GRANDE ARMEE
Situation de la caisse de l'armée à Fépoqtte du 20 octobre 1806.
Ressourcé*.
Numéraire 3,764,579' 18e
Traites du caissier général sur laimême 551,927 85
Traite* payables par tiers à Ham- } 7t916,507f 03É
burg, Francfort et Augsburg, en octobre, novembre et décembre 1806 .,..,.. 3,600,000 00
Four mémoire.
Envois annoncés par le Trésor et non parvenus au paveur. (Truites du caissier général sur luimême.) 1,500,000' *û
Détail de l 'encaisse.
1" Corps 50,000
6* — fc i > t 80,000
Brannan 260,164 73
Strasbourg * 100,000
Aogsbnrg „ , ,, ., ,. 1,230,000
Majence 1,016,000
Francfort \ , . 1,200,000
Grand quartier- général 621,332 30
Hambarg (traites à recouvrer) ; . 400,000 Convoi de fonds venant dTÀugs-
burg 400,000
Convoi de fonds venant de Franc*
fort 400,000
Convoi de fonda venant de Mayence. 2,000,000
Somme pareille . . . 7,916,507' 03e
Besoins.
Ordonnances de S. A. S. le prince ministre de la guerre 766,653f 75e
Ordonnances de S. Exe. le directeur de l'administration de la guerre 1,560,089 39
Fonda mis à la disposition de S. A. S. le prince ministre de la guerre (décret du 20 septembre J 806), 1,000,000 fr.; reste dû 450,000 »
Fonds mis à la disposition de S. A. S. le prince ministre de la guerre (décret du 30 septembre 180f>) 551,927 85
Fonds mis à la disposition de S. A. S. le prince
ministre de la guerre (décret du 5 octobre 1806). 180,000 »
Fonda mis à la disposition de S. A. 8. le prince ministre de la guerre (décret du 18 octobre 1806), 1,000,000 fr. ; reste dû 950,000 »
Somme nécessaire pour acquitter le traitement dû jusqu'au 1er mai 1806 aux employés des services administratifs, conformément à l'ordre de S. M. notifié par S. A. le prince ministre de la guerre le 19 septembre dernier. (État arrêté par M. l'intendant général à la somme de 764,461 fr. 48 c). Reste dû 624,461 48
Keste dû pour compléter la solde des 4 premiers
mois de l'an 1806 372,475 26
Pour mémoire.
Solde des décomptes des 100 jours de l'an XIV = 1,600,000 fr.
Balance.
Lpr ressources (y compris les effets à réaliser) . . 7,916,507f 03e Les besoins (non compris les paiements non autorisés) 5,455,607 73
Disponible 2,460,899f 30e
Fait à Halle, le 20 octobre 1806.
Le Payeur central.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARECHAL BERNA DOTTE
Halle, ai octobre 1806, 8 heures du malin.
L'Empereur, M. le Maréchal, vous ordonne de passer dans la journée du 21 et dans la nuit l'Elbe ; si cependant l'ennemi défend le passage, ce que je ne crois pas, vous êtes le maître de vous porter sur Dessau pour passer l'Elbe le plus tôt possible sur le pont qui est entièrement raccommodé.
Envoyez 50 hommes de cavalerie à Acken1 qui sera un poste de correspondance entre Barby et Dessau, où sera aujourd'hui le quartier général.
Quant aux chevaux qui proviendraient de la cavalerie saxonne, envoyez-les tous à Acken, où seront rendus demain tous les dragons à pied.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL SONGIS
Halle, si octobre 1806, 8 heures du malin.
Donnez l'ordre au parc d'artillerie de se rendre du point où il se trouvera par la route la plus directe à Wittenberg, où il restera jusqu'à nouvel ordre; comme le général Chasseloup n'est pas ici, je prie le général Songis de faire donner le même ordre au général Cazal, qui marche avec le parc du
i. Barby à Acken, 23 kil. ; — Galbe à Acken, 2i kil. ; — Acken à Dessau, H kil.
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génie. Ainsi tout ce qui sera à Merseburgou à Naumburg n'aura pas besoin de se rendre à Halle et doit se diriger directement sur Leipzig et de là sur Wittenberg1.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BERNADOTTE
Halle, 21 octobre 1806, 9 heures du matin.
L'Empereur, M. le Maréchal, me charge de vous écrire qu'il est très-mécontent de ce que vous n'avez pas exécuté Tordre que vous avez reçu de vous porter hier à Calbe, pour jeter un pont à l'embouchure de la Saale à Barby. Cependant vous deviez sentir que toutes les dispositions de l'Empereur étaient combinées *.
Sa Majesté, qui est très-fâchée que vous n'ayez pas exécuté ses ordres^ vous rappelle à ce sujet que vous ne vous êtes point trouvé à la bataille d'Iéna 8; que cela aurait pu compromettre le sort de l'armée et déjouer les grandes combinaison* de S,MM et a rendu très-douteuse et très-sanglante cette bataille, qui l'aurait été beaucoup moins. Quelque profondément affecté qu ait été l'Empereur, il n'avait pas voulu vous en parler, parce qu'en se rappelant vos anciens services il craignait de vous affliger, et que la considération qu'il a pour vous l'avait porté à se taire. Mais, dans cette circonstance, oïi vous ne vous êtes pas porté à Calbe, et où vous n'avez pas tenté le passage de l'Elbe, soit à Barby, soit à l'embouchure de la Saale, l'Empereur s'est décidé à vous dire sa façon de
1, Lu grand parc bivouaqua le 12 près Saalburg, le 13 prés d'Auma, le 14 lires Roda, le 15 près rTléna, les 17, 18 et 19 à Alt-Flemming, le 20 à Naumburg, lesta Wallcndorf en avant de Merseburg, le 22 à Bayden en passant par Leipzig, le 23 à Kemberg, le 24 à Kropstàdt par Wittenberg, le 25 à Buchholz.
Une situation rie la place de Spandau du 4 novembre donne pour le parc général il'arliUerie soi hommes, officiers et soldats, et 1,189 cbevaux. — L'équipage de punt cantonné aux environs n'avait pas fourni de situation à cette difo, nuii plus que le parc du génie.
t. Je n'ai pas trouvé rio rapport du maréchal Bernadotte du 20, après la réception de Tyrdre dô l'Empereur. — Les renseignements qu'avait l'Empereur sur lo mouvement Un l** corps étaient probablement ceux donnés par le capitaine Scherb u aoD reiour d'Alsleben. (Voir page 176.)
3, Voir ténat pages Gui, 605, 668, 669, 670, 694, 695 et 696.
penser, parce qu'il n'est point accoutumé à voir sacrifier ses opérations à de vaines étiquettes de commandement.
L'Empereur, M. le Maréchal, me charge de vous parler d'une chose moins grave : c'est que, malgré l'ordre que vous avez reçu hier1, vous n'avez pas encore envoyé ici 3 compagnies pour conduire vos prisonniers. Il en reste à Halle 3,500 sans aucune escorte. L'Empereur, M. le Maréchal, vous ordonne d'envoyer sur-le-champ un officier d'état-major à la tête de 3 compagnies complètes, formant 300 hommes, pour prendre tous les prisonniers qui sont à Halle et les conduire à Erfurt. Il ne reste ici que la garde impériale, et l'Empereur ne veut pas qu'elle escorte les prisonniers faits par votre corps d'armée1.
Il est 9 heures, et il n'est pas question des 3 compagnies que je vous ai demandées hier.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GRAND-DUC DE BERG
Halle, ai octobre 1806, 9 heures du matin.
L'Empereur, mon Prince, ordonne que vous vous rendiez en toute diligence à Dessau avec votre cavalerie ; vous passerez l'Elbe sur le pont de Dessau dont nous sommes maîtres.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL SOULT
Halle, tl octobre 1806, 9 heures du matin.
Je vous préviens, M. le Maréchal, que le quartier impérial est aujourd'hui à Dessau.
Le corps de M. le maréchal Davout, celui de M. le maré-
i. Cet ordre oe figure pas sur le registre de la correspondance avec les maréchaux, tenu dans le cabinet du Major général. C'est le capitaine Scherb qui l'a probablement porté. Voir plus loin Tordre donné le 20, d'Alsleben, au général Dupont pour l'envoi des s compagnies à Halle.
t. Las prisonniers sont escortés, au moins jusqu'à la première place de dépôt, par les troupes qui les ont faits.
chai Lannes et celui du grand-duc de Berg passent l'Elbe sur le pont de Dessau dont nous sommes maîtres. L'intention de l'Empereur est que vous vous approchiez de Magdeburg et que vous tâchiez d'avoir un pont à 1 ou 2 lieues de cette ville, afin que, quand l'Empereur aura des renseignements sur ce qui se passe à Magdeburg, votre corps et celui du maréchal Ney puissent passer à la rive droite. Comme le maréchal Ney se trouve avec vous, vous lui donnerez des ordres.
Le maréchal Bernadotte passera l'Elbe à Barby ou à Acken , ou bien viendra passer à Dessau.
Donnez de vos nouvelles à l'Empereur.
L'Empereur a toujours la même idée, réunir ses farces. Dans la poursuite il reforme ses colonnes d'armée. Il ne fait de détachement que pour masquer ses opérations et, même après la victoire, il tient la plus grande partie de ses forces réunies dans le but de pouvoir livrer bataille.
L'art du Commandant en* chef consiste à placer les corps détachés de telle sorte qu'ils remplissent leur objet, qu'ils se trouvent en communication avec le reste de l'armée et qu'ils puissent la joindre pour assister à la bataille, tandis que le corps ennemi qu'ils contiennent est tenu éloigné du champ de bataille.
A 9 heures du matin, l'Empereur ne sait pas que le maréchal Davout est maître du pont de Wittenberg. Le rapport du maréchal Davout du 20 11 heures du soir n'est pas encore parvenu à Halle, 66 kilomètres.