COMMENT S’Y PRENDRE
LE colon Européen devra avoir soin d’adopter les méthodes dont la sagesse a été démontrée par l'expérience, et ne pas s’obstiner à suivre, dans un pays nouveau, telles ou telles pratiques qui lui étaient familières dans sa patrie.
Par exemple, pour ce qui regarde le labour, lorsqu'il s’agit de ôriser le gazon pour la première fois, la meilleure manière est de ne piquer qu’à une profondeur de deux pouces, et de ne retourner qu’un sillon de douze à seize pouces de large.
Si le colon arrive de bonne heure, au printemps, il pourra ensemencer d'avoine son premier labour ; sous l’effet d’une moisson croissante le gazon se décompose plus vite, il pousse moins de mauvaises herbes, sans compter que cette récolte, quoique moins abondante qu’elle le sera les années suivantes, lui donne déjà un assez joli revenu. Il suffit de répandre l’avoine sur la prairie avant de labourrer, et les tiges-se font jour à travers les sillons. C’est le mode suivi aux plaines du Nord-Ouest.
Dès la première année, le colon peut recueillir tout ce qu'il lui faut de pommes de terre pour les besoins de sa famille, de navets et de betteraves pour la consommation de son établie. Rien de plus simple : dans la trace de la charrue, on dépose les germes de la pomme de terre, ou les graines de la betterave, et, sans plus de cérémonie, on les recouvre par le sillon suivant. Pas n’est besoin de sarcler ces champs cultivés grosso modo ; seulement, pour empêcher les légumes d’être étouflés, coupez les mauvaises herbes, lorsqu'elles commencent à élever leurs têtes.
Le premier gazon, sans être très tenace, est un peu dur à briser ; mais une fois qu’il est retourné, le labour devient on ne peut plus facile, le sol est si friable que souvent un cheval suffit pour traîner la charrue.
Pour commencer les bœufs sont préférables aux chevaux, ils s’accoutument plus aisément à la nourriture du pays ; il n’est pas besoin de ration d’avoine et se contentent du foin indigène qui revêt partout en abondance ces immenses prairies. Une paire de bœufs ne coûtent presque nen à nourrir, et ils labourent, dans une journée, un acre et quelque fois un acre et demi,
‘Hoipuo,j sup amolos op sue ston no Xnop soide fynehtuo ma maris à +