‹ Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 75 sur 209 · EDUCATION · texte numérisé non relu

EDUCATION

L'éducation est sur un pied supérieur dans la province de Québec. Le Conseil de l'Instruction Publique, auquel le gouvernement provincial en a remis la direction, est composé des hommes les plus éminents 4: pays ; tous les évêques font, de droit, partie de ce Conseil, ce qui est une haute garantie qu’il ne se laissera pas entraîner sur la pente des idées malsaines et des expériences douteuses,

Les écoles sont sectionnelles, c’est-à-dire que chaque dénomination religieuse a le droit d’avoir les siennes ; la religion y est enseignée, et Dieu y règne en maître. Dans les municipalités où il existe plusieurs croyances, les écoles sont sous le contrôle des commissaires élus par la majorité; mais si la minorité n’est pas satisfaite de leur gestion des aflaires scolaires, elle peut, après certains procédés prévus par la loi, obtenir l'élection de syndics séparés, pour diriger ses propres écoles ; en sorte que la minorité, qu’elle soit catholique ou protestante, n'a jamais à craindre d’être opprimée.

Les colléges classiques sont au nombre de vingt-six, dont huit protestants et dix-huit catholiques, ces derniers sous la direction du clergé. Dans la plupart de ces lycées, on reçoit l’éducation et la pension pour la modique somme annuelle de 500 francs.

Les institutions qui donnent un cours universitaire sont au nombre de quatre.

Huit communautés de Sœurs enseignantes ont, pour les jeunes filles, de grands pensionnats dans toutes les villes importantes, et plus de trois cents couvents répandus dans les campagues.

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