SCÈNE III
Les Mêmes, moins NIVELLE.
MARIE, à part.
M. Pierre m'avait pourtant bien promis d'être ici quelques j©urs avant la Toussaint.
BERTHELINE, à elle-même.
Oui , c'est cela... une] au compère Morin le drapier, une à Mathieu l'armurier, une autre à Boudichon.
MARIE
Boudichon le tanneur !..
BERTHELINE.
Certainement... ça le flattera beaucoup... il croira que je l'estime très fort...
Air : Il me faudra quitter l'empire.
^0 II faut savoir avec adresse Amener tout le monde à soi.
MARIE
Toujours flatter, mentir sans cesse, Et paraître de bonne foi, Voilà ce qui me passe, moi.
BERTHELINE.
Puisqu'à flairer l'encens , ma chère , Nos bons bourgeois sont toujours prêts , Et que d'eux seuls dépend notre succès , Flattons-les donc ; mais , entre nous , j'espère M'en bien dédommager après.
MARIE, distraite.
Mon Dieu ! ma mère , que de peines vous vous donnez pour une chose si...
BERTHELINE.
Si... si quoi?., tu trouves peut-être aussi que j'ai tort... voyez-vous ça!.. Petite ingrate!., tu ne vois donc pas que si ton père est échevin , tu peux faire un brillant mariage.
VILLE DE nT,rîYcrirn
XrJ^lES \S^ BRVSSEL
CANDJNOT
MARIE Hélas !
BERTHELINE.
Hein ! qu'est-ce que c'est?.. Ah ! ah !... est-ce que par hasard tu penserais encore à ce petit ouvrier ?... Si je le croyais...
AUBTUOT.
Eh! la, la, dame Bertheline, Pierre Josserand est un honnête garçon... j'en ai entendu parler.
BERTHELINE.
Je ne dis pas, mais....
Fort habile en serrurerie, m'a-t-on dit, et adroit à travailler l'or... N'avait-il pas la confiance de maître Saulnier, l'orfèvre du feu roi?
BERTHELINE.
Oui... mais....
AUBRIOT
Croyez-moi, dame Bertheline, lorsqu'à son retour de Paris Pierre Josserand se présentera ici... ne le repoussez pas... j'ai ide'e que ce garçon-là fera son chemin.
BERTHELINE.
Nous verrons bien.
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