TH0JS1K.\ÎE COUPS
:il3
J«^dlcsirp vivement d* A Ire in for iTR* si elle a été prise par quelque tnéc on lente ment particulier de Sa Majesté contre ma personne ou contre la division que je commande. Je prends, en consér|uence, la liberté d'envoyer h Votre Allesse mon aide de camp, le général de Theobald, qui possède» mon entière confiance, pour lu prier de vouloir bien me donner quelques éclaircissements Rur une mesure qui affectera sans doute Sa Majesté le Roi, puisqu'elle met hors tiVictivité deux de ses généraux qui, jusqu'à présent, s'étaient cooslamment distingués par leur zèle et leur bonne conduite. Les sentiments de bienveillance que Votre Altesse m'a toujours témoigoés m'encouragenl à m*adresser à elle dans cette occasion pour la prier de vouloir bien me donner des renseignements qui me mettent en étal de rendre compte au Roi, Mon Père, de la disposition eti question, »
%ey au l*riiir** Koyiil
Kalvari, '21 juin (A \V)
le reçois la lettre que Vulre Altesse Royale m'a f«it Thonneur o^ «n'écrire pour me demander sur les délits imputés aux troupes ^^ la 25" division des renseignements qui puissent vous guider dans la reclierehe des coupables.
*^^ ïeltre que le prince major général m*a écrite sur ce sujet, et jauni je vous ai donné connaissance, étant conçue en termes généiraux, il m'est impossible de dunnei- à Votre Altesse Royale les luetails qu'elle désire avoir. Tout ce que je sais, c'est que la conduite attribuée k la brigade wurtenibergeoise est ce qui a détermine i*Emperçur à en ordonner l'incorporation*
^otre Altesse Royale pourrait, si eîlr le juge convenable, s'adres-
Iser directement h Sa Majesté l'Empereur ou au prince de Neuf-
I châtie] pour obtenir des renseignements, .récrirai dans le même sens
il î*5on Altesse Séréuîssime et il ne dépendra pas de moi que Votre
Altc?sse Royale n'ait tous les renseignements nécessaires. »
1^ rrliit-i^ It<»y£il à lEeritiirr
Meokiipks 21 juin (A W)
Je viens de recevoir la lettre que Votre Altesse m'a fait Thon-
neur de m'écrire de Gumbinnen, en date d*hier, et je ne puis
(ïi'empécher de lui exjirimer le regret que j'éprouve en apprenant
\e uiécoïilentement de Sji Majesté l'Empereur contre îes troupes de
n^ft ilivision. Cette disgrâce m'est d autani plus douloureuse que je
n'ai rien t'iMi-gnô jusqu'à présent pour rom»^dier aux désordres qui proviennent nécessairement de la façon dont mes troupes étaient obli^çéeâ de R'approvîsiounôr, vu que dès leur entrée en Pologne on| n*a pourvu que fort rarement et de la maniAre la plus irrf^^tilière leur subsistance- Je prie instamment Votre Altesse de vouloir bieal me donner connaissance des délits imputés aux troupes qui se trouvent sous mes ordres, et je lui donne ma parole d'honneur que ' j'en ferai faire une punition aussi prompte qu'exeoiplnire ; maisJ tant qu'on ne me fera parvenir que des accusations vagues, cela nej pourra que me peiner infiniment sans me donner les moyens de découvrir et punir les coupables. Si mon zèle et dévouement à la cause de Sa Majesté Impériale ont quelque mérite à ses yeux, j*066i espérer qu'elle me rendra justice en ne m'impulnnl pas des excès] qui me sont absolument «'Irangers, et qui répugnent égalemenl h\ mon cœtiF et à ma façon de penser. >>
fterthli^r «lu Prince Royal
WlllwriiltL e juin (A W)
*i J'ai reçu votre lettre en date d*hier. Votre Altesse Royale nt^\ peut qu'être afllii^ée des excès auxquels se sor»l pnrtf^s quejquesl individus des troupes wurlembergeoises. L'Kmpereur connaît trop| bien Votre Altesse Royale pour douter qu'elle n^ait pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour les empêcher. Que Votre Altesse | Royale soit persuadée de la conlîaoce et de rauiilié que lui porte l'tîrapereur. Sa Majesté ne doute pas que Votre Altesse IVtdera à | réprimer les désordres si nécessaires à prévenir dans les armées. Je} prie Votre Allesse Royale de croire à mes sentiments de respect et d'attachement* »
Le Krinee Hciyiil «le WurlienitïenBr au Ko!
ff Je rends compte k Votre Majesté de ce qui suit. La réunion du Iir corps d^armée n'a pas eu lieu le !7 de ce mois comme on se lei proposait à Goîdap. mais le 50 du même mois h Kalvari ; toutes lej^l divisions de troupes appartenant au corps d'armée y bivoua<[utNrt!nt.| moi-même je dus m'y contenter d*one baraque rapidemeirt construite avec des planches arrachées. Du 8 au âujuin les troupcsi avaient été sans cesse en mouvement ; dans cette période* elleal eurent tous les jour* une marche de qualn? à cinq lieues sou» laj plus grande chaleur, il aurait donc i^tc 4 dé^iirer qu'un eût pu leuri
TROÎSÎÈME CORPS
co
Ac<^€)rder à Kalvari quelques jouis de repos pour leur permellre
cf *^«Tiener leur traia restant toujours plus en arrière et leur bétail ,
e-o oylre, pour raccommoder les souliers et les autres parties de
'*^<^ ^ipement devenues mauvais^es. Le mar*^cha[ h qui j'en parlais,
®^-^*^ » Idesa personne^ complètement de mon avis, mais les ordres de
^*J^ m-^pf^vBuv sont d'une tout autre intention, ils ont pour objet de
^OwTM ^:entrer le plus rapidement possible Tarraf^e é, Kovno sur le
^i^^ «len.
^ ^ « li h 10 heures du soir, le lîi'' corps dut se mettre en marche, j' -^^ ■;:"^riva encore la môme nuit à Marienpol d'oi'i Ton marcha le â2 f™ ^ ^^r^u'à Tartoupie.
^ — ^ -^B troupes arrivées le 23 h 6 heures du matin reçurent ordre de
fc "•linuer leur marche sans arr^^t jusqu'à Dohillen. X. — . -^ Ile corps d'armée et la carde ainsi que l'Empereur lui-mi^me ^ *^^^ ^^ en mouvement et ont pris cette direction, il est à prévoir que ^^ ^^^ qu'aucune déclaration de guerre n'ait eu lieu, on en viendra ^^ »"ifc tôt h une bataille générale après laquelle ou avec laquelle seu- ■""■r^»^ '^^nt la guerre pourrait être déclarée, fc^^^ -^lâtivement à ta cavalerie il s'est produit un changement qui ^^ ^^l bien désagréable. La bri^^ade de cavalerie nommée jusqu'à ^^^ ^^ ent 25* a été dissoute par un ordre de l'Empereur» Le régiment * ^c^ basse urs passe h la 9' brigade de cavalerie légi>re que corn- ■ '^•^ "^^^^ fie le général Mourier; les deux régiments de chevau-légers ^ ^~ ^^uniront avec le général de Brcuning à la t i*^ brigade de cava- ^^^ ^^^ ^^i est commandée par Je général Beurman. Les généraux de *^^^^^ M Iwarth et de Wan^lehen qui, par cette disposition t se trouvent . ^^ ^^ place ont reçu ordr^ de rnsler à mon quartier général h ma ^^^^^^sition.
^'—-^ mn tel procédé qui s'élevait au-dessus de toutes les formes contre ^^ ;|ïartio du corps d'armée et deux généraux royaux ne pouvait ^^^ -fc de ma part, Aire passé sous silence* ^^ ^^tre Majesté verra les démarches que j'ai faites auprès du prince
-^^^GufchAlel par les copies ci-jointes,
* ^^i envoyé le général deTheobald le 21 du courant de Menkupi
^^^ la lettre cotée n^f. Il rencontra TEmpereur lorsqu'il changeait
^^ tievauxii Wirballen; il remit la lettre au prince dans la voiture,
,^;^ i-ci se trouvait dans la même voiture que FKmpereur. de sorte
^ ^ 1 a dû le remarquer. Le général de Tlieobald a suivi TEm-
»^*^^^nrà Wilkoviski; il a alors adressé au prince qui se trouvait
*^^^ le roi de Naples^ les questions que je lui avais prescrites : h
^^ > Voir page tiZ,
THOt^îIKMK (:t)Hr»S
savoir, si cette disposition prise puni la Ciivalerie avait pour (6 un meconlepteioent de riimpereur coiif.re ma personne.
Le prince le nia avec décision : il parla seulement en général d excès qui élaienl chaque jour présentés à l'Empereur ;i la chargi fie cette cavalerie, et, comme le général lui faisait remarquer à « sujet que ces soi-disant exLcès, puisqu'ils s'étaient produits seul ment depuis que Ion avait retiré la cavalerie de son commandé ment, donnaient parliculiérement un nouveau motif de laisse subsister la disposition prise par Votre Majesté, le prince rëpondl qu'il voulait de suite en parlera l'Empereur; it donna rendez- vom au général chez lui-même deux heures plus tard.
Dans cette seconde audience* le prince parut sensiblement plu gai et confiant envers le généraL 11 commença par lui assurer, ave la vérité connue de son caractère, que. dans cette mesure, il n', avait rien de personnel contre moi ; l'Empereur avait donné un preuve de sa confiance et de sa considération envers moi, en mi destinant une division de la premi(>re ligne, il comprenait bien qu ce fait serait désagréiible à Votre Majnsté; quant aux deux gêné raux qui se trouvaient sans place, je devais les laisser à mon quar lier général, puisque la mesure contre la cavalerie ne pouvait changer. Si comme le géuéral deTheobald le lui assurait, on n'osai porter plaintes contre les F^rançais, comme étant les plus forts, mai que toutes se limitaient anx alliés, alors celte nouvelle mesure 1 méhmt plus et roi le ment nux Français et les mettant sous le com mandement de généraux français «lierait la principale occasion di toutes ces accusations ; l'Empereur ne serait donc plus troublé pa les reproches soulevés contre notre cavalerie, ce qui devait loujou litre désagréable ù Votre Majesté Royale et je ne me trouverais pli dans le cas de devoir marquer par un ordre du jour son mécon tentement à ce sujet. Tel fut le résultat de cette affaire auprès di prince de NeufcbAteK
Jusqu'il ce que Votre Majesté Royale ait daigné prendre une déei sion relativement aux généraux de Wrelhvarlh et de Wansleben je leur ai signifié de s'installer provi!!>oirement a Marienbourg.
De Dobitfen où nous arrivâmes le â3 à 11 heures du soir ai o nous ne trouvâmes même pas d'eau à boire, nous marchAmes le 3 vers Poniemen qui se trouve tout près du Niémen. Dans la nu précédente on y avait construit trois ponts, sans empécheaien
150.000 hommes du 1" et du ll« corps d'armée ainsi que la gard avec TEmpereur sont déjà de Fautre côté et marchent sur Vilna. l !ll« corfïs qui se trouve encore sur la rive gauche les suivra de mut] à la pointe du jotir, La guerre a été pruclatiiée f^ar la |tnK'I;ifnjitHii ci-jointe et a commencé aujourd'hui
THOISÏKME CORPS
IHl
Lm*^ n'-gîment archiduc Louis fait l'exln%ie avant-garde de toute /'anm^e, il est entré le premier sur le territoire russe,
£^e8 fatigues des jours précédents ont été extraordttiairement
^r^ n<Jes, eltes ont eu pour résultai que la moitié des divisions fran-
çai^€?45 est restée en arrière: chez nous, on Vn empt^ché à la vérité
a%'o«^ I^eaucoap de peine grâce aux efforts des ofUciers supérieurs
et ci €?s ijfénéraux, par ma continuelle présence auprès des troupes
et I >«a «^ des distributions d*eau-de-vie,
IL^^^ nombreux parcs de voitures françaises qui ne veulent se soume IL 1. 1:*^ à aucun ordre et barrent tous tes chemins sont un grand em^p^ôciîhemeiit dans tes chemins. iMoi-méme j'ai été plusieurs fois dan *5 1 ^i nécessité de remplir les fonctions d'un vaguemestre général d^^ voitures,
A <s^ moment, le corps d'armé défile devant 1" empereur qui se irotm^v^ au pont du Niémen,
l.e l'riiir*^ Royal ih^ WiirifiiilierK û l'i^mporeur
Ere, *n juiUet (A W)
^ ^ *cse m adresser à Votre Majesté Impériale pour lui exprimer
eonnt> j^^j^ j'ai été sensible au mécontentement qu'elle m*a témoi^^né
s ï* 1^. conduite des troupes de ma division et des généraux qui la
<^^^rn brident, Depuis que j*ai l'honneur de servir sous les dra-
■ *-*X. ije Votre iMajesté, je crois n'avoir jamais manqué a l*obëis-
^*^ c|ue je lui dois, et je connais trop bien mes devoirs ainsi que
lo tentions du Roi mon père pour ne pas mettre tous mes soins
^^^er de mériter Tapprobation de Votre Majesté Impériale.
^i constamment réprimé tous les excès dont on m'a donné
^^nissance, mais comme la majeure partie de.s plaintes a été
" **^ée contre les régiments de cavalerie qui, depuis quelque temps,
Sont plus sous mon commandement, je n'.ù pas toujours été
^^ tu possibilité d'empêcher ces désordres Je fais trop de cas de
ï-*^'iion de Votre Majesté Impériale sur mon compte pour ne pas
^^'"^r ardemment de me justifier à ses yeux et j'ose en conséquence
ï^^ier de daigner nommer une commission militaire pour exarai-
-** ^^vèreraent la conduite des généraux qui ont été accusés et les
* ^^ * r s'ils ont été coupables. J'ai déjà envoyé au dépôt de cavalerie
^^iix généraux contre lesquels il y avait le plus de griefs, et ils
Ordre d'y attendre ce qu*il plaira à Votre Majesté de décider à
^^^^ t%ard,
•' ^tt»^nds aver impatience roccasion de me distin£^Ufr»r auv yeux ^"otre Majesté Imfiéi iale et do Jtii prouver que, si quelques mal*
Stô
intentionnés ont pu se permellre des propos, lu totalité de ma df sion a tt>aioois été animf^e du nieilieur esprit et soutiendra la réputation acquisodans les deux campagnes précédentes en effaçant par] des actions d'éclat ïa mauvaise impression que rincondnile daj plusieurs individus avait produite sur l'esprit de Votre Majesté. J*ai riiouneurd*ètre avec un respectueux altacliemeol. »
Le laréuéral de Itreuninir au I*riure Hoyal
Eve. ^ juin (A W)
« A la suite de votre ordre de vous faire un rapport sur ce quej Sa Majesté rKmpereur Napoléon a exprimé contre moi après le passage du iNieioen, je ne manque pas de m*y conformer, en vous faisant observer que l'Empereur, k ce qu*il paraissait, était entièrement emporté, qu'il parlait 1res vite et que je n'ai pu tout coroprendre. mais s<^ulement remarquer quelques mots et paroles.
Après le passaj^e du Niémen, lorsque la brigade de cavalerie détîla devant TRuipereur par pelotons.il médit, à peu près att^ moment où le troisième peloton passait, queîque chose où, ainsi que le colonel de Norman, je ne pus comprendre que les mots pillage el briganda^'e. ,1e fus aussitôt appelé près de lui ; pendant que j'accourais, jt* crus encore tmlendre qu'il d<^mandaît mon nom au géné-I rai de brigade Beurnïau; il dit ensuite c'est égal, puis il commençai ainsi : Est-ce vous qui commandez cette brigade 1 Sur ma répons affirmative : je suis indigné de la conduite de cette troupe, j^espèrc que tous ces pillages et désordres cesseront^ ou je casserai tous ces régiments, tenez-les en bon ordre. A-t-ii dit ensuite : faites fusiller les gens ? ou : je vous ferai fusiller? moi et mon adjudant qui était présent, ne sommes pas d'accord. H continua ensuite : je sais il yJ a de vos généraux qui ne sont pas de bon esprit. Et après avoii; ajouté quelque chose que je ne pus entendro, ii conclut avec Uf c'est égal ; et je me retirai, »
Wci3lJwarih au roi de Wttri4ïiiit>ei*g'
as juin (A Vf\
« Votre Majesté aura appris par le Prince Royal le changement que rEmpereur a ordonoé dans la cavalerie royale; il en est résulté que la :25^ brigade de cavalerie légère, placée sous mon commaodément, a été dissoute. Les régiments ainsi que la batterie à cheval ont été alfectés aux brigades de cavalerie du 111'^ corps d*armée qui ^ composent de deux l'aibles régiments ut sont fortes de tlUO che
THÛiSlKME CORPS
%r£tux ; de ma personne» il'a{>n^s le.s dispositions de rKmpereur fran-
çnis^ je dois être placo nu quarlier génr^raî de Son Aite.sse Kovale,
ma.is d'après uti urdre ultérieur de Son Altesse Hoyale le lYinre
Ho^'^al, je dois me rendre k Miirienboiirg et y attendre une deslîoa-
iioïïi ultérieure.
Jg me suis aussitôt soumis k cet ordre et je me suis rendu k M^. ri^enbourg après avoir abandonné tous mes équipages.
-A. xnoD arrivée ici, j'ai appris que Marienbourg est tellement
o^c^M^ j3é qu'il n'y a pas de quartier pour moi. Par suite le général
Bai 1 1 ^t-Latour nn'a reçu avec aiimliililé et m'a aUecté son quartier.
K** JT»:» <^me lemps, j*ai pris mes mesures pour qu'au cas où un ordre
do r*^*ince lloyal ou de Votre Majesté me parviendrait, il me fût
rem i^ de suite.
E>^ m^s ce malheureux événement j*ai la certitude et la conviction qu^ î ^ s régiments de cavalerie qui m*ont f^tcconti*^s par Votre Majesté "■*-*y «?!. le ont été conduits à leur distinction dans le meilleur ordre. L«es t r^mt régiments de cavalerie avaient un nombre insigniftant de cHexr ^^ (jx malades, vingt-huil, tandis que presque tous les régiments de «i^^-alerie rrànr;aise avaient dû envoyer dans leurs dépôts 100 à loO Cilievaux malades, La cavalerie de Votre Majesté s'est toujours o^«M n iLenue complète : malgré des^inarches ruineuses, elle était pleine ® ^<^ r'ce et elle avait pour .soi Fadmiration des généraux de cavaleri^ Française les plus intelligents.
^^^t-t.e i*xcellenle cavalerie m'a été 6tée par un ordre impérial à
^^c. marches de l'ennemi; moi-même de m.i personne je suis placé
^ris un état qui pour raoi et mon honneur militaire est inconso-
^"*^, puisque je me vois par là privé de tous moyens de combattre
^ •^t^e façon digne dans le chïimp de rbonneui avec une excellente
if ^''^ïerie et d*obtenir une nouvelle gloire pouj* les armées de Votre
"^J^sté Royale. Je suis mis liors de tout centre d'action ; les régi-
***^ri%ij «ont placés dans une situation où ils pourront acquérir de la
o <^it*e et de l'honneur pour quelques brigades de cavalerie fran-
Ç^is^^ mais non pour ie nom de Wurtemberg.
"oirc Majesté disposera de moi, je dois seutement la prier de me
J î5^r digne d'une place où je puisse fMre utile a la cavalerie en
^^^^^"^ pïigne et d'obtenir de rBmpereur français la satisfaction qui
**^ ^Bt due, car dans la situation actuelle» je ne puis revenir oi
^^Urès de Votre Majesté ni dans ma patrie. »
CÀouri'* uit l*rln<'e Itoysil
lA W»
^ Son ÂlLeb&e le prince de r^eulchàtoi major gooérai par une
3iO
TROISIK\ÎR r.ORPS
letln.^ ij'^iujourd'hdi tnantle h .^1 U' tuLiioch.il que si le ^cinral iïM Wantsleben est au corps d'armée, rintentiun de 1 Empei-eur t*sl qu'il soit arrélt' et conduit au quartier impérial, »
Le l*riiiee Ita^al de Wurlenilter^ au Itol
MaUdlouî. » jaUlet (A W)
« Je rends compte à Votre Majesté Royale que le l!l«^ corps a passé le Niémen le 25 h Poniemen, la division avait la queue ; on marclia sur la roule de Vilna jusqu'à Knnn*^l..v i^\ on y occupa un bivouac pour la nuit.
Le 20, on continua la marche sur Skurouli dans hi même ordre que lu veille [ de là, D(»us alkYmes le 27 jusqu^aui environs d'Eve, village qui est éloigné de Skorouli de quinze lieues ; il ne put être Atteint que par notre division, cette fois elle avait la bHe* Les deux autres divisions arrivèrent seulement le lendemain matin au camp, après avoir laissé plus de la moitié de leur monde sur les routes. Nous avons laissé aussi environ mille hommes en arrière, probablement ils rentreront pour la nuit sous leurs drapeaux. Cette marche, p^tr suite de la longueur du chemin, de la chaleur étotif^ faute de la journée, des contini^plles ioterruplions caus<'es par les parcs, les caissons français et les troupeaux de bétail, fut une des plus fatigantes qu'il pût se produire ; il fallut de mon côté employer les plus forts encouragements pour amener la troupe complètement éreinlée à la fin de sa deslinalioo ; on ne pouv<iit s'arrêter puisque le l***^ corps et la garde se rassemblaient au même moment à Eve et la présence de TEmpereur faisait supposer une prochaine ha taille.
Pourlanl on ne devait pas encore maintenant y arriver, puisque le 28 l'Empereur entra a%ec la garde à Vilna après que les Russes IVurent quitté. Le 11" corps prit la même route, le Ul* corps oa pluhM la division wurtemburgeoise eut jour de repos. Le 29, le in« corps se rendit à Kiergaliki (le Faulre cOté de la Viliia en passant sur un pont de bateaux construite ta hAte; bien que la division wur* lembergeoise eut la queue» elle fut poussée au plus loin jusqu^à Souderva ; on soulTrit indiciblemenl, la pluie étant tombée à verse el la marche ayant eu lieu sur un terrain très marécageux et difficile. Je n*ai jamais vu phis de souffrances que dans le bivouac de Souderva où les hommes enfonçaient dans la boue jusqu'aux genoux f^^ n'étaient pas protégés suffisamment contre la pluie froide ; vu I manque de jiaille et de bois» ils furent [m furent uu
pru réthnulïés que par une riche dislrib l»^
TROISIKME COBPS
En ce qui concerne les vivres, la situation est bien mauvaise. La ?iande est la seule chose donL on ne manque pas encore. Les deux ivres de Hz que Ton avait reçues du magasin d*Osterode et qui étaient portées par Thomme furent bientôt dévorées complètement; la farine touche également à sa iin ; le biscuit amené de la patrie ne peut suivre parce que les chevaux succombent faute de nourriture, leur fatigue est telle qupn ne peut les faire bouger de place ; le bétail lui-même reste en arrière, ou doit le remplacer par d'autres que Ton requiert où Ton peuL Cette campagne surpasse tout ce que les troupes royales ont appris en peines et en privations.
Le sort des officiers est particulièrement dur, ils sont réduits à la nourriture du simple soldat, manquent mi^me de pain et doivent employer exclusivement leur solde à Tentretien de leurs effets.
Parmi les officiers, le colonel de X*** qui est parti en campagne comme convalescent à la suite d'une longue maladie et qui,
I depuis le commencement des fatigues, voulait relever ses forces abattues en usant de boissons alcooliques se trouve dans un tel état qu*il ne peut continuer plus longtemps h exercer le commandement
I du régiment, je suis forcé de le renvoyer provisoirement à Marienbourg jusqu'à un ordre ultérieur de Votre Majesté Itoyale. J'ai confié au lieutenanl-colonel de Palm, le régiment qu'il conduisait; par contre j'ai affecté le colonel de Palm, qui ne pouvait se piaire
{(qualisiziren) à ce poste, auprès du régiment de chevau-légers du corps à la place du major de Seebach qui est parti-
Jusqu'à présent le colonel de X*** s*est montré comme un très utilisable et actif officier : je ne manque donc pas de le recommander à la faveur de Votre Majesté; son corps e&t affaibli, sasanté rtiinée, une blessure reçue à la tête dans la précédente campagne y a beaucoup contribué ; il est dépourvu de toute fortune et doit se conûeraus bontés de Votre Majesté,
Le ZO. nous eûmes repos à Souderva; par suite du mauvais temps continuel, beaucoup d'hommes y tombèrent malades, un homme mourut au bivouac.
Le 1" juillet on alla de Souderva à Ghédroïtsouï, marche de cinq milles dans les chemins les plus mauvais, elle dura de 3 heures du matin à minuit ; de nouveau ^ nous y eûmes la queue Marcher en queue a cet inconvénient qu'au bivouac on doit manquer en
-^ande partie de bois et de paille, parce que les troupes qui précè-
Ident ont déjà en parUe 6té les toits et détruit les maisons environnantes qui fournissent les deux, A prine put on celle fois sauver une luaison pour moi et tout le personnel du quartier gên<*ral
Le 2 juillet la marche fut dirigée sur Maliatouï où le lir i i*arrète aujourd hiii. Notre corps tient le milieu, rt^mpereur marche à ladroiteavec la garde elle l<^^corps, à gauche le II«et le lV*cûrpi et à rextréme arrière-garde le maréchal Macdonald avec lf»s Prus siens ; jusqu'à présent ils doivent avoir été les seuls à avoir une affaire avec les Russes.
Le plan de l'Empereur semble être d'atteindre la Dvina, commet base particulière des Russes, aussi rapidement que possible avanÉ qu*ils puissent se concentrer; sur cette ancienne limite de la Pologne d'autrefois, il veut établir une telle puissance que la nouvelle organisation de ce pays ne puisse plus être empêchée par les Russes On obtiendra peut-être par ces marches continuelles ce qu*on n'aurait peut-être pu obtenir que par une bataille sanglante.
La dissolution successive de la troupe en une masse de brigaodi est h\ suite la plus mauvaise et la plus dangereuse que Ton puis» en craindre. La recherche des vivres y donne occasion; elle esCl ordonnée par le complet arrêt de toutes dispositions prises pour assurer les vivres, Alin d'empêcher autant que possible cette désor«j ganisation auprès de nous^ j'ai redoublé de sévérité et d'exigence^ auprès des généraux et des ofûciers supérieurs; en outre, tout soldat qui aura été pris en train de piller doit être condamné à mort^ par un conseil de guerre. Dans les marches, je laisse souvent défiler les brigades devant moi pour m'assurer si elles ont des trufneurs. Ils sont ramassés par une arrière-garde de sous-officiers et pue en arrivant au camp-
Maintenant j*ai à rendre compte à Votre Majesté Royale d'un fait| qui est lasuiteet en môme temps le résultat désastreux de Thistoirt dont je vous avais parlé dans ma dernière dépêche relativement la cavalerie. Le Id du mois précédent, en détllant à la tète de la divi-| sioii devant Kovno, je rencontrai TEmpereur, il courut à moi avec^ une petite suite. Sans préambule il commença par me dire qu*il y avait de grands désordres dans ma division, qu il écrirait à ce sujet i Votre Majesté Royale, que quelques généraux s'étaient permis d« mauvais propos, qu'il avait envie de les faire fusiller, qu'ils pouvaient s'en aller puisqu'il n'avait pas besoin d'eux
Ceci fut dit en élevant la voix et si rapidement prononcé, en^ partie même crié, qu'aucune réponse ii*était abaolument possible pour le moment J'ai cru devoir le faire par écrit, comme Vatr<l Majesté daignera le voir par la pièce ci-jotnte {D. iuêquà présent* j€ n'ai {MU r«çtt de réponse» seulement le prince de NeufchÂtei a écrit
(I) Voir pêg9 317
au général Gouré^ chef d'état-raajor du 111^ corps, qu'il devait me fûire connallre qu'au cas où le gétiéral de Walsleben se trouverait encore au corps, je devrais le faire arrêter et renvoyer au quartier llénéral (î).
Le prince semble avoir évité avec soinrintervention (das organ) ciu maréchal Ney et Gouré me dit que l'affaire n'aurait pas d'autre suite»
Je rae vois forcé, pour éviter toute autre colfision, d'envoyer les ^'^néraux de Wœlïwarth et de Walsleben à Sluttgârd, parce que, cifâiis aucun cas, ils ne peuvent èire enlevés à la juridiction de "^^oCre Majesté.
MUn second su ppfénient contient le rapport du général de Breur» M MTM ^, qui s'est trouvé également en contact avec l'Empereur*
i^^elativemenl. à ce qui concerne les excès de ces régiments de ^ .^ilene au sujet desquels on se ptuint tant, aussi longtemps qu'ils Bomrm •- restés directement sous mes ordres, aucun ne m'a été signalé (fMM^^ je n'aie puni de suite avec la sévérité qu'il méritait. Le major d^ I^K, . . en est une preuve ; je l'ai éloigné du régiment à cause de sa. ^^ onduite brutale, qui occasionnait partout des plaintes, et je Tai Bïï ^mrM aie à Votre Majesté.
2^^ «^parés du reste du corps d'armée, ces régiments qui, en Stiésie,
s^ ^^ ^«Dnt fait une idée toute particulière de la vie de campai^ne, peu-
y^^m^ ^t s'être livrés d'autant plus h leur penchant pour les désordres
*î^** i B 5 avaient à pourvoir eux-mthnes à leur nourriture En géné-
ra^l ^ j'ai dû remarquer que dans quelques uns de ces régiments du
bfB. ^.:». ^ ÇQ j33g j[ Q»y .^ aucune autorité d^exercée ; entre les supérieurs
^^ * ^.^ inférieurs, il y a beaucoup trop de familiarité, et un ton trop
^^ *^>^ ^rade y règne et y est habituel.
•— ^ soldat est si mal élevé (ungezogen) et grossier que depuis *î*^ i 1 se trouve sous des généraux français, il passe devant moi »^"»>^ y faice attention, k moins qu'on ne le rappelle à son ûe-
**^>ut cela n'est pas à nier et peut expliquer maint excès* Ce qui,
et^^ t^éalilé, a attiré h la cavalerie la disgrâce de TEmpereur, c est la
^^^^ ion qu'elle reçut ie â juin directement du maréchal Ney de
t'^^r^ip^ (jans les environs de Thorn, sur un district relativement
Ç^Vit^ dans Fespace de vingt-quatre heures, le bétail nécessaire à
V^^t le corps pour vingt jours.
^Btle opération devait nécessairement prendre le caractère d*un
^*V Voir page 319, \^\ Der ûhne erioDert tu wordt^D keine Dotik von mir fiimml.
TROISIÈME COHPS
pillage et occasionner d'immenses plaintes delà pari dessajetd d'un seul coup, se voyaient privés de tout leur bétail. Par malheur, la jt^arde polonaise passait par ces campagnes au mémci moment» el elle fut témoin combien ses corn pal rioteg étaient traités durement. Tout ce que Tordre de Ney avait d "odieux tonïba, ooal sur lui, mais sur tes exécuteurs. On en vint ci et là, entre outre] cavalerie et les lanciers polonais, à des voies de fait, et l'on peul facilement s'imaginer que les chefs polonais se donnèrent toute peine, afin de prévenir TEmpereur en leur faveur*
Je ne puis savoir si les généraux de cavalerie et particulièremenl le général de Walsleben se sont permis de mauvais propos, celaJ serait difficile à rechercher. Vraisemblablement. cVst un simple mensonge du côté des Polonais» puisque Ton sait cnnihien rFmpereurest sensible contre tous les soi-disant propos. ■
Le colonel de Lalance me rend compte de Dantzig que le 20 juin, TEmpereur, lors de la revue qu'il avait passée, avait témoigné son mécontentement à haute voix de ce que tes capitaines portaient desfl épauleltes avec des bouillons comme les chefs de bataillons et qu'il lui avait ordonné de les faire ôter. Le colonel lui avait alors répondu qu'il ne pouvait le faire de lui-même, mais qu'il ra'eoj ferait le rapport .....
Le Prioce Rejal au Itot de Worlambej'ir
ZulJUidMe.Tjuilkl lA \V1
« J'ai reçu a^jourd'hui Tordre n** 12 de Votre Majesté Royale pari le courrier de cour Sterck, placé auprès du comte de BerolsdingJ et quelques heures plus tard les n" 10 et 11 par le lieutenant Graf , et le courrier de l'armée ; ils sont arrivés en même temps au bivouac de Zulandsee sur la route de Dinabourg à un mille en avant de j Malîatoui ; la iO^ division s*y trouve depuis le 6 de ce mois.
En ce qui concerne le major de X*** du régiment de chevau* légers du corps, je dois avertir Votre .Majesté que je Tai suspendu | de son commandement ; lorsque le mouvement ultérieur du corps fut décide, je lui ai ordonné de se rendre au dôpôt du 111* corps à 1 ThoFQ et d*y attendre ce que Votre Majesté Royale déciderait h son égard. K la grande distance où nous nous trou \ ^ de
Thorn» prévoyant un** marche ultérieure dont j en
heure Tordra, et vu Tactuelle destinatioo du régiment du corps qui se trouve à quatre milles et demi d*iciaux avant^postes, il n'est pas poasible de faire une instruction relativement au major de X^^^; il
TROISÏÉME CORPS
le reste rien d'autre que d'ordonner à l*of(icier d'ordonnance de
iie prendre avec lui, qannd il retournera à Sluttgard. Je prie Votre Majesté Royale d'être convaincue que je n'ai jamais méconnu ma situation (verhallniss) par rapport à la cavalerie depuis ^lueloo en a disposé du côté français, et que je ne l'ai jamais laissé fnéconnaître par personne.
Le commandement français doit se borner exclusivement aux opérations ; dans toutes les autres parties, le commandement doit niprester. J'en ai instruit en son temps le général de Wœllwarth, pîu8 récemment le général de Breuning et le colonel de Waïden- ^^ bourg Je saurai toujours faire valoir les droits qui m'ont été ^ft confiés par Votre Majesté Royale, si jamais ils étaient contestés par ^H le mar/'chal Ney ou une autre autorité française. ^M ï-'iolention de Votre Majesté Royale n'a pas été comprise, relaliroentà ta direction donnée au capitaine deMulissen par Varsovie, puisqu'il m'a montré son passeport signé du comte de Zeppelin
^*l^j est expédié pour Varsovie.
Contre tonte supposition, mais à notre plus grand avantage, nous sommes demeurés jusqu'au 5 inclus de ce mois A Maltatouï; nier seulement nous nous sommes rendus h Zulandsee. Le quartier ^oéral du maréchal est encore à MaliatouT. La 10" division s'y trouve eocore et la 11* s*est placée à droite de nous» un peu en ^^4nt, de sorte que le mouvement du 6 de ce mois paraît consister fiif'Mte un peu plus. On a attribué ce repos qui. si des corps '1^ ne doivent pas être exposés, doit être généralement néces- ^ire, à des négociations nouvellement engagées par Tennemi. Il '^ ^t plus vraisemblable quil a été occasionné par la menaçante ^^sorganisalion de Tarméeque l'on s'occupe maintenant à prévenir; °^ moins tous les ordres qui sont donnés ne parlent que de rassem- "*^t les tralneurs et de réunir les chevaux destinés à amener ■ «artillerie restée en arrière.
ûtpuis le passage du Niémen, rartillerie royale a perdu soixante ■^^viïttx; pour atteler les pièces et les munitions on a été obligé ^ ti*^monter une grande partie de la batterie k cbevaL La môme Oie est arrivée en bien plus grande proportion à Tarlillerie francise.
ï*ar comparaison, on trouve notre perte extrêmement modérée ;
*^ général de division Foucher, directeur d'artillerie du parc
^ÉÉ^ ïll' corps en exprime son étonnement. Surtout on ne peut
Hp^t* que le corps d'artillerie royale avec le lieutonant-colonel de
I ™*'fiir{Jl, 8*e6t distingué aussi bien pour ce qui regarde le service que
pour la discipline de la manière la plus remarquable ; il peut servir
**odèle à toute la troupe.
9ie
TROIS ï KM E CORPS
Les transports Je biscuit et les approvisionnements de farmêsi envoyés par vous sont restés en arrière, ce fait est le plus pénihle;] c'est là ia privation la plus sensible dont souiïne le corps d'armét royal, k ce moment où le riz est à la fln ci où les détachements* envoyés pour chercher de« vivres dans les villages abandonnés oe peuvent rien ramasser^ sauf de la viande ; je dois moi-même nnénager beaucoup mon approvisionnement de riz et de farine ; ie cri vers le pain est général. Le peu que les marchands peuvent nous^ procurer est acheté avidement par les soldats à un florin la livre, AÛn de faire arriver les transports si ardemment désirés, il ne me reste d'autre moyen, vu le manque de chevaux du pays, qui ont et saisis au loin et au large pour le transport de rarlillerie, que de faire dételer quelques-unes des %'oitures de munitioos de réserve et d'envoyer au-devant d'eux les chevaux.
La santé de fa troupe a déjà beaucoup souffert à la suite des grandes fatigues que l'on a eu à supporter.
Auparavant il y avait au plus 180 malades, ce nombre s'élève actuellement à 500. On a dû envoyer u Thôpital de Vilna 75 hommes très gravement malades; à Maliatouï, j'ai créé un élablissemeot pour les gens à qui un peu de temps et une meilleure nourriture suffisent pour se rétablir.
Les maladies régnantes sont la diarrhée et la fièvre des nerfs. Ceci ne concerne que TinfaDterie, parce que la cavalerie n^ayant pas à faire de tels efforts de forces humaines n a pas plus de malades qu'à Tordinaire. m
L*Einpereoraii Prince Royal (Ij
Viloâ (A w>
« Mon Cousin, j*at reçu la lettre de Votre Altesse Royale. Je ni puis lui dissimuler que Tesprit des Wurtembergeois ne ressemble" point à celui qu'ils ont montré dans les campagnes précédentes. Des offjcjers tiennent de mauvais propos. Le général de Walsleben a traité le Roi, votrt» père, de tyran, « manifes! dispositions et m^mc l'intention de pisser à i deSaImne s*e&t pas mieux conduit. Beaucoup d'autres ofticter nnoolreiit de mauvais sentiments. Votre Altesse ne peut rigoorer* puisque le plas graod nomtire des officiers qui ont un trèa bon esprit eu gémiaseiil, H est des officiers qu'elle doit réprimer et
(I) OttÉ \9^%pè a M tmpHniN» |kOur It pc«al#r6 ém ilai» Sehlossliflrgar. cftcrpspaedaniOB fia roè l^i^i>rie awc réaip^revir. page £4â. S21c B*«t | ààJ» m coff^pQiidatico do rKaiperoiir.
TROlSfEME CORPS
^^K punir ; il en est qu'elle doit chasser. Votre Altesse les connatt mieux ^^H 9U6 tDoi. Elle doit imprimer à son corps un esprit de zèle et d'union ^Ê foi n'y Jais«e aucune difTérence avec les Français. ^^H Ce û'êst pas en se tenant dans une espèce de neutralité qu'un ^^^PffAléral, dans votre position, peut espérer de rien faire de bien. V n est dans ta nature des choses qu'un corps allié soit très bien
■ ou trè^mal. Que Votre Altesse imprime à son corps un bon esprit* H C*est le sentiment du Roi, c'est cette manière d*agir qui a fait pros-
■ pérer ses affaires ; toute autre direction serait nuisible au Wurtem- " toerg- et à vous. Vous devez régner sur le Wurtemberg, vous ne
devez y régner que pour et par la confédération, et il faut que vous roo Diriez et que vous ayez réellement un esprit tout entier à la positioD cie votre pays. 11 n'y a rien que les hommes ne voient et ne pénètrent. Si Votre Altesse n'a point le cœur et Tesprit tout entiers ati3t fiffaires actuelles, il ne lui arrivera que des malheurs.
Que Votre Altesse ne voie dans cette franche explication qu'une preu ^e de l'estime que j'ai pour elle et pour le Roi son père, auquel les sentiments et raltiichement qu'il m'a montrés dans bien des circonstances m'ont véritablemenL attaché. Tout dépend de Votre Aiie«iîse, Si elle le veut, je serai très content de ses troupes. Le soldai et le noyau des officiers sont très bons.
Le Prince Royal à t'Empercur
Drit?iatoiil, 13 juUlet (A W)
^ Votre Majesté Impériale me permettra de lui exprimer les
fiacitirnents de vive reconnaissance dont j'ai été pénétré en recevant
ïa leiipe qu'elle m*a fait l'honneur de m'adresser de son quartier
g^ïiéral de Viîna. Je sens trop bien le prix de la confiance qu'elle a
o^^gné me témoigner» et j'ai trop à cœur de lui prouver mon entier
aêvouement à sa cause ainsi que le zèle qui m'anime pour ne pas
suivre en tout les conseils dictés par sa sagesse. Connaissant les
lulçtittons de Votre Majesté à l'égard du général de Walsleben, je
® *i pas tardé un instant à le renvoyer à Stuttgard où il sera jugé
par «oe commission nommée par Sa Majesté le Roi. D'abord après
\a réception de la lettre de Votre Mijjesté, je me suis empressé de
il^^nder aussi le comte de Salm à mon quartier général, afm de le
îï^^re partir sanfi délai pour Stuttgard.
^*' suis sûr que les troupes de ma division sont encore animées 4*1 même esprit qui leur a valu dans les deux campagnes précédentes Upproi^ation et la liienveillance de Voire Majesté Impériale, et je ïïï*^ Qatte qu'en combattant sous les ordres de leur prince elles
doQDeront de nouvelles preuves de valeur et feront touâ leurs efTôrls pour soutenir la bonne répiiLatlon qu'elles ont acquise, .rose me flatter que Votre Majesté Impériale rendra assez de Justice à mon caractère pour ôtre convaincue que je suis incapable d'agir dans un sens opposé aux vues du roi mon père, et aux intérêts de ma patrie.
L'empressement que j'ai misa obtenir la permission d*aller servir sous ie drapeau toujours victorieux de Votre Majesté Impériale doit lui être un sûr garant de la sincérité de mes sentiments et de mon dévouement à ses intër(^ts, et je m'en rapporte entièrement au témoignage de M. le duc d'KIcbingen qui connatt le zèle que j*at toujours mis jusqu'à ce jour à remplir tous les devoirs du service militaire. Je mets d'autant plus de soin à me justifier aux yeux de Votre Majesté Impériale que j'ai lieu de croire qu'on a cherché à me nuire dans son esprit, tandis que je mettais tout en œuvre pour mériter ses bonnes grâces, el la supplie de ne méjuger que diaprés les failâ et d'être persuadée de mon entier dévouement à sa cause et à ses iotéréte. ■
Z^peliti au Roi
Stottgard, tOjaillel^A \V,
« Votre Majesté daignera se rappeler que le ministre de France dans sa lettre du 44 de ce mois désirait me faire des communications sur les circonstances qui ont provoqué la guerre.
Après ravoir assuré de mon retour de Fridrichshohe, il s*esl rendu chez moi pour me dire, par ordre de son gouvernement, exactement tout ce que Votre Majest»^ a lu le lendemain dans l€ Moniteur, À la difTérence près que la lettre du duc de Bassano qui accompagnait ces pièces et chargeait M. de Moustier de m'en donner connaissance officielle est datée de Gumbinnen le 21 juin. Le ministre de France prétend s*étre plaint de ce retard qui, selon lui, ne peut provenir que d'un manque d'exactitude du bureau. M, de Moustier s'acquitta dans cette même conférence d'une autre communication, par lui re*;ue par la lettre du duc de Bassano de Kovno du 30 jum dernier où il est dit que les différents rapports faits à l'Empereur portant que plusieurs chefs du corps d'armée wurtemhergeois montrant peu de zèle pour le maintien d^une bonne discipline dans les troupes conliées à leur commandement et un esprit politique contraire à celui don^ t.. ut** r/*rn>»^p lîiwi rhp mî, mée. Sa Majesté les a éloignés.
Couverture fui suivie de protestation d^ la part de M« de Mûus*
TROISFEME CORPS ~
lier que la lettre meolioQoée ne coûtenaît absolument rien qui puisse
indiquer quelque acreté contre le Prince Royal, ou mettre h sa
charge les fautes qui ont indisposé TEmpereur contre les généraux;
el que le duc de Bas^ano Tavait en outre chargé d'exprimer corn-
kien il était contrarié jusqu'à présent dans son dessein de pouvoir
faire sa cour à Son Altesse Royale.
X^e ministre de France ajouta que le mécontentement de TEmpereut* lui paraissait <^tre en majeure partie un effet de l'imprudence le propos tenus par quelques ofUciers du corps d'armée de Votre
r%ie«té.
A.3riiQt rencontré encore hier au soir M. de Mouslier, la conversation tomba sur notre entretien du matin; Mprès m'avoir répété ce ^**^ j'ai eu rhonneurde dire plus tiaut, il m'a confié que selon lui les p^ropos dont on accusait les généraux pourraient aussi avoir leur soti r*c:e dans des injures dites devant des témoins indiscrets contre iBH ruarêcliaux et surtout contre le maréchal Ney sous le commanaern^Ql duquel ils avaient essuyé des désagréments. »
Gooré aa général de Korner
Mclowie. 19 juUJct (A W)
La 25* division d'infanterie se mettra en marche demain 20 h «étires du matin de sa position de Okoloki pour se rendre à
rsch^res passant par Sporumi et Navloki.
EHemarchera la gauche en tête et par section- Le quartier général
o«= M. leMaréchal sera demain à Tschères. L'armée se rendra après-
detiia.tn à Disna par Kruki. »
Le riince Royal au Ilot
niL»kiiiiozt, '20 )uilttit (A W)
^ f*oar vous faire connaUre au début quelque chose de réjouis- ***ot, j^ y0^5 rends compte de la conduite distinguée, brave et pleine dc^JOire^du régiment de chasseurs archiduc Louis dans une alTaire ^"' ^ €u lieu le 5 de ce mois à Daoughélichki.sur la grande route *** yil t»a à Saint-Pétersbourg.
U r^égimenl se trouve actuellement sous les ordres du général ' "tMSf vie, il forme lextréme avant-garde de l'armée conduite par le '■^Jidc* Nrjples. Le 30 du mois passé» il rencontra I ennemi pour la prem i ^fç fQjg j depuis ce jour il n'a plus perdu de vue Tarrière- S^^Tde de Tennemi el a livré des escarmouches journali<^res où un
chasseur tomba entre jea maias des Busses et ao Cosaque entre les QÔtres.
Jusqu'au 5, il ne se produisit rien de particulier. Ce jour, h 9 heures du matin, le régiment rencontra de nouveau rarrière-garde ennemie composée d'un régiment de dragons«un de hussards, un de hulaos et trois pulks de Cosaques, il la repoussa jusqu'à la colonne dans un grand désordre.
Après avoir rompu auparavnnt un pont, l'arrière-garde ennemie prit de nouveau position sur une hauteur à DaiDUghélichki^ sous la protection d'une batterie de six pièces qui lira contre le régiment, mais ne lui ni aucun dommage.
Cette batterie ayant été réduite au silence, le pont fut r^tabli^ rennemi fut obligé de continuer sa retraite. Le régiment le suivit promptement et Tatteignit de nouveau après un quart d'heure ; il avait pris de nouveau position sur une hauteur, par sa batterie il rendait pre^^que impossible la marche de notre colonne sur le pont qui avait été rétabli. Le régiment reçut Tordre de déloger celte batterie incommode par une rapide attaque sur la hauteur ; il y réussit sous le plus vif feu de canons, de façon que la cavalerie fut rejetée et poursuivie sur un quart de lioiie : elle pu! avec peine sauver ses canons.
Le régiment s'élant avancé rapidement utait venu trop on avant du reste de la brigade et de la colonne, il poursuivait seul Tennemi. celui-ci s'en étant aperçu reprit de nouveau position et î\i une attaque combinée sur le régiment ; non seulement il la soutint, mais il eut le bonheur et le mérite de ta repousser. Rejeté dans le plus grand désordre» Tennerai se rassembla de nouveau derrière un bois; il se préparait à une nouvelle attaque, lorsque justement les autres régiments de la brigade approchèrent; une charge delout le monde réuni où le colonel de Waldbourg sut prendre le flanc gauche de IVnuemi. décida sa complète retraite.
A cette troisi^^me attaque* le lieutenant colonel prince de Hohenluhe, quisWtait un peu trop avancé.tomba aux mains des Cosaques qui étaient revenus promptement, après avoir reçu sept blessures dont aucune n'est dangereuse ; il fut aussitôt emmené à Belmonte« quartier général de Tempereur de Russie.
La perte du régiment s'élève à 19 blessés^ dont le lieulenaol De Weiss^ un maréchal des logis chef et irois sous-officiers, en outre dans la prise du lieutenant-colonel de Eloheatohe ; on a perdu 16 chevaux tué^. Dans ce combat on a pris a rennemi un lieulen.tût de dragons, trente et un homme et six chevaux.
Parmi ceux qui se sont particulièremeot dlsluigues. je cita le
mi
eSSSelcomte de Waldbourgje lieuteaaat-coloneï prince de lïohenluhe, le major de Gaisberg» qui avec son escadron serré rejeta Tennemu le capitaine de Gremp qui s'est avancé en avant dans la
Ic^ivalorie ennemie, il a reru plusieurs coups de sabre mais ineîgnifîanls, le lieutenant comte de Grawenitz, qui montra beaucoup de bravoure.
Par ordre du roi de Naples six individus doivent être proposés pour la Légion d*honneur; le colonel de Waldboorg a proposé le major Gâisberg, le capitaine de Gremp* l'adjudant de Balz, le sériant-major Beck, ie sergenUmajor Wenker et le cha^^seur Oit. ■ Four les grades inférieurs, j'ai envoyé au colonel de Waldbourg deux roédaîlles d'or et siit d'argent, pour les répartir suivant le
Inaérite.
Le roi de Naples, témoin de cette affaire, a témoigné sa satisfaction au régiment dans les termes les plus gracieux; le maréchal Ney a également rendu compte dans les termes les plus louangeurs de la conduite du régiment. Cette aiïaire a fait grand bruit dans I armée du roi elle a extn^mement recommandé le régiment. ^^ Depuis mon dernier rapport, nos marches ont de nouveau recom- ^■mencé. Le 9. on vint a Kokoutichki, le iO à Daounarouï, le It à Ltbony, le 12 à Jenolany et le 13 vers Drisviatouï ; pour la première fois, la canonnade s*y fit entendre pour nous dans la direction de Drisviatouî.Un froid coupant survenant subitement après une vive chaleur causa dans ce bivouac la mort de plusieurs hommes épuisés. Ace même bivouac, !e major de X"' du régiment n« 4 s*est Itîé en se faisant plusieurs coupures ; déjà auparavant j'avais ûd le faire relever de son coraniandement auprès du convoi de biscuit P^rl^ capitaine de Brechel du même régiment ; d*«près toutes les ^oppositions, il a eu une attaque de découragement (Rleinmuth) *^«e les privations actuelles ont pu occasionner chez cet liomme d^jà f>ortésans cela à Thypocondrie, Le major de X**' estalTaiblî ►té droit par plusieurs attaques, quelques elforts qu'il fasse, • ncapabie de servir.
Drisviatouï, nous marchâmes le 15 vers Raskimozi, une ou IP^MX lieues en arrière de Braslav ; nou? y restâmes jusqu'au 14 itîsoi w*, Oans cet espace de temps^ vingt et un hommes sont morts ati DL-^r^yae par manque de force,
^^ ^'^néral.les suites des fatigues passées, du manque de pain» de
lia complète négligence apportée aux dispositions pour la nourriture
}eiael* influenced'un climat auquel on rlaitcomplèlement inhabitué,
6emc> nire ni jnti in tenant d'une manière vraiment inquiétante. Le 18,
ut» ftti ti en vnvi-r à l'hôpital de Vilna, le seul établissement hospitalier
TRnïî;Tî>ME rnnps
qui existe jusqu'il prrsf^ni, cinq centg malades ; sept centi hommes environ sont demeurés à Maliatouï ; dans les régiments, il se trouve encore beaucoup de soi-disant mnlades ou d'hommes sans force.
En ce qui concerne la nourriture, il n'y a pas encore de change* menl. au contraire; elle est de nouveau compromise au Hl^ corps, parce que le transport de 3,000 quintaux de farine et de Hz venant de Kœnigsberg, qui lui était destiné, a diï (>tre donné au 1®*" corps Les ressources qu'olTre le pays sont bien faibles, elles ont été dévorées par les troupes précédentes ; si l'on peut encore ramasser de ci de la quelque chose, on manque de moulins pour en faire de la farine, pi^rceque dans ces roules il n*y a que des moulins à eau donll^mploi est très long et qui donnent seulement une espèce de pâle.
Le corps d'armée royal a trouvé quelques ressources grâce & plusieurs transports de farine venant de Thorn et dans le convoi de biscuit arrivé le 17 de ce mois; elles sont venues particulièrement h bien aux malades de Maliatouï et à ceux envoyés à Vilna, on devait les pourvoir de huit jours de vivres ; Ton est aussi tranquille pour quelques jours relativement aux autres troupes. Les chevaux de ce convoi sont en grande partie ruinés. Jusqu'à présent, soixante sont morts; ils ont dû être remplacés, vu le besoin, par des chevaux de paysans. La maladie qui règne dans toute l'armée, dont la forme habituelle est une diarrhée, jointe à un grand épuisement de forces, ne s'est pas limitée au simple soldat, un grand nombre d'ofliciers en est également attaqué. Le général lieutenant de Scheler est presque mort de la dyssenterie, mais il va mietix ; te général Koch est encore malade Dans ma suite, il n\Y a pas uo oftîcier qui n*ait été indisponible ou qui ne le soit ; le mal ma saisi moi-même ; je suis par Ih obligé de rester un jour en arrière de la division et de suivre en voiture jusqu'à ce que mes forces soient rétablies.
La division 8*est portée hier à Sporumi, à un mille en avant de Rraslav, a trois lieues d'ici ; du re^^te, non seulement le UV corps. mais toute l'armée es! en mouvement ; tout semble se porter à droite pour remonter la llvina et passer de nouveau ce fleuve par une surprenante manœuvre avec toute Tarmée.
Je dois également avertir Votre Majesté qu<* j'ai reçu le 12 de Jenolany la lettre de TEmpereur ci-jointe en original; c'est une réponse à celle que j*ai écrite h Sa Majesté à cause de la dis!^i*àce survenue à la cavalerie qui est déjà connue de Votre Majesté Royale, Les accusations que I Empereur portent contre le général
de Walsleben sont en fait bien graves; si Ton considère son caractère et sa situationi eJïes sont extrèmenjenl surprenantes ; le jugement porté sur le comte de Salm a été plus doux. Il est surtout étonnant que, tandis que d^abord Ton ne parLiit que de riDdiscîpline des troupes, oo se plaint maintenant de leur loyauté. Après avoir reçu du maréchal Ney l'assurcmce qu'interrogé sur ma conduite dans le service, mon devoir et ma conscience, il ne pourrait donner que le témoignage le plus avantageux, j*at répondu à l'Empereur comoie la copie le prouve. Je ihe suis également employé pour le comle de Salm qui se trouve maintenant à mon quartier général auprès du prince de Neufchâtel, par la lettre ci-jointe; on en attend toujours le résultat.
jVo^^ ; Ce rapport a été lu par moi à Son Altesse Royale et signé sur son ordre. •
Théobald.
kernel* an Prince Itoyal
Metûwze, 31 Jumet (A W)
ce J'envoie ci-joint à Votre Altesse Royale la copie de Tordre de marche qui m*est parvenu hier, d'après lequel le corps de troupes royales se mettra en marche ce matin à 4 heures sur Tschères ; it y recevra une destination ultérieure.
La division campe celte nuit par brigade en trois échelonSi le front tourné vers Dinabourg»
La marche d'hier ne comportait pas plus de trois milles; d*ici à Tschères, on compte un mille et demi, >
Gouré à Kerner
En marche sur Tacheras. leQOjaillet (A Wk
La 25^ division d'infanterie campera, aujourd'hui 20 juillet, dans ta position en arrière de Bonachoo, la droite appuyée à la route de Tschères et la gauche se prolongeant sur la ligne tracée par les jalons, elle aura ie village de Linckofschizna en avant et à gauche de son front.
Elle campera par brigade sur trois lignes et à distance de hatailloD* Si celte division ne recevait d'autres ordres, elle se mettra eu marche demain à 4 heures du matin sur Tschères, où M. le maréchal lui fera connaître ses intentions ultérieures. »
Kerner aa Prince Ito^'al
« J'envoie ci-joînl à Votre Altesse Rojale une copie de Tordre de marche qui m^est parvenu poor le âO et leâl juillet.
La division campe aujourd'hui dans la nuit à proximité de ce lieu, sur une place saine ; h son arrivée, elle trouva un camp de baraques.
Le général lieutenant de Scheler ne joint ici aucun rapport parce! que rien de nouveau n^est arrivé, n
Kerner an Prince Royal
C«iiip sur U roule de Tvchèrei « Bisaa, i Uoî» Uvue&de Dfsna« ^1 iultkt (A W)
« J*âi l'honneur de rendre compte à Votre Altesse Royale que la division a bivouaqué aujourd'hui à trois milles en avant de Tschères vers Drissa , la marche n'a pas été très longue, mais elle a été fatigante» parce que toute la cavalerie du général Montbrun et ses i convois ont passé devant noua, ce que Ton ne pouvait éviter. Les troupes n'entrèrent au camp qu'à \ heures.
A l'instant le commissaire des guerres général, de Schœnlin, vient d'arriver, je Tavais envoyé ce matin en avant pour faire des représentations au commissaire en chef Duprat relativement aux vivres qui allaient toucher complètement k leur On au plus tard dans deux jours^ J'en ai éj^'alement rendu compte au général Gouré.
Je n'ai pas encore d'ordre pour demain ; il nous a été demandé d'envoyer un oHicier de rétat- major général auprès du maréchaL J*y ai envoyé le lieutenant de Miller. En ce qui regarde la position ennemie, il n*y a rien de nouveau.
Le uïédecin chef m'annonce qu'une ambulance est restée en arrière avec le chirurîKMen en chef Sehiinlei". il dt^sire qu'elle puisse rejoindre.
Sans le quartier-maflre demeuré en arntiire, i [luI f?lrc fait
d'étals de situation ; ils restent en retard. Je vuu - [iî -ie me renvoyer aussitôt que possible. )»
Govré aia irèiiéral de tiemer
DifinK^IsUlftiA W)
« Les troupes du III* corps se mettront en marche deniiin 23 pour se diriger sur Polotâk en observant l'ordre de colonne qui a été prescrit pour la marche sur Diana.
La 10* division partirai 5 heures du matin, la ll<^ à 6 heures»
TROISIÈME COUPS
les deux premières brigades de la 25" division à 7 heures,
La 3* brigade restera à Disna pour protéger les travaux du pont
de chevalets sur la Dvina, jusqu'au monienL de Tarriv^'e de la t<^le
de colonne du II" corps, époque à laquelle cette brigade se mettra
eo mouvement pour se rendre à Bononiïa, nommé Nerkiry Bonany
,Ds le pays, à trois milles de Disna sur la route de Pofotsk, elle y
vra de nouveaux ordres. »
Tliéotialcl ù It«^r1liier
- MelowM. 92 jalU«t (A W)
« J'ai rhonnenr dlnformer Voire Altesse Séréntssime que Monseigneur le Prince Royal est tombé malade le 15 de ce mois en arrivant h Raskimozi près de LSraslav. La maison qu'habitait Son Âhesse Royale étant entièrement ruinée et n'ayant ni portes ni fenêtres, on ne put lui administrer les secours nécessaires qu'avec de grandes difficultés, de sorte que son état ne fit qu'empirer de jour en jour et sa maladie qui, dans les commencements, n'avait rien d'alarmant, déçrénéra enllu en dyssenterie.
M. le maréchal duc d Klchingen auquel on avait demandé conseil sur ce qu'on devait faire, répondit qu'il n*y avait que deux partis à prendre, dont le premier était de transporter le prince à Vilna et le second de suivre la division wurlembergeoise h petites marches si Tétat du malade le perinellait. Son Allesse Ro^'ale qui était navrée de douleur de se voir forcée de rester en arrière au moment où les opérations allaient commencer ne balança pas un moment h choisir le dernier parti, et se mit hier en marche sur la route de Tschères, mais elle était si faible qu*on fut obligé de la porter jusqu'à la voiture et, lorsqu'elle arriva à la maison choisie pour sa demeure, ses forces se trouvèrent tellement épuisées que Jes médecins opinèrent qu'il serait aussi inutile que dangereux d'exposer les jours de Son Allesse Royaleen la faisant aller plus loin, puisqu'elle n'avait pu supporter une marche de quatre h cinq lieuespar tin fort beau temps et de boijs cheminsj et que ses forces ne se rétabliraient jamais si on ne parvenait pas à rengager à se faire transporter à Belmonte qui ne se trouve qu'à deux lieues de son séjour actuel et où on pourrait entreprendre avec succès sa guérison. M. le maréchal duc d'Elchingen avait à la vérité témoigné qu'il n'était pas sûr de laisser Son Allesse Royale h Belmonte, vu qu'elle y serait exposée à quelques tentatives de la part de Fennemi lorsque l'armée se serait portée plus en avant, mais le voyage de Yilna étant devenu impossible par l'épuisement où le prince se trouvait, il n y avait plus d'autre parti à prendre.
TROISIÈME COHPS
J'ose prier Votre Altesse Sérénissimede daigoerme faire indiquerj un moyen qui soil plus prompt que les courriers dont Son Attesse Royale peut disposer, afin d'empêcher que Sn Majest*^ ne se Irouvi pendant trop longtemps sans nouvelles du Prince Uoval et ^n proiel aux plus vives inquiétudes sur son sort.
Je puis au reste avoir rhonneur d*asstirer ^i Votre Allesse i^éiiinjssime que le chagrin que Son Altesse Royale éprouve de se voir hors d*étal d'agir au moment où elle espérait se distinguer aux yeux àei Sa Majesté Impériale, est ce qui a le plus contribua à aggraver ses souffrances ei k faire eii^pirer son mal» et quil n'y a que Tespoir de pouvoir bientôt rejoindre sa division qui puisse lui faire supporter ridée de rester quelque temps en arrière. »
Tliéobald au marér^hal I%>y
Aïdowxe, 95 Jnnut (A W»
« J*ai rbonneur de vous rendre compte que Son Altesse Koyale ^ le prince de Wurtemberg, poussé par le désir le plus vif de rejoio-"™ dre les troupes, est parti hier, 21 juillet, de Baskimozi; il est arrivé^ à Melowze, espèce de chAleau ou de ferme qui se trouve près d'un endroit de même nom, h une lieue en avant de Okolki sur la route de Tschères.
Le voyage quoique petit a tellement fatigué et épuisé les forces du prince qu'il lui est impossible de continuer son chemin aujourd'hui, !^!â juillet, et que, selon Tavis des médecins, il est absolumenl^^ nécessaire qu'il se repose un nombre de jours et attende le réta-H blissement de ses forces» "
Le local où se trouve présentement le prince étant très mauvais, ayant servi d'écurie pour les chevaux de la cavalerie, on tâchera de le faire portera Belmonte, s'il est possible ; mriisle plus d'embarras^ dont il s agit est que la sûreté du prince pourrait être compromise»™ ce pays-ci pouvant être momentanément exposé aax incursions de Tennemî. Le prince a pour garde la compagnie de grenadiers d sou régiment qui suflit bien contre des partis de Cosaques, mai qui ne pourrait résister à des forces nombreuses et régulières.
J*ai cru de mon devoir de prévenir Votre Excellence de cet état de choses; j'en préviens également Son Altesse Sérénissime le prince de NeufchÂtel, et Votre Excellence voudra bien me pardonner si je la prie de vouloir bien lui faire parvenir rincluse. »
Bertliier au Prince Royal
o L Empereur a ordonné de faire mettre aux arrêts M. le général de Walslebeo, ordre qui a été exécuté à Marienbourg.
TRQISIKME CORPS
l'intenlion de l'Empereur est que M. le général de Wansleben se rende à Slullgnrd et non a votre quartier général
Je prie Votre Altesse de vouloir bien confirmer ces dispositions en prescrivant k M. (e général de Wansleben de se rendre à Slutlgard où il recevra les ordres ultérieurs du Fîoi. J'écris à M. le gêné- Baillet-Latoor, coiumandant à Elbing, de lever les arrêts du
fierai Wansleben aussitôt qu'il aura reçu les ordres de Votre Âllme. Il
Kenier au Tri née lloyal
BiroBftc de Blsm^ 23JuiUcl (A \V)
« J ai rhonaeur de vous envoyer ci-joint la copie d*un ordre de Dâûrche que je viens de recevoir. Voire Altesse Itoyaïe pourra y voir que la brigade de Koch doit demeurer encore provisoirement ici. »
Kerner au PHtice Itoyal
EkUiïftum. 'là juillet (A \V)
« J'ai rhonneur de rendre compte a Votre Altesse Royale que les I>t«sur la Dvina n'étaient pas encore finis bier, ce qui est cause
Betoule rinfantene a dû marcher sur l*oblsk ou le passage devait sefTectuer. Mais là également, le pont n'était pas encore en état ; par suite nous reçûmes ordre de marcher sur Anopole, à vingt lieues d'ici ; tout le corps darmée doit y être réuni demain matin, ce qui est difflcileraent probable vu le mauvais état des chemins.
Il 06 s'est rien produit de nouveau, sauf que le major deStarcklolT du bataillon dlnfaoterie légère, n^ 2 de Stockmayer ebt mort hier au camp de Disna.
Toute la division espère instamment la prompte gérison de Votre Altesse Royale et la souhaite de cieur. n
Kcrttei* au i^réuéral Tlieolmlcl
EkimuDiii, n juillet (A W)
i Dans mon rapport d'aujourd'hui h Son Altesse Royale je n*ai peiodre Tétat de la division pour ne pas affliger Son Altesse Iltoyale par des nouvelles désagréables.
La marche d'hier a duré de 8 heures du matin jusqu'à minuit ; rus entrâmes tout mouillés dans un camp marécageux oi^ Ton ne p-^uirait avoir de la paille. Par suite, la nuit, la fatigue, le mauvais iip ainsi que les mauvais chemins sont cause que beaucoup de
gens sont restés en route. H est impossible jusqu'à présent d obi UD rapport des bataillons, mais d'après un calcul approxii nous avoDs encore 4.500 hommes aoas les armes. A Di&na, comr à MaliatouT^ on a établi un bôpital où les malades seront bit! traités, parce qu*il y reste encore quelques vivres, nous y avoE laissé encore environ 400 hommes.
Dans notre bivouac d'aujourd'hui nous avons trouvé un granj moulin avec beaucoup de froment; j'y ai laissé un délachemen pour le moudre ; les chemins pour venir jusqu'ici sont si mauvais et il resle tant de voitures dans les défilés que la farine ne pourra suivre que difficilement. Comme vivres nous en sommes donc toujours réduits à rien, ceci ajouté h nos marches continuelles ininterrompues, et nos gens ayant le dégoût de la viande, il résultera qu'en peu de jours nous en serons réduits à quelque hommes.
A la vérité, Jusqu'à présent, il n'y a que seize officiers de restés dans les hôpitaux, mais beaucoup se ii*atnent encore quoiqii malades et font tous leurs eflforls. Le bataillon de Slockmayer o'J qu'un capitaine ; il y a plusieurs bataillons où ri n'y a en tout qui quatre ou cinq officiers bien portants
A rétat-major général, il n*y a de bien puf i : m le cupuam4
Gelbke, le lieutenant Miller sera bientôt forcû u tr l.r en arrièreJ
Les marches en elles-mi^mes n'étaient pas trop longues jusqul présent» mars vu leur longue durée causée par les bagages qc restent dans tous les défilés, elles ont été très fatigantes. Aujour d*hui nous avons dû mettre mille voitures de côté pour en sortir]
Nous avons dû monter beaucoup de soldats sur des chevaux d^ paysans pour leur faire cbercher pendant la marche autant di vivres que possible; nous ne laisserons aucun moyen de cMé dé faire tout ce qui est possible pour ta subsistance. Mais le pays e^l trop mauvais, les troupes trop nombreuses, les marches trop coc tinuelles; lorsque Ton arrive au camp tout le monde est trop faligul pour que ni hommes ni chevaux puissent encore remuer un mera4 bre ; la misère restera donc toujours grande ; elle s'augmenter toujours par la continuation des marches, parce que les * i|
seront toujours épuisés. Toute nuit de pluie nuit extraotLi ment et nous coûte beaucoup de jgens malades et de chevaux mort Chaque jour où il pleut, des soldats restent morts au bivouac avaûf que nous partions. (
Les deux autres divisions du corps d'armée, Ledru et Razoul ont aussi un fort déficit, mais pas autant que nous, parce que nuui avons ia queue depuis sixjourst tout est déjÀ pillé devant nuU6
THOISIÈME CORPS
ûous ne pouvons nous perniettre des moyens comme les Français sans soulever aussitôt les plus grandes clameurs ; il ne reste donc rien d'à iiire que de montrer du courage, de continuer la marche (die sache so weit forlzulreiben) jusqu'à ce que la oalure succombe.
J*&i fait de forlts et énergiques représentations au général Gouré reliliTeoieot h la mauvaise mani^Ve dont on veillait à k nourriture. Le maréchal Ney a fortement réagi ; h Disna, il nous a fait conserver une grande quantitt^ de seigle et d*eau-de-vie, mais faute de moulins on n'a pu en moudre la plus grande partie ; faute de voitures qui ne peuvent suivre, on ne peut transporter la farine : par suite de la fatigue» Tbomme cherche à se débarrasser aussi vite que possible d^ce que Ton veut lui donner a porter* A cela s'ajoute le mauvais état de l'équipement par ce temps froid et humide, et l'affaiblisseoîcnt moral. Tout cela réuni ensemble olTre les plus tristes perspectives» pourtant nous voulons encore garder courage.
L^ cûlùnel Lagrange a reçu hier avis que le général Vandamne avait quille Tarmée, parce que Sa Majesté TEmpereur était méconl«ntde lui, et que le maréchal Davout avait reçu le commandement do corps d'armée.
^^\iH ferons la soupe ici et nous marcherons encore aujourd'hui *^ niilles dans la direction d'Oula. Le temps ne me permet pas dVtre plus précis et de vous donner des notices détaillées ; dans le niouient actuel je suis physiquement incapable de fournir un rapport.
J*spère aussi que l'ambulance du chirurgien général suivra. »
Kcrtier au l'rlace Itoyul
" J'ai llionneur de rendre compte à Votre Altesse lluyale que j ai f^Çw par le général Goure la lettre suivante du prince de NeufchAtel(l),
Depuis Polotsk, d'où je vous ai envoyé mon dernier rapport» jusqu'ici, la marche a été continuellement sans repos ; nous avons suivi la rive droite de ïa Dvina ; bien que toujours partie de bonne ^*^ttfe, la division entra la plupart du temps, dans son camp à la /Huit. A U suite de ces marches longues, éreintantes, et vu le rnan- «pjé de vivres, on ne pouvait s'attendre à autre chose^ sinon que tous les jours la division s'afTaiLHiait par les hommes restés en •Ti^re, comme Votre Altesse Royale le verra par le rapport du lieutaaAQi général de Scbeler.
(I) Voir tin»»» 2M.
THOrSIÈMIi CORPS
Depuis le dépari de Voire Altesse lloyale, le manque dé vivre dont sùuiïraii la division s'etant plus qu'accru, les marches avîirii continué sans arrêt pendant onze joiirg, un voit facilement que W forces du soldai ont liéaucuup diminué : la misère a amené a lïeau^ coup de suicides et notre colonne ressemble plus à un transport di malades que de guerriers. Il y a quelques jours le maréchal Ney vil pour lu première fois depuis quelque temps notre division défilei devant son quartier général Auparavant je lui avais déjà fait un^ description très modérée de son état; on ne s'attendait donc à rien d'autre sinon quMl serait très surpris pari apparition de ces omhrea qui se traînaient» ainsi que par le déticit de lu division, mais cela ne lui parut nullement étrange; il dit seulement à Son Altesse la prince Adam et au général lieutenant de Schelcr: nous devons laissée à nos soldats plus de liberté pour e.hercher des vivres, aOn qu'ils puissent mieux se nourrir, du reste cela ne va pas mieux aux autres divisions, l Tétait là seulement une façon de parler, le maréchal bien vu que tout secours arriverait maintenant trop Ijird et qaH^ ne pouvait nous aider.
Lorsque les 10*' el 11** divisions défilèrent devant le quartier du maréchal et que celui-ci se montra, les Français demandèrent en criant du pain avec des expressions si dures et de tels reproches que le maréchal trouva bon de se retirer sans rien répondre. Son Altesse le prince Adam et le général de Scheler, ûussi souveot qu6 Toccasion s*en présente, vont faire visite au maréchal, chaque fois il' se montre très bien disposé pour la division. Du reste on ne peut nier que dans Texécution des marches il nous laisse toute libertés
Le commissaire ordonnateur Duprat reste extn"^mement bien dis-l posé pour nous ; aujourd'hui encore il a eu une grande querellej avec le général Razout de qui il réclamait avec force que, nous! précédant avec sa division, il dût faire attention à nous*
Si le maréchal iNey exigeait des divisions rran<;aise8 qui nouâj précèdent, seulement en quelque façon, un peu d*ofdre. tout le ; corps pourrait être bien nourri ; mais ceux qui vont devant peuvent, sans en être empêchés, tout piller et brûler.
A Vitebsk, on attendait une bataille, c'est pourquoi le maréchal « Ney invita notre division à faire tout son possible pour y entrer] le 28. Ithaque général de notre division vit qu'il serait très avantageux pour nous de combattre sous les yeux de l'Empereur, aussi ' les forces de la troupe furent-elles poussées h leur dernif>re limite et de fait nous arrivâmes le i8 de bonne heure k Vitebsk.
Les Busses sous Barclay jugèrent bon de se retirer on partie sur la route de Pélersbourg, en partie sur celle de Sraolensk,
TROfSlKME CORPS
piiTce que le 26, entre Ostrovno et Vitebsk, îl se produisit entre l'wfièrâ-garde de Barclay et une division de l'armée italienne un violent combat après lequel les Uiisses furent obligés de se retirer avec perle de quelque arlillerie que l'on estime h vingt pièces. Nous tnyersàmes le champ de bataille ; h en ju^^cr par les traces, des deoicôi»is6.000à 8,000 liommes ont perdu la vie. La perte desche* vaux est particulièiement grande» parce que le terrain exigeait i^aucMUp d'attaques de cavalerie ; le 8« régiment de chasseurs et un régiment de hulans prussiens ont beaucoup souffert jusqu'à ce que l'infanterie des 84% 96*^ et Ï06'' régiments du ÏV« corps et quelqti« artillerie soient venus à leur secours.
Le combat fut continué sur une distance de trois milles, il a répandu un grand elTroi chez les Russes et l'on dit que le grand-duc ♦Constantin est parti de Vitebsk pour Moscou en pleurant, Sun Altesse le ^nind-duc Alexandre de Wurtemberg a quitté V'itebsk trois beures seulement avant Tenlroe de Flimpereur, Pour nous reposer, nous dûmes faire lialte avec la division sur le champ de bataille. n reite encore une multitude de Russes non panses et tous l<'s morts. L'îiip était empoisonné sur une di^ïtance de trois lieues, presque à chaque pas on trouvait des cadavres. La cavalerie russe doit so tmllre infiniment mieux que Tinfanterie qui ne doit pas tenir.
^s Hnsses attendaient l'attaque principale à Disna et Dinabourg ; l'Kmp<îreiir s*étant porté très rapidement contre V'ilebsk, cela les a roi« en (Ir route Jusqu*à présent j'ai vainement cherché a entrer en communication avec noire cavalerie sous le général de Breuning ; celle ci ayant été jetée sur ta rive droite de la Dvina avec la cavalerie du ;^énéral Monihrun, cela n'a pas été possible. L*Kmpereur envoya cette cavalerie de Montbrun forte de quatorze régiments ^ns aucune artillerie (elle ne pouvait suivre) au petit bonheur sur la rive droite de la Dvina contre la grande armée russe, il voulait lui faire croire que toute l'armée de T Empereur avait passé la Dvina à Pisna. Cette cavalerie côtoya continuellement la grande s^ï'ïnL'e russe, qui se retirait sur Vitebsk pour ï>'unir avec l'armée de ^'^^f^^tion. Dans ce mouvement, celle cavalei-ie passa sept à huit foi* la Dvina; il se produisit plusieurs escarmouches avec quelques escadrons de Tavant-garde (jui se sont conduits tré.s bravement et «*«0(it puriiculiérement distingués. Le lieutenant Scbuitz du leib réfiinenl n* 2 fui tué d'un coup de pistolel ainsi qu'un waclitmeisler etiueh]ues hommes dan^ uii de ces comhalb. Le général de Rreuo*n?ïn*a Jit cela hier» tuutelois a la \n\{(f, lorsque la cavalerie, traversant la Dvina au-dessous de Vitebsk, vint sur la rive gauche ; elle passa rapidement devant nous parce que l'Empereur l*attendait
TROÎSTEME CORPS
à Vitebsk. Le général de Breuning me promit aussitôt que possible un rupport, mais je n'y peux compter, puisque la cavalerie* comme m l'infanterie» marche continuellement. Du reste en comparaison de rinfanlerie, la cavalerie est encore en bon état, elle a trouvé des i vivres et même de l'avoine, les chevaux ont encore bon aspect. H
Le maréchal Ney a dit aujourd'hui au général de Scheler que • nos chevau-légers s'étaient très distingués; qiril Pannonçait luimôme à Sa Majesté TEmpereur et que leur brave conduite serait mentionnée dans un ordre du joiir.
Le maréchal Ney m'a dit aujourd'hui que Sa Majesté l'Empereur 8*étaît informé de la santé de notre Prince Royal et avait exprimé ses regrets de ce qu*»l fût malade.
Le prince Adarn endure toutes les fatigues et les incommodités < avec les officiers et les soldats^ il donne un véritable exemple d*eQdurance et de courage à supporter les privations.
Le corps d'artillerie vient de rejoindre ici ; les chevaux de Votre Altesse Royale doivent arriver encore aujourd'hui, je les remettrai h la surveillance du major de Wagner. Tout le corps souhaite à Votre Altesse ïloyale une heureuse guérison et qu*il rejoigne promptement, » "
Selieler au Pritiee Royal
Falkorits^hi, ^ juillet (A W).
«c Je rends compte à Voire Altesse Royale que la division a pris aujourd'hui position avec les iO'* et 11" divisions sur la route de Vitebsk à Smolensk, à Falkovistchi, village éloigné de quatre lieues de cette dernière ville*
A ce que Ton suppose, il doit y avoir demain repos ici, ce qui fera beaucoup de bien à la division, parce qu elle a fait de suite sans interruption onzejaurs de marchestrAs fatigantes* Le lll' corps est le seul qui, jusqu'à présent, ait pris cette route» parce que Sa Majesté rKmpereur a suivi a gauche la route de Souraj, afin d'ji poursuivre une partie des armées de Bagration et de Tolly,
Votre Altesse Royale verra par les rapports ci-joints que reflectif " de la division est très diminué, beaucoup d'hommes affaiblis par la fatigue et le manque de vivres n^ont pu suivre» quoique je n'aie négligé aucun moyen pour emmener ceuxqui sont restes en arrière. Tons les détachements envoyés pour chercher des vivres ont contribué h cette diminution; ils sont restés en arrière, n'a3''ant pu rattraper leur division a cause des fortes marches.
Ayant reçu Tordre de laisser trois bataillons à Bécbenkovitschi
^ruction et la défense d'une tète de pont, j'ai choisi pour , liions qui étaient les plus faibles par suite des hommes et des compagnies détachés à savoir : le bataillon d'infanterie lé^4ru n* 4 de CornoUe. le 2* bataillon d*infanterîe n^ 4 et le 2* bataillon da régiment n" 6 Prince RoyaK
J'ai donné le commandement de tous ces bataillons au général major de Bruselle avec Tordre de tout mettre en œuvre pour faire rejoindre de son poste les hommes restés en arrière. Le détacliem«nt du général de Bruselle doit être relevé par un détachement du corps d'Oudinot : parsuitej^espère que sous peu de temps cesbtaillons se réuniront de nouveau h moi.
On attendait à \'il«>bsk une bataille qui devait avoir lieu le 29. L« maréchal Ney espérait que le III'' corps s'y trouven'ait. il m*a myitéàraire tout mon possible afin d'y arriver. Désirant inflnimenl Ironver une occasion où la division pût se distinguer sous les yeux do Napoléon, j*ai marché autant que je pouvais, de sorte qu'elle }' arriva aussi; mais les Russes, à la suite d'un^ attaque entre <>stpovo^l Vitebsk qui se décida le 26 à leur désavantage, se retî- ^'-f<^Qt> ainsi la bataille manqua*
Afin de profiter de la petite marche de deux lieues d'aujourd'hui tel repos qui aura vraisemblablement lieu demnln» j*ai fait cher» Wr aujourd'hui des vivres : je ne suis pas sans espoir de les recevoir, hî^ division a également reçu aujourd'hui de la farine, grâce ^^ïsoina de l'ordonnateur en chef Duprat, ce qui lui fera beaucoup
^bétail manquant parfois à la division, j'ai demandé au général dem'alder» ce qu'il fit aussitôt avec beaucoup de complai-
Bec.
Il^M indéniable que Tintelligence et les soins du chef contribuent pl««ou moins à la bonne nourriture des troupes: à ce sujet les colo- ^^k rie Stockmayer et de Bauer et le major de Roder se dtstin- ?*'c«td*tine façon particulièrement avantageuse.
■''li averti le général de Breuning qu'il devait envoyer par moi «es rapports ï\ Votre Altesse Royale, mais la cavalerie étant en luout^nient perpétuel» je ne sais quand ils pourront arriver, r^^ ne manque pas une occasion de parler au maréchal Nej% afin
'^* maintenir dans de bonnes dispositiuns pour la division ; je oolséi^aî^ijjent dire qu'il l'a toujours traitée avec beaucoup d'ama-
^^n^h marche sur Vitebsk, rartillerie de toute l'armée a trouvé ***tr^t mauvais chemins où une partie ne pouvait suivre les trou- P**^' Ordre fut donné h i*infanLerie et à la cavalerie de marcher
ut
TROISIÈME CORP
au besoin sans artillerie ; ce fut le cas pour beaucoup de corps.
Auprès de notre division, au coniraire, ce fait ne s'est pus encore 1 produit ; elle est arrivée presque toujours avec Tinfanterie au camp, I ce <iui montre évidemment sa bonne constitution matdrielle.
La situation auprès des autres voitures n'est absolument pas la méme^ principalement pour celles des vivres; tous les chevaux ont] étë menés jusc|u*à la mort, pourtant elles ne sont jamais auprès de la troupe, ni ne lui procurent aucun service ; même les voitures j de 12 de Tartillerie ont suivi et les pièces de ce calibre lourd furent pendant plusieurs jours les seules de tout le corps» la réserve d'artillerie n'ayant pu suivre. On ne peutméconnattre le zèle des officiers ' supérieurs et la ponctualité du service dans ce corps.
J'annonce h Voire Altesse lloyale qu*un ordre de marche arrive à J rinstant ; le 30 de c*^ mois tout le corps d'armée se mettra en mar-j che sur Lïozna ; de nouveau on aura donc attendu vainement uoj repos. «
Tb<^»liald au firlnce de IVi^urcliiltel et aV ^ey
no juiUet {A W)
« J'ai l'honneur de prévenir Voire Altesse Serénissime que la' maladie de Son Altesse Royale le prince royal de Wurtemberg prenant un caractère chronique très opiniâtre, Son Altesse Royal i compte partir de Melowze le 3! juillet pour se rendre à Vilna, seul endroit oii elle puisse espérer de trouver le concours de moyc nécessaires au rétablissement de sa santé.
En allant pour le moment à Vilna, Son Altesse Royale n ad au! but que de se mettre le plus tôt possible en état de rejoindre sa divi-sion qu'elle a quittée avec le plus grand regret et qu'elle recoromande ù la protection de Votre Altesse Sérénisstme. )>
Ttiéolialtl au colotiot de La Grmtiire
30 iuiUet (A W)
« J'ai rhonncurde vous prévenir que la maladie de Son Altes Royale a pris un caractèr^e chronique extrémament opiniâtre el qui d'après Ta vis des médecins il faut un concours de tous les moycni et de toutes les ressources pour en elfectuer la guérison.
Ce concours ne pouvant avoir lieu dans le misérable emplac meDt de Melowze^ Son Altesse Royale compte se rendre à Velu et partir le 1*'^ aortt s*il est possible ; ello espère que ra*< un r%ime sévère» elle sera bientôt rendue à sa division .|
9«ittée avec le plus pjrand regrette! dont elïe ne cesse de parler. Je prévieos de ce voyage Son Altesse Sérénissime le prince de ^^X^i'^m et Son Excellence le duc d'Elchingen et vous prie de contribuer pour que la première parvienne à sa destination. ^ position du prince à Melowze a été au moins assez singulière, î partis deCosaqu6S5ont venus jusqu'à deux lieues de cet endroit *il £à fallu ôlre continuellement sur le qui-vive. »
Ney [h Théulmltl
Tmirt>liln {/l W)
^apprends avec beaucoup de peine, Monsieur le généraL par votre lettre du 2^ que la maladie du prince royal de Wurtemberg devient déplus en plus sérieuse. J'avais bien prévu qu'il était impossible tqm Son Altesse piH se rétablir en continuant à suivre TanuL^e, ^U *i«!^s que je fus consulté à Brastav sur le parti qu'il y avait a prencire, je fus d*avis de transporter le prince à petites journées k jVilna. d^Qù il rejoindrait ses troupes quand les forces lui seraient JfevctEmjes.
jf* we^rette beaucoup que ce conseil n'ait pas été suivi. Je vous '"Scde nouveau à y déterminer Son Altesse Royale, c*estce qu'il y a «i^pius convenable sous tous les rapports. La ville de Vilna olîrc lïeaucoup de ressources et est à l'abri de toute insulte, et la rive fauche de la Dvina depuis Dinabourg jusqu'-L Polotsk sera encoï*^ couverte pendant quelques jours paries troupes de M. le duc de H^Ji^giQ
^^ i\tia parvenir au prince de NeufchAtel la lettre que vous m*avez adressée pour lui.
J^ xous prie, iMonsieur le général, de témoigner à Son Altesse Jioya.i cloute la pari que je prends à son état et le désir que j'ai i^oir bientôt revenir se mettre a la tête de ses troupes. >»
L^ Roi de WiirtPiiiberi? /i i'I^inpcreiir (1)
23iijlUet(A W)
» Monsieur mon frère. M. il* Moustier, ministre de Votie Maje.sté Impériale près de moi, a fait part à nion ministre des relations citc'*ieures des sujets de mécontentement qu'elle a eus contre quelques généraux à mon service et des mesures qu'elle a jugé nécessair^ft lie prendre à leur égard. En même temps, un courrier de mon
\\\ Ceiu, |tj(^|,,ç a ^t,v |mblit'«i pour b pretniiîre foi,s par Schlossbergur, €iirrf!i^)ùndnm'e dtr ynifoiénn fit ffn rot d^ Wurtemhfrri, \\\\\^Ky 247,
fils le princo royîil ma inionn^" des trmoiiîua^es de désapj»riM»;tt]ijn que Voire Majesté impériale lui a donnés u luî-mérue le 25 juin, peu après le passage du Niémen. Dès la première nouvelle que j*ai eue au commencement de juillet de la destilution du lieutenaatgénéral baron de Wœlhvarth et du .général de brigade baron de Wansleben pnr les ordres de Voire Maji*sto Jmp»^riale» j*ai donne» \n 5 juillet à mon fils le prince royal celui de soumettre ces deux ofTiciers généraux à un jugement militaire et ai confirme d'avance la sentence qui serait prononcée contre eux. Votre Majesté Impériale connaît mes principes sur la discipline militaire, et la sévérité avec laquelle je les fais observer. Je puis lui assurer que mon fils partage k cet égard mes opinions et que, si qnelqties désordi'cs ont eu Heu, ils ne peuvent tomber à sa charge, mais bien h celle de ceux qui, sans Ten avertir, ont fait agir les subordonnés et ont Tait exécuter une mesure désastreuse, violente et vexatoire. sans en avoir fait la moindre communication aux autorités du pays» Le prince royal mon (Ils n*a, dans cette affaire, qa*ua seul tort à mes yeux, c*est de n'avoir pas, au moment même où il a eu connaissance de celte mesure, porté ses plaintes à Votre Majesté Impériale et exigé près d'elle le redressement de la discipline militaire violée et de Tordre du eommandemenl militaire olTen??é, car il ne pouvait Aire comptable de tout ce qu'il s'est fait à son insu et sans sa participation. Le prince royal mon (ils a été profondément aflligé de ce que Votre Majesté Impériale a pu le croire un moment coupable de négligence dans l'exécution de ses devoirs. Vous savez, monsieur mon frère, que je ne suis pas un père faible ou débonnaire, mais je puis ici me porter caution pour mon fils et assurer quHl a atitani que moi en horreur tout ce qui déshonore le nom de soldat et rabaisse une armée à devenir une horde de brigands* Il a les ordres les plus sévères k cet égard, et je suis ftùr qu'il fera coulrr du sang même, lorsque cela sera nécessaire, pour réprimer le désordre, mais je dois le répéter à Votre MajaslA Impériale, il ne peut être responsable de ce qui s'est fait par des troupes qu'on avait soustraites à son commandement* S'il est possible que des généraux ou officiers aient tenu des prcpns criminel et contraints aux volontés bien connues de leur souverain, il n'est point de punition qu'ils o aient méritée et qu'ils ne doivent encourir. Je demande k Votre Majesté Impériale comme une preuve de son amitié pour son fidèle allié de faire donner au prince royal mon Qls les rensoti^mements nécessaires pour le mettre à même de faire juger les coupables et leur faire subir le^ peines que mérite leur r" lion et leur désobéissance aux lois militaires. Mai^i Votre M
Impériale est trop juste et je suis trop fier de son amitié pour ne pas attendre avec certitude qu elle rendra au prince royal mon fils son approbation et les sentiments qu'il mérite en partageant loyalement ceux que je vous ai voués. Sur ce, etc. y>