CAMP. DB PBU8SB. — II
7* Corps d'armée.
(S octobre 1806.)
Commandant en chef .
Chef de V état-major g*1 .
Sous-chef de l'état-major Employée à l'état-major .
Adjoints à l'état-major .
Commandant l'artu . .
Commandant le génie . .
Commandant la gendu .
Inspecteur aux revues. .
Ordonnateur en chef . .
Mal Auûbbbau.
Albert adj'-c1. — Sicard col. — Massi, Noguès chefs d'esc0'. — Chbwtkl cap. — M ain vielle, Mabbot lieutu a. d. c.
Pannetibb g11 de brig. — Froment cap. — Bebtbelot lieut* a. d. c.
Mao-Sbbeby adjl-cl.
Psbabd, Pico.uet chefs de b0B. — Grbssot , Fouques , Martin , Blacewel chefs d'esc011. — Dalben cap. interprète.
GrABjriEB, LlOHAC, FOUSOHABD, MaIBE,
Mabesobal cap. •
Dobbvbb g11 de div°B. — Mohistbol
chef d'escOB, Dupées cap., Prévost
s. -lieut1 a. d. c. Le h ad t chef de b°° chef de l'ét.-maj.
— Bbatcbeb cap. adj1. — Dbeb ville
col. dir, du parc. — 3 cap. a<yu.
Laoastins col. — 2 cap. adj1".
Caban t cap.
Gaebbau.
Dupbat. — Banal, Le marquant cr*
des g*6-. — Clabac adj1.
8* Corp$ d'armée.
(20 novembre 1806.)
Commandant en chef ,
ChtfdeVétairmajorg*1 .
Sous-chef de V état-major Adjointe à V état-major .
Commandant l'art1* . .
Commandant le génie.
Commandant la gendu Inspecteur aux revues.
Ordonnateur en chef .
M'1 Mortier.
Simon adtj'-c'. — Goure col. — de La-
pointb chef d'esc0'. — Bbauxbtz,
Bohhaibb lieut" a. d. c.
Godinot g4' de brig. — de Choisy,
Vidal lieutu a. d. c.
d'Hablevcoubt adjl-cl.
FlAUD, BlCBOT, TaSCBBR Cap.
Laoombb Saint-Michel g41 de div°B. — Capbiol Saivt-Hilaibb cap. d'inf8, Lebuquet lient1 au 6* bw ppil du train a. d. c. — Baltus col. chef de l'ét.-maj.
MOHTFOBT COl.
Chaalobs. — Bbemohd s.'insp.
Moxbat. — Joubdbuil, Stoublbh Crw des g™*. — Bbignan, Gbanibb adjM.
Dans les états -majors de corps d'armée il 7 a 2 catégories d'officiers : l'adjudant-commandant ou colonel premier aide de camp et les adjudants-commandants employés à l'état-major ; — les chefs de bataillon ou d'escadron, capitaines et lieutenants aides de camp du Maréchal ou du chef d'état-major et employés ou adjoints à l'étatmajor.
Les premiers sont à la disposition du commandant du corps d'armée pour les missions importantes qui ne peuvent être confiées qu'à des officiers d'un grade élevé ayant la confiance du chef et pouvant parler en son nom. Ils sont toujours au nombre de 3, le premier aide de camp, le sous-chef d'état-major chargé de tenir le bureau et un adjudant-commandant ; souvent même il y a deux adjudants-commandants employés à l'état-major.
Les seconds sont chargés des missions moins importantes et surtout de porter les ordres. Les aides de camp et les officiers de l'état-major concourent ensemble pour ce service. Les officiers de l'état-major ont en outre un service de jour auprès du chef d'état major ; l'un d'eux, du grade de chef de bataillon ordinairement, est commandant du quartier général. L'observation des tableaux du personnel des états-majors de corps d'armée montre que pour chacune des divisions d'infanterie du corps d'armée il y a à l'état-major 5 officiers de cette catégorie, soit 15 officiers environ (aides de camp, employés et adjointe) pour un corps d'armée à 3 divisions d'infanterie.
Les commandants de corps d'armée ont toujours des officiers auprès du Commandant de l'armée et auprès des commandants des corps d'armée voisins ; les courses sont longues, les officiers ne reviennent pas, les généraux se trouvent bientôt presque seuls obligés d'envoyer leurs rapports au Commandant de l'armée par des sous officiers. Pendant le mois d'octobre tous les Maréchaux se plaignent du manque d'officiers. Le maréchal Lannes dit que ses officiers sont surmenés.
L'Empereur a donné l'ordre le 17 septembre que tous les généraux complètent leurs aides de camp et que le Major général complète les états-majors en officiers. Mais il sait qu'il manque 120 capitaines adjoints à l'état-major qui doivent exister et qui n'existent pas; aussi ordonne-t-il le 17 novembre au Major général d'attacher à chacun des Maréchaux 4 jeunes gens arrivant de l'école militaire de Fontainebleau comme sous-lieutenants d'ordonnance et d'en placer 20 à l'état-major général. < En attachant les jeunes gens à l'état -
« major et aux Maréchaux, j'entends bien qu'ils ne pourront pas res- < ter là plus d'une année et qu'ils seront, après, envoyés dans les « corps à mesure qu'il y aura des vacances. Cette disposition, d'ail - « leurs, sera momentanée et pour la campagne1. > La mesure, comme je l'ai dit plus haut, ne dura pas plus de 3 mois : mais ces sous-lieutenants d'ordonnance ont figuré sur les états de situation des corps d'armée.
Dans les divisions l'adjudant-commandant chef d'état-major a sous ses ordres 2 ou 3 adjoints, généralement autant d'adjoints qu'il y a de brigades dans la division. Le général de division a 3 aides de camp, ce qui fait 6 officiers pour porter les ordres.
Indépendamment de tous ces officiers, les Maréchaux font désigner des officiers de troupe intelligents et actifs pour porter les ordres et faîre connaître l'emplacement des troupes. Le maréchal Davout en veut 3 dans chaque division. Voir Iéna page 58. Sur les états de situation ces officiers ne sont pas portés comme détachés en dehors du corps1.
1. Je ne cite pas cette manière d'employer les sous-lieutenants comme bonne A imiter. Je la crois extrêmement mauvaise. Pour qu'un officier soit capable do servir dans un état-major môme pour porter des ordres, il faut qu'il ait servi plusieurs années dans les troupes, qu'il s'y soit formé.
2. Lo nombre d'officiers est trop restreint pour que l'on puisse aujourd'hui détacher dans les états-majors des officiers en plus de ceux que le règlement accorde. Il faut donc employer beaucoup de sous-officiers d'ordonnance intelligents capables de porter les ordres, réservant les officiers pour les courses qui ne peuvent être confiées qu'à des officiers.
Los détachements de cavalerie d'escorte et d'ordonnance dont on a trouvé la répartition pour le 8e corps, Iéna page 196, existent dans .tous les corps d'armée. Il y a toujours à l'état-major des corps d'armée pour le service d'ordonnance un piquet de 26 chevaux commandé par un maréchal des logis, indépendamment do l'escorte du Maréchal indiquée page 588. Ce piquet est composé d'hommes pris en nombre égal dans tous les régiments de cavalerie légère attaches au corps d'armée, sous les ordres d'un brigadier par régiment ; il est commandé par un officior et un maréchal-des-logis fournis à tour de rôle par chacun des régiments ; tout le piquet d'ordonnance est relevé tous les 5 jours.
A l'état-major du 4e corps, pendant la campagne de Tan XIV, il y avait toujours 4 chevaux sellés, 2 chasseurs d'ordonnance chez le Maréchal, 2 chez le chef de l'état-major; au fur et à mesure de leur départ ils étaient remplacés. — Le nombre d'ordonnances composant le piquet doit être assez considérable pour que les chevaux ne soient pas surmenés. — Dans les divisions du 4« corps, il y a un piquet d'ordonnances composé d'un brigadier et 10 cavaliers. — Ce service d'ordonnances était loin d'être tenu en honneur par les cavaliers : pendant la campagne de l'an XIV tous les chasseurs du piquet du 26e régiment, détachés au quartier général du 4e corps, disparurent un jour et regagnèrent leur régiment à l'exception d'un seul, si bien que le chef d'état-major fut obligé de réclamer un nouveau détachement d'ordonnances. II est probable que le piquet n'avait pas été rolevé au jour indiqué et que les chasseurs, considérant leur dette payée, avaient filé sans attendre leurs successeurs.
934 CAMPAGNE DB PRUSSB.
Le Maréchal commandant en chef un corps d'armée a une correspondance personnelle avec l'Empereur, le Major général, le Ministre, les Maréchaux commandant les corps voisins, enfin avec toutes les autorités de rang supérieur, de même rang ou de rang inférieur, comme les généraux commandant les divisions sous ses ordres, les généraux commandant la ^cavalerie, l'artillerie, l'ordonnateur. Cette correspondance est enregistrée sur le registre personnel du Maréchal. Indépendamment des lettres à ces autorités, on trouve sur ce registre les ordres de mouvement, les ordres au chef de l'étatmajorpour les détails, etc. '. — Les Maréchaux donnaient leurs ordre» par écrit à leurs chefs d'état-major, comme je l'ai déjà signalé, Iéna page 474. Il reste trop de registres de correspondance des Maréchaux ot des généraux commandant en chef pour qu'on puisse douter de cette méthode de travail. Outre leurs aides de camp, les Maréchaux avaient tous un secrétaire ; celui du maréchal Ney était un M. Cassin que le Maréchal fit nommer adjoint aux commissaires des guerres et qui devint commissaire -, celui du maréchal Augereau était un M. Hullot.
Le chef d'état-major du corps d'armée est chargé des détails du corps d'armée. Il présente au Maréchal les rapports des divisions, de l'ordonnateur, etc., reçoit ses ordres et les expédie. Les ordres de mouvement qui sont sur le registre du Maréchal se retrouvent pour l'expédition sur le registre du chef d'état-major ; mais les ordres particuliers donnés directement par le Maréchal aux généraux de division, au commandant de la cavalerie, au commandant de l'artillerie, à l'ordonnateur, se trouvent seulement sur son registre. Que le Maréchal donne connaissance de ces ordres à Bon chef d'état-major, cela n'est pas douteux ; mais le Maréchal a son travail personnel comme le chef d'état-major le sien \
1. Ce registre est le registre du commandement. On y trouve toutes les affaires qui nécessitent les ordres directs du commandant du corps d'armée, qui exigent sa signature. Si on examine le registre du maréchal 8oult pendant la campagne de 1806 et 1807, on y trouve les rapports à l'Empereur et au Major général, los lettres aux Maréchaux commandant les corps voisins, los ordres généraux de mouvement, les ordres particuliers aux généraux de division, au commandant de la cavalerie, à des officiers de cavalerie pour des reconnaissances, en un mot tout ce qui lient aux opérations, les ordres d'administration à l'ordonnateur qui comportent exécution et engagent la responsabilité du commandement (ordres à l'ordonnateur et au payeur pour les dépenses, ordres pour les réquisitions), les ordres concernant la discipline. Le registre ne contient pas plus de 5 ou 6 lettres chaque jour. J'ai publié pour la campagne d'octobre tous les ordres ou lettres qui se trouvent sur le registre du maréchal Soult. On se rendra compte des ordres que le Maréchal signait lui-même.
2. Ce que j'ai fait pendant la campagne de Prusse pour le registre du ma-
Une partie du travail da chef d'état-major consiste à prévoir toutes les demandes du général pour les questions de détail, reconnaissances, renseignements de toutes espèces sur l'ennemi, les subsistances, etc., à employer les officiers sous ses ordres à recueillir ces renseignements afin d'être toujours lui-même en mesure d'être utile et de seconder son chef. C'est un aide actif.
Le chef d'état-major donne les ordres de détail au nom du Maréchal. Dans les circulaires, ordres ou dépêches, c'est la même formule qui revient : « L'intention de M. le Maréchal commandant en chef est que... M. le Maréchal commandant en chef désire... > Le général Belliard, chef d'état-major du grand-duc de Berg, écrit de même : c L'intention du Prince est que... > C'est une formule analogue à celle dont se sert le Major général. L'organisation du grand état-major général est suivie dans les états-majors des corps d'armée et des divisions.
L'adjudant -commandant sous-chef d'état-major fait Us détail* de
réchal Soult, je l'ai fait également pour le registre du général Compans. J'ai publié tous les ordres qu'il contient. J'en ai bien omis quelques-uns sans intérêt, comme la transmission des états de situation au Major général ou la réclamation de ces mêmes états aux chefs d'état-major des divisions. On se rendra compte au jour le jour du travail du bureau de l'état-major.
Il n'y a pas chaque jour plus de 2 ou 8 pages d'enregistrement sur le registre du chef d'état-major du 4« corps. Ce sont l'expédition des ordres généraux de mouvement; des ordres aux généraux et à l'ordonnateur pour les distributions ; des ordres aux généraux pour la répartition du service, le relèvement des détachements, l'installation des camps et des cantonnements ; des ordres aux généraux et aux chefs de service pour les transports ; des ordres aux chefs d'étal-major pour la production des états de situation et autres pièces; des ordres de mission aux officiers d'état-major ; des demandes de renseignements ; des ordres au commandant de la gendarmerie pour des questions de police, d'arrestations, de conseils de guerre. C'est la besogne de l'adjoint de service, au bureau et des 4 secrétaires sous la direction du sous-chef d'étatmajor.
La transmission des états de situation se faisait directement entre les chefs d'état-major qui les signait. C'était une suite des traditions de l'armée d'Italie. Dans le rapport du il pluviôse an IV au chapitre Adjudants généraux employé* dans les divisions ds l'armée et chargés des détails, il est dit: < Par ordre du « Général on chef le tableau n° 1, au lieu de lui être adressé directement, le « sera au chef de l'état-major, ce qui facilitera le travail pour dresser le ta- « bleau général. » La production des états de situation tenait une grande place dans la correspondance entre les chefs d'état-major. — Il y avait i l'étatmajor du 4e corps, à celui de la réserve de cavalerie et dans les autres corps d'armée probablement aussi, un registre pour l'inscription de tontes les situations fournies. A la réserve do cavalerie on se servait de la minute de l'état de quinzaine et on reliait tous ces états. — Je n'ai d'ailleurs pas l'intention de reproduire ici le Manuel des états-majors du général Thiébault. Je présente seulement quelques observations que m'ont suggérées la lecture et le maniement de tous ces registres et pièces d'état-major.
l 'état-major et tient le bureau du chef d'état-major du corps d'armée, comme l'aide -major général chef de l'état-major général est chargé des détails et du bureau de l'état-major général. Ce sont les expressions en usage à la Grande Armée ; je les trouve dans une lettre du maréchal Soult an Major général dn 24 septembre 1806 et dans une lettre du 1er janvier 1806 du général Salligny, chef d'état-major du 4* corps, au Major général dans laquelle il lui demande un adjudant-commandant propre à être sous -chef d'état-major \
L'Empereur ayant nommé le 19 septembre 1806 gouverneur de Braunau le général de division Merle, chef d'état-major du 4e corps, et lui ayant donné comme chef d'état-major l'adjudant- commandant Lomet sous-chef de ce corps, le maréchal Soult se trouve privé le 24 septembre du chef et du sous-chef de son état-major*. Le Maréchal demande aussitôt au Major général un chef et un sous- chef d'état-major. Iéna page 77. En attendant la réponse du Major général, le maréchal Soult prend comme sous-chef provisoire l'adjudant-commandant Cosson, chef d'état -major de la division Legrand actuellement à Passau où se trouve également le quartier général du Maréchal. L'adjudant-commandant Lacroix employé à l'état-major du 4* corps était en mission auprès de différents régiments du corps d'armée pour faire une enquête nécessitée par des plaintes des habitants.
LE QÉNÉBAL MERLE A l'aDJUDANT-COMH ANDANT C0880N.
Passau, 36 septembre 1806.
J'ai l'honneur, M. l'adjudant-commandant, de vous prévenir que l'intention de M. le Maréchal commandant en chef est que vous soyez provisoirement chargé des détails de l'état-major général attribués au sous-chef d'état-major pendant l'absence momentanée* de M. l'adjudant-commandant Lomet. Je vous invite en conséquence de vous rendre près de moi. M. le général de division Legrand est prévenu de cette disposition.
1. Il semblerait que tous les adjudants-commandants ne fussent pas aptes à remplir ces fonctions. Je prie de se reporter au Manuel du général Thiébault, ouvrage dont le seul tort est d'être trop complet et par suite d'une lecture difficile.
2. Ces s officiers étaient fort utiles au Maréchal, mais il ne les considérait pas comme indispensables, car il ne se plaint pas en écrivant au Major général.
8. En donnant Je 34 septembre au général Merle les instructions pour aller prendre le commandement de Braunau, le maréchal Soult ajoute : • Toutes « ces dispositions doivent être tenues très-secrètes et surtout vous ne devez « pas faire connaître encore votre destination. Donnez pour motif du mouve- « ment des troupes un changement de division et ne laissez présumer au- « cun motif de guerre. •
LE OENKBAL MB BLE A l'aDJUDAHT- COMMANDANT COSSON.
Passau, 26 septembre 18 06.
J'ai l'honneur, Monsieur et cher camarade, de vous prévenir qu'en exécution des ordres de S. Exe. M. le Maréchal commandant en chef le quartier général du 4e corps d'armée partira demain 27 du présent mois de septembre pour se rendre à Araberg en suivant l'itinéraire ci-après : le 27 à Wilshoffen, le 28 à Plettling, le 29 à Straubing, le 30 à Ratisbonne, le 1er octobre à Schwandorf, le 2 à Amberg.
Les ordres ont été donnés en conséquence pour suivre le mouvement à M. le Commissaire ordonnateur en chef et à l'Inspecteur aux revues ', au payeur principal du corps d'armée, à MM. les adjoints et officiers attachés à l'état -major, au vaguemestre général, au commandant de la gendarmerie, à l'officier commandant les ordonnances, aux secrétaires de l'état- major général.
Les officiers adjoints à l'état-major général sont MM. Asselin, Laurain, Weigold capitaines.
Les officiers employés près l'état-major général sont MM. Vernet chef de bataillon ; Billewitz, Wilwinsky lieutenants polonais ; Armanet, vaguemestre général, chef de bataillon.
Chaque jour un de MM. les officiers ci-dessus désignés est de service près le général chef d'état-major * ; ce service se fait à tour de rôle à moins de circonstances extraordinaires. Le tour actuel est le 27 M. Asselin, le 28 M. Weigold, le 29 M. Billewitz, le 30 M. Wilwinsky, le 1er octobre M. Vernet, le 2 M. Laurain, et ainsi de suite.
M. Weigold a été chargé de prendre les devants pour faire préparer les logements pendant toute la route.
M. Armanet, vaguemestre général, ne fait d'autre service que celui attribué à ses fonctions.
1. Ordre au général Lariboisiôre commandant l'artillerie ; au colonel Garbé
commandant le génie; — au commissaire ordonnateur en chef: « Vous
voudrez bien en conséquenco donner les ordres nécessaires à tous les chefs et employés des administrations employés sous vos ordres pour que ce mouvement soit ponctuellement exécuté. — M. le Maréchal me charge de vous prescrire d'informer à l'avance les autorités locales, baillis et bourgmestres dans tous les lieux de gtte indiqués ci-dessus pour que le logement soit préparé et que les vivres soient assurés. — Je vous préviens que M. l'adjudantcommandant Cosson sera provisoirement chargé de remplir les fonctions de sous-chef de l'état-major général pendant l'absence momentanée de M. l'adjudant-commandant Lomet, et, comme je vais moi-même m'absenter pendant un jour ou deux, vous pourrez, en cas d'urgence, correspondre avec M. l'adjudant-commandant Cosson.
9. C'est la même répartition qu'à l'état-major de la réserve de cavalerie. V. léna page m.
M. Vernet eet en ce moment très- malade et a été autorisé à rester à Passau jusqu'à Bon rétablissement, s'il le juge nécessaire.
Les secrétaires d'état-major sont MM. Vomard, Mery, Leclair, Aude. Chacun de ces secrétaires a particulièrement l'expérience de la partie du service auquel il est spécialement employé et tous connaissent assez le travail pour s'entr'aider mutuellement ; ils ont montré beaucoup de zèle et d'expérience pendant le temps qu'ils ont été employés sous mes ordres \
Tous les papiers ont été classés avant le départ, et M. Armanet fait les dispositions nécessaires tant pour en assurer le transport que pour les faire escorter*.
Tels sont, mon cher camarade, les renseignements généraux que je puis vous donner sur les éléments du service an quartier général.
Je vous remets les lettres de service de 8 adjoints qui sont envoyés an 4e corps par S. A. le ministre de la guerre. M. le Maréchal a ordonné que M. Folard, l'un d'entre eux, serait employé à la division de cavalerie légère et que les 2 autres seraient attachés à l'état-major général. M. le Maréchal a ordonné que leurs lettres de service leur fussent remises à leur arrivée en leur annonçant leurs destinations respectives.
M. l' adjudant- commandant Lacroix, employé au quartier général*, est actuellement en mission vers Landshut ; il importe de ne pas perdre de vue de lui adresser des ordres aussitôt qu'on aura reçu ceux de M. le maréchal Soult à cet égard.
1. Le général Lejeune, demandé lo 9 septembre i8is par le maréchal prince d'Ëckmûhl comme chef d'état-major en remplacement du général Roraeuf tué à la Moskowa, trouva 5 à 6 secrétaires ou employés à l'état-major du i«f corps.
S. XiB OKVKRAI* MBRI.R AD ORHSR41* LBGRAVD
Passau, 86 septembre 1806.
Je vous invite, mon Général, à vouloir bien donner les ordres nécessaires pour qu'une compagnie de grenadiers des troupes employées sous vos ordres soit affectée à l'escorte des équipages de M. le Maréchal commandant en cher et ceux de l'étal-major général, ainsi que cela a eu lieu pendant la campagne dernière. Cette compagnie doit être à la disposition de M. lo chef de bataillon Armanet, vaguemestre général du corps d'armée.
Le io octobre, le maréchal Soult ût commander 4 compagnies de grenadiers pour le service du quartier général. Iéna page 482.
A la réserve de cavalerie il était fourni une compagnie d'élite pour la garde du quartier général (ordre du s vendémiaire an XIV). Cette garde était relevée tous les 8 jours ; elle recevait au quartier général ses vivres et ses fourrages et ne devait pas être comprise sur les bons des régiments. — L'Bmpereur supprima au commencement de la campagne de Tan XIV les guides des généraux en chef et ordonna que chaque Maréchal pourrait prendre pour sa garde 1 ou s compagnies d'élite de cavalerie.
s. L'adjudant-commandant Lacroix fut nommé le 88 septembre chef d'état-
Les états de situation déposés aux archives vous donneront d'ailleurs toutes les indications relatives à la composition du corps d'ar-
Les adjoints et les officiers employés à l'état-major roulaient ensemble pour le service près le chef d'état- major. Le service dont il est question ici devait être le service de bureau. Tous s'occupaient donc de l'ensemble du travail qui n'était d'ailleurs pas compliqué ainsi que cela ressort de l'examen des registres des généraux Salligny, Merle, Compans, Belliard. Pour le service extérieur ils roulaient également entre eux comme à la réserve de cavalerie. Les aides de camp concouraient aussi avec eux pour ce service. Un des adjoints à tour de rôle faisait le logement du quartier général1. — Tout ce service des adjoints est bien subalterne et ne concorde guère avec l'idée élevée que Ton se fait actuellement du. service des officiers d'état-major. Le nom d'adjointe donné à ces officiers paraît parfaitement en rapport avec leurs fonctions.
major de la ire division en remplacement de Tadjudant-coromandant Binot. — L'adjudant-commandant Lépreux arriva à l'état-major du 4° corps le 1er octobre.