main et brûler ceux pris dans les arsenaux*

Vous vous conformerez aux ordres que vous avez reçus de moi, touchant la garnison de Magdeburg.

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