‹ Candidature à la Faculté de médecine. Exposé des titres et travaux scientifiques... (avec notes manuscrites)Chapitre 5 sur 12 · Leçon clinique sur l’éclampsie puerpérale · texte numérisé non relu

Leçon clinique sur l’éclampsie puerpérale

Leçon faite à la Clinique d’aooouohement, pendant le service intérimaire des vacances. L’auteur y insiste particulièrementsur l'étiologie et le traitement de la maladie. La gestation utérine, la pléthore massive du système sanguin, une toïémie spéciale liée presque toujours à l’albuminurie, enfin l’irritabilité exagérée du système nerveux, d’où dérive une facilité plus grande des transmissions réflexes; telles sont les causes essentielles de l’éclampsie. Quant au traitement de cette afTeolion, il doit précisément satisfaire aux diverses indications qui découlent de ces notions pathogéniques.

La déplétion utérine (quand on peut l’effectuer sans violence), les émissions sanguines, l'emploi du chloral ou du chloroforme, enfin la suppression de toute cause propre à exciter l’action réflexe, en représentent les points fondamentaux.

32. — Leçon clinique sur un cas grave d'anasarque alhuminwnque pendant la grossesse.

(Goj. des Mpilaux: 21 ocl. 1876.)

Femme de 20 ans, enceinte pour la seconde fois, qui fut prise, dès le quatrième mois, d’un œdème rapidement généralisé. Ascite considérable; crises répétées de vomissements et de diarrhée. Albuminurie abondante, accompagnée de tubes hyalins. Des accès violents de suffocation forcèrent l’auteur à pratiquer la paracentèse de l’abdomen, ainsi que de nombreuses

mouchetures sur les membres intérieurs. Vers sept mois et une semaine

de gestation, il dut même recourir à l’accouchement provoqué, ce qui causa une rémission heureuse dans les accidents.

33. — Déchirure circulaire du segment inférieur de l'utérus pendant l'accouchement.

(Thèse du D. Eury. Paris, 1873.)

Premier exemple de ce genre, qui ait été signalé en France. M. Guéniot prit texte de cette observation pour une de ses leçons cliniques, reproduite

en partie dans la thèse du D'Eury. Depuis lors, M. Polaillon a relaté un tait analogue (Soc. de chirurgie; 12 avril 1876).

34. — Cancer de l'utérus pendant la grossesse et l'accouchement.

(Jn Mto. du Dr Ohanlreuil sur ce sujet, Paris, 1872.)

Deux observations importantes, relatées par M. Guéniot. Dans l’une, il s’agissait d’un cancer végétant qui dut être enlevé par fragments pour permettre à la main d’effectuer la version. Dans l’autre, le col utérin étant dégénéré sur presque tous les points, l’extraction du fœtus nécessita plusieurs débridements de cet organe. Les deux femmes survécurent aux suites de l’accouchement, mais elles succombèrent, l’une au bout de six semaines, et l’autre plus tardivement, à l’affection carcinomateuse.

3b. — Remarques sur wn cas d'occlusion du vagin par l'hymen, chez une femme en travail d'accouchement.

IV. — OBSTÉTRICIE OPÉRATOIRE 36. — Parallèle entre là céphalotnpsie et l'opération césarienne.

Ce travail est divisé en quatre parties, dont chacune comprend elle-même plusieurs chapitres. Dans la première, l’auteur jette un coup d’œil rapide sur l’histoire de l’opération césarienne et de lacéphalotripsie; puis, il établit un parallèle historique entre ces deux méthodes chirurgicales. Dans la deuxième, il étudie successivement chacune de ces opéraüons au triple point de vue de son mode d’exécution, de ses difficultés et de ses suites normales ou compliquées ; puis il les compare entre elles dans un chapitre spécial. La troisième partie est consacrée à l’exposition des résultats statistiques qu’elles ont l’une et l’autre fournis. L’auteur discute avec soin ce point important et si obscur de la question, et rapproche ensuite les revers et les

chapitre final, il met en regard les indications de l’une et celles de l’autre, et déduit de ce rapprochement quelques conclusions finales.

Plusieurs faits cliniques, relatés par l’auteur, et un tableau statistique de vingt-deux cas de céphalotripsie figurent au nombre des parties originales de ce travail.

37. — De l'opération césarienne à Paris et des modifications qu'elle comporte dans son exécution.

Mémoire important divisé en deux parties. Dans la première, l’auteur esquisse l’iiistoire des diverses opérations césariennes qui ont été pratiquées

mlure de la plaie utérine, qu’il considère comme devant être le plus souvent évitée; 2" la formation des adhérences entre la matrice et la paroi abdominale, circonstance très-favorable qu’il importe de favoriser; enfin, Ventrelm d’une double voie S écoulement qui conduise avec facilité les liquides utérins au dehors.

38. — Mémoire ew l'emploi de la force mécanique dans les accouchements.

L’histoire de l’art nous apprend que l'emploi de la force mécanique, après avoir été tour à tour conseillé, puis rejeté, a finalement conquis la faveur

conclure de ce fait qu’il en serait de même pour la chirurgie obstétricale? C'est ce que M. Guéniot cherche à élucider en analysant avec rigueur les circonstances spéciales que présente la pratique des accouchements, et en les mettant en parallèle avec celles, d’un ;caraclère parfois très-différent, que l’on rencontre en chirurgie. De cette étude comparée, l’auteur déduit les deux conclusions suivantes :

1» La force mécanique peut être légitimement appliquée aux accouchements toutes les fois que, par suite d’efforts exagérés, l’opérateur est exposé à perdre la pleine possession de ses mouvements.

2" A moins de vouloir abuser de cette utile ressource, là doit s’arrêter l’intervention des machines; et presque toujours, à un certain moment de l’extraction fœtale, il sera indiqué de leur substituer la force manuelle pour compléter l’opération commencée par elles.

39. — Procédé nouveau de version applicable aux cas difficile ou procédé ano-pelvicn.

Si la version est généralement une opération très-simple, on sait aussi que, parfois, elle présente les plus graves difficultés. Le tétanos de la matrice, une étroitesse excessive du bassin, des manœuvres inopportunes ou trop répétées sont particulièrement propres à les engendrer. Aussi, en raison même de ces difficultés, les accoucheurs ont-ils imaginé divers genres de mutilation du fœtus, tels que : la dérotomie ou section du cou, l'éviscéra-

thodes qui leur est le plus familière. Après tout, la bonne manœuvre d’uu insirument médiocre est peut-être moins dangereuse que l’emploi défectueux d’un instrument parfait. »

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