‹ Campagnes de la Révolution française dans les Pyrénées Orientales et description topographique de cette moitié de la chaine pyrénéenne (volume 2)Chapitre 59 sur 71 · pasd'iacla · texte numérisé non relu

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16. PORTELL BLANQUE. — Il ii'est guèrc praticable que pour des hommes à pied. Mêmes alioutissants que le précédent.

17. PORT DE FRAMiQUEL. — Mauvais Sentier d'exploitation où l'on hasarde quelquefois des mulets. Mêmes aboutissants.

18. COL DU puiG MOREN. — Ce col, un des plus élevés de la chaîne, est une vaste pelouse qui s'allonge d'environ deux lieues vers le sudouest, mais qu'on traverse en une demi-heure. Pendant la saison des neiges (1), il sera toujours impraticable aux voitures et souvent même aux piétons, qui, du reste , par le pliis mauvais temps, attendent rarement quatre jours sans pouvoir passer.

19. COL DE LA PERCHE i2). — {Voif de la page 113 à la page 120.)

20. COL DE NAUFONDS.— Mauvais, bordé de précipices. On y monte : de Pratz-de-Balaguer , par l'âpre gorge de Carença ou par la vallée de Fontpedrouse. On descend : soit à Nuria, sur le Freiser (vallée de Ribas) ; soit aux Sept-Cases, sur le Ter (vallée de Campredon).

21. COL DE JEGANE. — Un pcu moins rude que le précédent. Point de départ, Tu-es-entre-Vall; d'arrivée, les Sept-Cases.

22. COLS DE MANTET ET DE MADONE. — Ces dcux cols Viennent à la suite l'un de l'autre; celui de Mantet est intérieur, et c'est par le col de Madone que l'on franchit la frontière. Ils peuvent donner passage à des gens à pied. Point de départ, Py, qu'on gagne, soit d'Olette, soit plus commodément de Cornelia ; d'arrivée , les Sept-Cases. De Py à Mantet le chemin est passable.

23. COL DE PREGUND. — Coutoume le flanc oriental du pic de Costabone. Il est très-rude. On l'atteint, soit de la vallée de la Tet par le Camagre, soit plus facilement de la Preste, vers les sources du Tech. Son point d'arrivée est Mollo, sur le Riutort, affluent du Ter.

24. COL DES AIRES OU plutôt DES ERES. — Travcrsc, dans sa partie la plus abordable, le grand plateau qui couronne la chaîne à cette hauteur , et met Pratz de Mollo en communication avec Campredon.

(1) Les neiges qui commencent dans les premiers jours d'octobre, quoique très-alDondaiites, seraient rarement pour les hommes à pied un obstacle sérieux, les mulets mêmes ne discontinueraient pas de passer sur leur croûte durcie par la gt'lée, si les vents ne soulevaient habituellement, sur ces hauteurs, des tourbillons furieux qui, en s'euirouffrant dans les fonds, produisent aux abords du col des brouillards épais comme la nuit. Ces tempêtes sont les filiaux les plus redoutés du passage des grandes montagnes, et c'est à elles, bien plus qu'à raboudanco des neiges, qu'on doit attribuer les sinistres qui viennent, chaque hiver, affliger ces tristes régions.

(2) Cette appellation de « la Perclie» qu'on retrouve fréquemment dans tous les pays de moniagncs, annonce sûrement l'abondance des Jieiges dont sont encombrés ces passages ([u'il a fa:lu jalonner de perches destinéees à, servir de guides pendant l'hiver.

Il a été fréquenté dans toutes les guerres qui ont eu pour théâtre les Pyrénées orientales (1).

25. COL DE VERNADELL. — Beaucoup moins coffimode que le précédent, mais néanmoins, passable. De ce col, d'ailleurs, on peut gagner celui des Aires, en suivant le plateau des crêtes.

Point de départ, N. D. de Corail, station remarquable; d'arrivée, Mollo.

26. COL DE MALREM.— Peu fréquenté. C'est le plus oriental de ceux qui versent dans le Ter.

\ Peu fréquentés. Point de départ commun,

27 COL DE coLLiT. f La Manère. Ces cols versent dans la vallée

28 — DE FALGUR. l de Bajet, l'un des principaux affluents de la

j Fluvia.

29. COL DE viLLAROJA. — Pi US fréquenté que les deux précédents. Point de départ, Saint-Laurent de Cerda; d'arrivée, soit Villaroja (vallée de Bajetj, soit Saint-Laurent de la Muga, par Carbonils et Albanya.

30. COL DES ORTS. — Point de départ, Coustouge ; d'arrivée, Saint- Laurent de la Muga, par N* S^ del Fau. C'est le chemin suivi en brumaire 1794, par une brigade française qui mit dix-huit heures pour exécuter ce trajet, en livrant, chemin faisant, trois combats.

31. COL DE COUSTOUGE OU DE LA CREU. — Poînt de départ, Coustouge; d'arrivée, Massanet. C'est le col qui, en 1793, a donné passage à la première colonne d'invasion. {Voir page 36.)

32. COL DU PLA DE LA CREU. — Mêmes aboutissants que le précédent. De là, en longeant le revers méridional, on peut gagner le col del Faitg.

33. COL DEL FAITG. — Point de départ, Arles; d'arrivée, Massanet. {Voir pages 36 et 37.) Une colonne espagnole, qui voulait, le 17 avril 1793, prendre ce col, s'est vue forcée de rétrograder.

(1) Une de ces opérations, racontée dans les Mémoires du duc de Noailles (tomel", pages 130 et 132), contient des détails intéressants. C'était le 18 mai 1689. Le duc allait assiéger Campredon : « Depuis trois heures du matin jusqu'au soir, lui fait dire le rédacteur de ses Mémoires, l'abbé Millot (Paris, 1777), nous ne fîmes faire que trois lieues à 12 pièces et à 2 mortiers, malgré 1,200 mulets et botes de somme qu'un vent impétueux, accom|)agné de grêle et de neige, jetait parfois dans les ravins. En certains endroits, le gros canon ne faisait par jour que cent vingt pas, si bien qu'il resta eu route et que le petit équipage seul atteignit Campredon. »

En 1691, il y eut un autre passage remarquable, celui du vice-roi de la Catalogne, qui parut devant Pratz de MoUo avec du canon.

Enfin, dans les guerres do la révolution, ce col a servi fréquemment aux deux partis.

-. \ Scabreux passages de contrebandiers,

34 COL DE LA NEIGE, j , , , , , , . • , , .

__ ) échelonnes sur le penchant oriental du

3t> — DELA BIQUE. ( -n , r, ,■

] massif des Saunes.

36. COL DE LAS iLLAS. — Tracé sur un plateau ouvert et facile, que la culture commence même à envahir. Il n'a de pénible que ses abords sur les deux versants, abords que l'on pourrait adoucir. De ce col aux suivants, la crête est d'un parcours facile. (Voir p. 36 et 37.)

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