‹ Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 78 sur 209 · AGRICULTURE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE

La grande masse de la population rurale tire sa subsistance de l’asriculture ; l’industrie manufacturière est en g 1nde partie concentrée dans les villes.

L’étendue moyenn: des fermes est de quatre-vingt-dix arpents dan. les seigneuries qui bordent le fleuve Saint-Laurent, et de 100 acres dans les nouveaux établi--ements situés dans cantons (townships).

Sur une ferme de cette étendue (2 arpents sur 45), un cultivateur industrieux vit avec sa famille dans une aisance inconnue au paysan européen, et trouve moyen de pourvoir à l’établissement de ses enfants

La plupart des familles fabriquent elles-mêmes avec le lin qu’elles cultivent, et la laine de leurs troupeaux, les étofies nécessaires à leurs vêtements ordinaires,

Dans les seigneuries où les terres valent en moyenne de $2,000 à $4,000, le nombre des cultivateurs qui peuvent établir leurs enfants autour d'eux est comparativement restreint ; il n’y a guère lieu de s’en étonner, si l’on songe que la plupart des familles se composent de dix à douze enfants. Assez souvent le père prendra le parti de vendre sa ferme et de s’en aller sur les terres publiques de la Couronne qui lui sont offertes à un prix purement nominal. Aidé de son capital, en peu d’années il aura conquis sur la forêt un magnifique domaine qu’il pourra léguer en héritage à ses enfants. Tantôt ce seront les fils, protégés dans leurs débuts par les économies du père, qui laisseront seuls la paroisse natale, pour aller s’ébaucher un établissement dans les bois, et revenir quelques années plus tard se chercher une compagne. Tantôt œæ seront des familles entières, chassées par les dettes et la misère, qui iront demander à la forêt un refuge et des jours meilleurs. Ainsi se déverse dans les townships le trop plein des vieilles paroisses, ainsi s’agrandit tous les jours le domaine agricole de la province.

D’après le recensement de 1881, on compte 137,863 habitants ou familles qui occupent des terres, dans la province de Québec, lesquels possèdent 12 millions et demi d’acres de terre, dont 6 millions sont améliorés et 4 millions sous culture, à part 2 millions d'acres laissés aux

pâturages, La récolte de 1880 donna ce qui suit :

Dé sesu soc suenss eut de 2,019,004 boisseaux (dans 10,227 acres) Orge................,. 1,751,539 “

0 PS 430,242 ss

AVOINB. 1.0 0 0100 0 0.0 0.0 66 0 19,990,205 se

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Pois et fêves....... …. 4,170,456 +

RTS ES 14,873,287 ‘4 (dans 3,046 acres 0 TR 1,572,476 #

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Mil et trèfle......... .… 119,306 “

Foin ..... PPT OT +. 1,614,906 tonneaux (dans 1,495,494 acres)

Les jardins et vergers occupent, en outre, une étendue de 55,000 acres de terre. Ajoutons que l'étendue territoriale de la province de Québec est de 488,676 kilomètres

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carrés, et que le nombre d’acres de terre arpentés dans les townships (cantons) et mis en vente par le gouvernement provincial est de plus de 7 millions d’acres.

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