ACTE II, SCÈNE VI
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PIGAUT.
On ne vous empêche pas...
Messires... veuillez, je vous prie... il n'y a pas de temps à perdre... j'ai à vous consulter sur un objet très important, et si nous nous occupons... songeons d'abord à nous préserver tous du danger.
TOUS
Oui... oui... préservons-nous...
Ah!... enfin... eh bien!... il s'agit d'un léger impôt à...
TOUS
Encore !...
Comment encore? c'est la première fois depuis que je...
SIMON
Si vous commencez déjà...
Ah çà!... croyez-vous donc que vos soldats...
SIMON
Les soldats... pourquoi avez- vous des soldats?...
Vous refusez tous d'aller sur les remparts... il faut bien alorssi mon.
Il faut... je n'en vois pas la nécessité...
Mon Dieu! 'mon cher ami... que vous êtes peu raisonnable... mais qu'est-ce vous voulez donc?
SIMON, cherchant ses mots.
Eh bien !...je veux... c'est-à-dire... je désire... que... enfin... je crois... je demande... qu'on trouve... un moyen... il faudrait trouver un moyen...
Eh bien!... c'est pour ça que je vous rassemble... vous ne m'éooutez pas...
SIMON
A qui la faute?... expliquez - vous clairement... comme moi!...
Eh bien ! je vais vous le dire en quatre mots : il s'agit d'un impôt.
SIMON
Sur qui doit-il peser?
CANDINOT, avec force.
On va vous le dire... mais, pour l'amour de Dieu, Simon , taisez-vous.
Si on ne peut pas dire son avis. .
Allons...
SIMON
Si la voix des conseillers est méconnue... si le roi veut étouffer...
Qu'est-ce que j'étouffe ?
SIMON
C'est de la tyrannie toute pure... et je ne vois pas ce que nous faisons ici.
Hein?
SIMON
Il veut faire le petit despote.
Asseyez-vous.
SIMON
C'est bon... (A part, en s'asseyant.) Caligula ! (Se relevant.) J'espère bien qu'on n'aura pas l'indignité d'exiger des bonnetiers...