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Palais de Saiut-Cloud, le 19 septembre 1806.
Art. l*. — Il y aura prés de nous ît officiers d'ordonnance qui nous serviront à la guerre et dans nos camps pour transmettre nos ordres.
t. — Ces 18 officiers d'ordonnance seront sous les ordres du Grand Ëcuyer.
8. — Les officiers d'ordonnance seront comptés à la suite de la cavalerie de la Garde pour en recevoir la solde et la quantité de rations de fourrages attribuées aux capitaines de cavalerie. Indépendamment de celte solde, ils recevront un traitement annuel de 4,000 fr. sur notre trésor.
Napol£o*.
MM. Deponthon, Lamarche et Scherb furent nommés officiers d'ordonnance par décret du 19 septembre 1806 ; MM. Castille, de Montesquiou et de Turenno par décret du so septembre. — M. Scherb, promu chef d'escadron au il* de cuirassiers le 6 octobre 1806, rejoignit son régiment après rentrée à Berlin. M. Lamarche fut nommé chef d'escadron au Ie de hussards le 25 octobre 1806. — Le capitaine Falkowski fut nommé officier d'ordonnance le 9 novembre 1806. L'Empereur lui accorda une gratification de 6,000 fr. pour acheter des chevaux. — Bongard, lieut. de cavalerie, le S janvier 1807, — de Tascher (Louis\ lieut. au 16* léger, le 9 février 1807, — Berthemy, lieut. aide de camp de feu le général d'Haut poul, Maulnoir, cap. au 4fi de hussards, Parrain, cap. au 2* de carabiniers, La biffe, cap. au 7* de hussards, le U février 1807. — De Talhouet, sous-lieut. au 5e de chasseurs, le 15 avril 1807. Le cadre ne fut donc complété qu'en avril 1807. — M. de Bongard était lieutenant de la vénerie dans la maison de l'Empereur. Il avait servi dans la cavalerie avant la Révolution.— M. de Tascher, sorti de l'École de Fontainebleau le 19 avril i806, était adjoint au Grand Maréchal du Palais.
2. Appelé à la Grande Armée par ordre de l'Empereur pendant la campagne de l'an XIV, avait rejoint lo 15 octobre 1805 : volontaire dans la cavalerie de 1791 à 1794, avait demandé en l'an XIV à reprendre du service dans les gendarmes d'ordonnance, organisation qui échoua en raison de la rapidité do la campagne.
s. Los autres écuyers de l'Empereur étaient los généraux Dorosnel, Defrance, Vatier, Lefebvre-Dosnoëttes, Saint-Sulpice, tous employés à l'armée, et M. de Villoutreys.
Le travail de l'Empereur à V armée.
, L'Empereur dicte au général Clarke secrétaire du cabinet, à M. Mené val secrétaire du portefeuille, à M. Fain archiviste du cabinet1. Le général Duroc, le Major général, M. Daru intendant général, les aides de camp, plus tard le premier officier d'ordonnance écrivent également sous la dictée de l'Empereur. En l'absence du secrétaire du portefeuille l'Empereur dicte de préférence à celui que l'ordre concerne lorsqu'il est présent dans le cabinet. Celai qui a écrit met au net lui-même la dictée que l'Empereur lui a faite,
1. Le décret du 8 février 1806, Palais des Tuileries, Ûxe le service du cabinet de l'Empereur:
c Le secrétaire du portefeuille présente seul à la signature de l'Empereur toute lettre ou note que S. M. aurait dictée ; toutes les expéditions sont faites par lui ; il expédie tous les courriers. — Il entre seul dans le cabinet de l'Empereur; il a seul les clefs du bureau et du portefeuille de l'Empereur...
c M. Deschamps, secrétaire des commandements de l'Impératrice, est rapporteur des pétitions et chargé de la mise en ordre et rédaction des matériaux relatifs à l'histoire des campagnes de l'Empereur. Il écrit aussi sous sa dictée... (Il ne parait pas accompagner l'Empereur & l'armée.)
t L'archiviste du cabinet reçoit dus mains du secrétaire du portefeuille toutes les pièces du travail de l'Empereur qui ont été répondues; il les classe et les met en ordre. — Il met au net les minutes dont il est dépositaire. — Tous les papiers, minutes, copies, etc., ne peuvent être remis à l'archiviste que par le secrétaire du portefeuille
t Le secrétaire du portefeuille ne peut s'absenter qu'avec la permission de l'Empereur; et alors il laisse sur le bureau de l'Empereur une note indiquant l'heure de son retour et remet la clef du bureau au garde du portefeuille qui est de service. Mais, lorsqu'il s'absente, n'importe à quelle heure du jour ou de la nuit que ce soit, il pourvoit à ce que, soit lo rapporteur des pétitions, soit l'archiviste, reste et soit en état de répondre à l'Empereur. — Dans ce cas, celui qui reste de garde se lient dans la pièce la plus voisine du cabinet de l'Empereur.
« Si, en l'absence du secrétaire du portefeuille, l'Empereur dicte quelque lettre ou note ou fait expédier quelque travail, la minute, si ce travail a été expédié avant son retour, et la minute ot la copie, si le travail n'a pas encore été expédié, sont remises au secrétaire du portefeuille aussitôt son arrivée.
t Le secrétaire du portefeuille, l'archiviste du cabinet et le rapporteur des pétitions sont logés dans le palais le plus prés possible de leur service. Ils ont une table commune »
En 1818 MM. Fain et Mounier étaient secrétaires du cabinet, sous leurs ordres deux premiers commis du cabinet MM. Prévost et Jouanne. — M. Bâcler d'Albe, qui était seul ingénieur au cabinet de l'Empereur en 1806, avait eu I8iî auprès de lui t capitaines ingénieurs géographes, MM. DuvivieretLameau.
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ordre ou note, et la lui remet aussitôt1. En raison de la rapidité avec laquelle l'Empereur dictait, il eût été impossible à qui que ce fût, autre que celui qui avait écrit, de pouvoir mettre au net les ordres dictés par l'Empereur.
Les dictées et les minutes mises au net sont écrites à mi-marge sur du papier format grand aigle * ; elles portent en tête l'indication du destinataire : Au Major général, au maréchal Soult. — Dans la marge le secrétaire indique le lieu, la date, l'heure, et souvent le sommaire des objets contenus dans la dépêche. Il ajoute le nom de l'officier ou du courrier porteur de la dépêche et l'heure de son départ.
Les expéditions faites sur du papier format petit aigle sont écrites sans marge et présentées à la signature de l'Empereur.
L'archiviste tient chaque jour une feuille de travail numérotée contenant le sommaire des dépêches expédiées dans le jour par l'Empereur. Ces feuilles de travail portent en tête Feuffl-e de travail n° 12 et au-dessous la date A Eberèdorf le 10 octobre 1806, sont écrites à mi-marge et constituent l'enregistrement de l'expédition du travail de l'Empereur. L'archiviste inscrit sur la feuille le nom des officiers ou des courriers chargés des dépêches et l'heure de leur départ. — Lorsque l'Empereur change de résidence et qu'il travaille deux fois dans la journée, la même feuille sert pour toute la journée avec indication de la nouvelle résidence et de l'heure. Schleû, même four, 6 heures du soir.