TOTAUX
D'où il appert : que 54 amputations immédiates n'ont entraîné que 6 décès, soit ijl.
Tandis que 63 amputations différées en ont déterminé 40, soit plus de 2/3.
VI. Rapport entre les amputations, les désarticulations et Us résections, au point de vue des réussites et des décès.
Succès Insuccès 91 amputations ont donné lieu à 50 41
18 désarticulations — à 10 8
8 résections — à 8 »
ces derniers aperçus prêtent matière à quelques réflexions.
Si l'on déduit du chiffre des désarticulations les 3 décès applicables aux trois tentatives néfastes de désarticulation coxo- fémorale, on noiera pour les amputations dans la continuité, la même proportion à peu près (environ 1/2) que pour les amputations dans la contiguïté.
Toutes, les résections opérées, savoir :
1 sur la tête * . „,
i le col { de ' llumerus
3 — le cubitus
2 — le radius i — le péroné
ont réussi, plusieurs d'enlr'elles, d'après les observations détaillées que nous en avons rapportées, avec des avantages vraiment inespérés, pour la conservation des mouvements et de l'usage des membres.
Si, sur deux autres réséqués du tibia (I), dont il n'a été parlé qu'accessoirement, un seul succès a été obtenu (malgré les conditions défavorables de l'opération, appliquée au tibia), il n'en ressort pas moins, en faveur des résections un argument d'autant plus digne d'attention que ce mode de traitement des fractures par armes à feu n'est pas encore, selon nous, aussi accrédité qu'il le mérite auprès de nos collègues de l'Armée. Nous devions opposer ces résultats à ceux observés en Crimée où la cause que nous défendons, comme un progrès moderne de la chirurgie conservatrice, semble avoir perdu du terrain.
VII. Réalité et influence de l'ostéo-my élite sur les opéraions différées. Avantages prétendus, dans ces conditions, des désarticulations, relativement aux amputations dans la continuité. On sait les vues ingénieuses et jusqu'à un certain
(1) Blessés à Chellatta, dans la colonne d'observation du général Maissiat.
point fondées, récemment produites, sur celle question, par M. le professeur Jules Roux, de Toulon. Sans prétendre raviver ici, incidemment, la savante discussion suscitée, au sein de l'Académie de Médecine de Paris, par notre éminent collègue de la Chirurgie navale, nous ne pouvons laisser passer l'occasion d'emprunter à la statistique chirurgicale des campagnes de Kabylie quelques enseignements.
Le chiffre des opérations différées a été, comme on l'a vu de 63 et comprend :
Succès Insuccès
1° 10 amputations de bras 1 9
7 avant-bras 3 4
18 — cuisse 7 1
16 — jambe 4 12
Soit, pour 51 opérations dans la continuité : 15 succès et 36Hnsuccès, ou 1 guérison sur 3,4.
Succès. Insuccès,
2° 6 désarticulations de l'(*paule .... 3 3
2 — du coude 1 1
1 du poignet .... 1 *
3 — de la hanche . . » 3 Soit, pour 12 opérations dans la contiguité : 5 succès et 7
insuccès, ou 1 guérison sur 2,4.
Ces résultats, en résumé, s'ils ne reposent pas sur une assez grande somme de faits pour affirmer la doctrine de l'honorable M. J. Roux, sont loin de lui être défavorables.
VIII. — Conservation des membres fracturés. — Préoccupation constante des Chirurgiens militaires, en dépit des préventions et des reproches gratuits dont ils ont été si souvent poursuivis par le vulgaire et même devant les Corps savants, la pratique conservatrice de nos ambulances trouve sa justification dans les tableaux précédents.
Pour un total de 156 hrisuies osseuses des appendices pcl viens < i ihnraciqucs. nous voyons en pffei. que l'amputation
immédiate n'a été jugée indispensable que 54 fois. Pour 102 autres cas, par un scrupule exagéré peut-être d'humanité et de défiance bien naturelle à pareille heure, nous avons cru pouvoir nous en rapporter à la nature du soin de juger, en faveur du blessé, une situation douteuse. Espoir vain et qui nous inspirerait presque des regrets, devant eetle douloureuse comparaison, que : de nos blessés opérés primitivement, sur ol , 48 ont guéri promptement, tandis que sur 63 opérés consécutivement après de cruelles suffrances, 43 ont succombé épuisés par la suppuration, dans les tourments affreux de la fièvre purulente, de l'étisie, etc!
IX. Traitement général des plaies d'armes à feu. Placer les blessés de telle manière que leurs parties lésées soient autant que possible relâchées, également et le plus largement possible appuyées sur les moyens de couchage dont on a la disposition. Les extrémités des membres seront un peu relevées, afin d'éviter l'engorgement et l'engourdissement des appendices.
— Nettoyer à grande eau les surfaces béantes, pour en expulser les caillots et mettre les parties à découvert, juger, à une première inspection sommaire, de la nature et de l'étendue probable des désordres.
— Calmer le moral en assurant le repos du corps.
— Panser à plat avec le linge fenêtre ou tout autre équivalent, serrer modérément les appareils et les arroser sans interruption avec de l'eau froide, le meilleur de tous les antiphlogistiques.
— Sonder les plaies douteuses, extraire les projectiles ei autres corps étrangers dont la présence a été reconnue an toucher.
— Pratiquer les incisions nécessaires pour compléter la recherche immédiate des corps étrangers et des esquilles, la plus importante et la plus fructueuse de toutes les explorations — débrider avec intelligence et réserve les trajets
longs et profonds, sinueux, dans les régions fibreuses et sous-aponévrôtiques qui font craindre les suppurations consécutives, copieuses, claustrées et leurs suites désastreuses.
— Assurer aux malades autant d'air ambiant ou renouvelé que les circonstances locales le permettent.
— Régler la nourriture et la boisson dans des conditions compatibles avec les réactions générales, la constitution et l'état de santé antérieurs, les sensations, les besoins développés par le traumatisme et que l'ingestion des liquides tempérants, acidulés est particulièrement propre à calmer, à éteindre.
— Etre sobre des médicaments internes, trop facilement sollicités et abusivement employés pour combattre la douleur, la fatigue, l'insomnie.
— Ne pas craindre au contraire de recourir au chloroforme, dans les cas d'hypéresthésie déterminée par les perquisitions laborieuses de projectiles ou d'esquilles, les réductions de fracture, l'application des grands appareils de pansement.
— Porter une attention toute spéciale au chargement et déchargement des blessés, au moment des évacuations que leur imposent toujours si douloureusement les nécessités de la guerre.
— N'exposer les plaies à l'air, ne renouveler les pansements que quand la malpropreté, la douleur, la qualité et la quantité de la suppuration, le besoin de contrôler la lésion en font une indication impérieuse — savoir résister aux suggestions importunes des patients toujours beaucoup trop curieux de faire découvrir les parties atteintes et d'apprécier par euxmêmes leur état — en un mot, comme je l'ai dit ailleurs (1) : panser quand il le faut, ne jamais panser inutilement.
Tels sont, dans l'ensemble, les préceptes qui me paraissent devoir assurer le traitement général des plaies d'armes
• 1) Des pantemtvls r*res tl fréquent» des plaie», in-8" Pari»-Stra»hourg, 1861.
â feu, traitement appliqué durant le cours de ces trois campagnes avec les avantages que nous avons amplement fait connaître.
X. — Balles perdues dans les chairs. — Partisan du débridement préventif des plaies par armes à feu, dans les conditions énoncées plus haut, je n'hésite pas à déclarer superflu, funeste — quand les recherches méthodiquement conçues et exécutées n'ont pu mettre sur la voie des projectiles, — de multiplier outre mesure des explorations banales, inutilement douloureues pour les blessés. Sans parler, en effet, des accidents consécutifs graves, inflammation, abcès, ruptures, fausses-roules, hémorrhagies, hypéresthésier résultats assez fréquents de ees manœuvres intempestives, l'observation a démontré que les corps étrangers ainsi abandonnés forcément dans le sein de nos tissus, s'ils n'ont pu s'y fixer définitivement et inoffensivement, viennent, en quelque sorte, d'eux-mêmes, révéler tôt ou tard, leur présence. Tantôt, un travail phlegmoneux se développe autour des projectiles : tantôt, des déplacements inopinés , des migrations heureuses rendent leur présence plus palpable, leur extraction plus facile.
Parmi les exemples d'inclusion définitive ou du moins slationnaire de balles, j'ai cité celui du Capitaine S", du 2e Régiment de Légion Etrangère, blessé aux Guechtoula, le 24septembre 1856. — Aux faits analogues d'extraction consécutive, dont il a été fait mention dans le cours de ces comple-rendus, j'en ajouterai quelques-uns, recueillis à d'autres sources d'observation : leur élrangeté me fera, j'espère, pardonner une courte digression.
1° Le 27 lévrier 1855, j'ai extrait de l'aisselle droite du nommé Redonnet, Zouave au 1" Régiment, une balle reçue au siège de Lagouath, en décembre 1852.
La plaie d'entrée du projectile se voyait très distinctement dans le triangle sus-elavieulaire. Depuis sa blessure, FT" avait eu de nombreux alxès axillaires. La
connaissance des coinmémoratifs m'engagea à faire chez lui de nouvelles recherches. Je découvris le plomb, enclavé sous le tendon du petil pectoral.
2° Le nommé Fournier, du 60e Régiment de ligne, entré à l'Hôpital du Dey le 5 mai 1857, a été atteint, au mois de mars de la même année, d'une balle qui a frappé le muscle crotaphyte droit parallèlement à la fosse temporale, et glissé du côté de la conque auriculaire. N'ayant pu la suivre audelà, on a cru qu'elle était resortie ou qu'elle avait été déviée. Ce militaire a eu depuis, une tumeur parolidienne, qui s'étend, en arrière, jusqu'à l'apophyse masloïde. Je l'incise et, à l'aide d'une sonde de femme, je découvre le projectile, si étroitement enserré derrière les attaches supérieures du sterno-masloïdien, que mes pinces et ma spatule ont toutes les peines du monde pour l'en déloger.
3° Un soldat du même Régiment, Berger, blessé au visage, porte, depuis neuf mois , dans l'épaisseur de la joue gauche un corps dur, discoïde, qui donne lieu à de fréquents engorgements œdémateux de la face et des paupières. Une incision verticale, au dev;mt du masséler, me fait tomber juste sur une petite balle aplatie cachée, entre le muscle et la branche ascendante du maxillaire, d'où je j'extrais avec la plus grande facilité.
4° Un Zouave qui, en Crimée, avait sauté en l'air dans une une explosion à la prise de la Tour Malakoff, se présente à ma visite en 1858. Il portait, profondément engagé dans les chairs, sous le téton droit, un corps dur, assez mobile, mais visiblement retenu par des aponévroses et qu'il croyait être un fragment «le halle ou de mitraille ; comme il en résultait de la gène, de la douleur dans les mouvements du bras et par suite une certaine tendance de la peau à l'érythèmeet aux phlegmons, je lui proposai de l'enlever. L'incision faite, quelle ne fut pas ma surprise d'amener avec mes pinces un morceau de ciment, très dur et dont les aspérités étaient coiffées d'adhérences fibreuses?
5° Dans cet hiver 1861, j'ai traité à la Clinique chirurgicale de l'Ecole de Médecine d'Alger, une femme polysarcique, sur laquelle un mari outragé avait déchargé un pistolet armé de deux balles. De ces deux projectiles, l'un, qui avait glissé sur les côtes, fut extrait par moi, dans les vingtquatre heures, de dessous le muscle très large du dos. Je ne pus trouver l'autre, qui s'était perdu dans les muscles très développés de l'avant-bras , en affectant un trajet vertical de bas en haut et se dirigeant vers les insenions supérieures des supinateurs. Ainsi que je l'avais pressenti devant les élèves du Cours, le plomb n'a pas gardé longtemps sa place au sein de cette région incessamment mise en mouvement par la grande locomobilité du bras. Il est, après quatre mois de migration, descendu sous la peau de la région radiale, d'où un peu de pusillanimité du sujet n'a pas encore permis de l'extraire.
XI. Hémorrhagies. On aura sans doute remarqué le petit nombre d'hémorrliagies qu'il nous a éié donné de mentionner dans le cours de cette relation. L'explication en est aisée à fournir. Les Arabes de l'Algérie ne disposent pas de canons dont les projectiles puissent faire, aux différentes parties du tronc et des membres, de ces larges pertes de substances qui comprennent nécessairement dans leur épaisseur des vaisseaux importants. Les rencontres à l'arme blanehe, très rares avec les cavaliers de la plaine, sont inconnues, presque impossibles dans des montagnes exclusivement armées de fantassins. — Restent donc les coups de fusil et les balles — de très petit calibre encore — desquelles les gros vaisseaux aient ;'t redouter les atteintes.
Les hémorrhagies ainsi produites se divisent naturellement en deux catégories, très nettement tranchées, quant à leurs conséquences et aux indications chirurgicales.
1° Si la balle, en pénétrant une des trois grandes cavités du tronc, y a ouvert une artère considérable, on dilacéré lai-
gemeni quelqu'organe majeur, le cœur, le cerveau, un des viscère* importants de l'abdomen , la gravité est sûre. Aux effets physiologiques de l'hémorrhagie proprement dite, viennent s'adjoindre les effets mécaniques de l'épanchement : la compression, l'asphyxie, etc., etc. Hormis quelques cas, où la ligature des artères du col obvierait à certaines hémorrhagies de la tête et de la face — la ligature ou la compression des artères intercostales, à un épanchement thoracique, — la mort, sur le champ de bataille, ou dans un très bref délai, est ici imminente. Elle a été malheureusement, nous l'avons vu, la solution la plus générale des plaies pénétrantes du crâne, du thorax et de l'abdomen, dont un grand nombre n'a pas même compté dans les étals d'entrée aux ambulances.
2° Le plomb, au contraire, frappe-t-il un membre, en un point correspondant au trajet des grandes artères, le chirurgien doit se tenir sur ses gardes : car, si la contusion, l'attrition des tissus, obturant les lumières vasculaires peuvent conjurer l'hémorrhagie instantanée, favoriser souvent l'oblitération définitive, n'a-t-on pas vu d'abondantes pertes de sang consécutives mettre les jours du blessé en péril, commander l'amputation, parfois entraîner la mort par syncope ou par épuisement 1 Les campagnes de Kabylie en ont fourni assez d'exemples pour appeler, sur la matière, la plus scrupuleuse et la plus immédiate sollicitude des praticiens militaires.
XII. Plaies de poitrine. Si le chiffre de 83 plaies de cette catégorie, pénétrantes, constitue un quantum élevé relativement à la totalité de nos coups de feu, nous pouvons, avec une satisfaction bien vive, inscrire, en regard de cette proportion attristante au premier abord, les guérisons si heureuses — j'allais dire si inespérées — obtenues sur 41 sujets. Ces exemples du reste ne sont pas rares, chez les blessés d'Afrique, et M. l'Inspecteur Guyon {Comptes rendus de l'Institut,
r. xx\]\ . rapporte eu avoir compté 39, de 1S3- a 185-4. Récemment, le Dr Fenin. à la suile d'une observation fort intéressante (Gazette médicale de V Algérie, 1861, n° 5), disait avoir relevé, d'après ses statistiques, une proportion de trois guérisons sur cinq plaies pénétrantes de poitrine.
La peûtesse relative des projectiles kabyles qui traversent facilement les espaces intercostaux sans les fracturer, et par conséquent n'entraînent pas alors, avec eux, dans le parenchyme pulmonairp, des esquilles plus dangereuses par leur séjour que les perles de substance elles-mêmes, — la cicatrisation plus rapide, interceptant promptement l'accès de Tair extérieur — une atténuation relative dans le nombre et la gravité des hémorrhagies. des épanchemeuts. des abcès, etc., — l'influence d'une climature tempérée, d'une clémence avérée pour les différents états organopathiques du poumon. — telles sont les raisonsjplus particulièrement propres à expliquer cette bénignité remarquable.
Dans quelques cas, l'on a pu présumer, admettre presque comme certitude, que les corps vulnéranis étaient restés dans la plèvre ou dans le poumon. Le fait le plus curieux de cette série, est sans doute celui du sergent H*", du 25e Régiment d'infanterie légère ;page 137, : chez lui, on a suivi, en quelque sorte pas à pas, les diverses migrations de la balle, jusqu'au moment ou elle a paru se fixer définitivement.
Sans doute, les observations de ce genre, dans lesquelles le diagnostic n'a pu se déduire que de motifs rationnels, demandent à être enregistrées sous toutes réserves. On comprend qu'à cause même de leur étrangeté, on les ail longtemps contestées. Il n'en saurait plus être de même aujourd'hui, que des constatations nécroscopiques établissent authentiquement leur réalité.
M. l'inspecteur Guyon a communiqué Comptes- Rendus, loco cilato l'histoire d'un soldat du bataillon léger d'Afrique, blessé le 7 juin 183G d'une balle perdue dans ie poumon droit, sans que mon s'en tut suivie au boni de
dix-huii mois, ce malheureux ayant succombé par reflet d'une affection interne, l'autopsie, faite avec beaucoup de soin, révéla les phénomènes suivants : le poumon droit fortement revenu sur lui-même. Sur la face antérieure du lobe supérieur, régnait une cicatrice formée d'un tissu blanchâtre très-dense, pénétrant la trame pulmonaire jusqu'à une poche centrale dans laquelle étaient parfaitement enkystés une balle, deux esquilles, un morceau de toile et un morceau de drap.
Le 21 octobre 1857, à l'époque même où nous recueillons ces documents, M. le DrLeanch, médecin à Cowlesham (Angleterre), autopsiant le nommé Barrât qui avait reçu, à Waterloo, un coup de feu à la poitrine, trouva la balle, enkystée au milieu du poumon gauche : elle y était, par conséquent, restée 42 ans ! {Revue médicale française et étrangère, janvier 1858.)
Parfois, le séjour des balles dans la cavité thoracique, sans compromettre la vie des bles'sés, les laisse exposés à des accidents périodiques d'une grande gravité, telles que pleurésies erratiques, hémoptysies, asthme, etc. La mort dans ces circonstances, pourrait être la suite d'une de ces crises intercurrentes ; comme aussi on a vu des exemples dans lesquels une constitution énergique, des soins bien entendus, une bonne hygiène, éloignaient de plus en plus le terme justement appréhendé de lésions redoutables.
C'est ainsi que chez le nommé Th'", atteint en 1857, d'un coup de feu, la balle avait divisé transversalement le triceps brachial droit et était passée dans le thorax, entre les septième et huitième côtes. Il n'y avait pas eu d'extraction, aucune cicatrice n'indiquait une plaie de sortie. Une matité absolue à la percussion et une obscurité marquée à l'auscultation (adhérences, indurations, kyste?) correspondaient à l'endroit delà blessure, dans l'hypochondre droit. La respiration reparaissait claire et sonore en arrière et en haut. Depuis l'accident, Th*" avait eu de nombreuses hémoptysies,
Quand je le vis, plusieurs mois après, il en avait encore, mais à intervalles qui se distançaient chaque fois davantage. Une pension de retraite lui a fait quitter le service et l'a soustrait à une observation ultérieure qui aurait certainement présenté un très grand intérêt.