MARCHE, DURÉE, TERMINAISON
On a VU l'adhérence cutanée ne paraître qu'après 7 et 8 ans.
L'ulcération de la peau peut exister dès le 3° mois, mais ne survient ordinairement que vers le 20' mois. Winiwarter fixe la moyenne à 17,7 mois; Oldekop à 26,4 mois; Sprengel à 20,3 mois; Heincke rà 19,3 mois; Gross à 15,8 mois.
L'engorgement ganglionnaire [apparaît parfois dès les premières semaines; on F a vu ne se montrer qu'après 7 ans.
Winiwarter en note l'apparition moyenne à 14,7 mois.
Oldekop — — 16,5 —
Heincke — — 9>7 —
Sprengel — — l^jS —
Fischer — — 20,6 —
Gross — — 12,8 —
L'immobilité de la tumeur sur les tissus sousjacents surviendrait :
Pour Winiwarter à 22,7 mois.
— Oldekop a 23,4 —
— Heincke à 24,8
— Gross à 16,9 —
ce qui donne une moyenne de 21,9 mois.
Quant à la généralisation, on l'observerait vers le 2o" mois d'après Sprengel, Winiwarter et
Fink, vers le 30» pour Henry el au bout de ôb mois seulement suivant Oldekop •
Le peu de concordance de tous ces chîfTres est la meilleure preuve de leur parfaite inulililé. C^omme le fait remarquer Delbet, tous ces ren^ seignemeuts tirés de la clinique sont sans valeur. Les ganglions et l'aponévrose pectorale sonlen-^ vahis niicroscopiquement sans qu'on puissés'en rendre compte à l'œil nu, à plus forte raison au lit dumalade. Gussenbauerdès 1881 prouvait que des ganglions d'apparence sains étaient déjà carcmomateux, etses assertions ont été maintes fois contrôlées. Heidenhain montrait plus récemment tout l'intérêt qu'il y a à enlever l'aponévrose pectorale, si souvent envabie par des traînées épitbéliales (V. page 36), alors que riennele fait soupçonner. Il est donc de fort peu d'importance de savoir exactement à quelle époque précise de l'affection on peut constater cliniquement soit l'adénite axillaire, soit l'adbérence profonde.
La durée totale de l'affection est variable et devient fort longue dans quelques cas. Paget estime que le carcinome évolue en un peu plus de quatre ans, et Bryant est du même avis. Suivant Sibley, la durée atteint 32,25 mois sans