‹ Cantate, la confédération [microforme]Chapitre 1 sur 13 · RECITATIF COUP D’ŒIL SUR L’HISTOIRE DE LA COLONIE · texte numérisé non relu

RECITATIF COUP D’ŒIL SUR L’HISTOIRE DE LA COLONIE

Colomb depuis treize ans avait conquis un monde. Majesteux et fier, jusqu'à la mer profonde,

Le Saint Laurent roulait son flot libre, indompté ; Vierge encor,rien n'avait troublé sa pureté, Lorsqu'un jour, tout-à-coup, ses eaux capricieuses Courbent sous un vainqueur leurs cimes orgueilleuses : Parti de l'Orient, un Français, le premier,

Montait le fleuve Roi, c'était JacouEs CARTIER.

À son aspect soudain, les Tribus des sauvages Accourent à l’envi couvrir les deux rivages ; Leurs devins et leurs chefs le proclament partout Messager de l’Æ£sprit, fils du Grand Manilou.

Du pays, en un jour il a fait la conquête ;

Partout bien accueilli, sa marche est une fête.

Et ces bords inconnus, pour la première fois, Voient un drapeau flotter à l'ombre de la croix

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Mais bientôt, après lui, ces champs couverts de huttes Virent d’affreux combats et d'héroïques luttes. Toujours l’arme à la main, les courageux colons D'un sang vivace et pur fécondaient laurs silions. e St, CA 6 + ee * (USE. *

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Les épis ondoyaient en de vertes campagnes, Et jusque sur le flanc de nos riches montagnes, De distance en distance, une église dans l'air, Lançait sa flèche aigüe au milieu du désert.

Des bourgs et des muisons, à la façade neuve, Riantes se miraient dans les ondes du fleuve; Et la première Ville, en ce climat lointain, Eclot en Acadie an souMe de Champlain :

Tandis que sur son roc, sentinelle guerrière, Comme un soldat debout, veillant à la frontière, Il bâtissait Québec. Emule en son labeur, Maisonneuve aussitôt fonde une ville sœur :

Montréal, qui s'étend le long de ces rivages, Dont le vieux sang Français a fècondé les plages ; But aux vaillants ussauts de cruels ennemis, Boulevart redouté couvrant tout le pays.

Avance, maintenant, pionnier intrépide,

Le pays est ouvert; un nouveau chef te guide : Lassalle, va, bientôt, courageux voyageur,

A découvrir au loin employer son ardeur,

Rien n'arrète ses pas, nul péril, nul obstacle, Lorsqu'à ses yeux ravis, à sublime spectacle ! Un grand fleuve apparait, c'est le Mississipi, Dont le cours orageux s'enfuit vers le midi.

Les terres de l'Ouest, les Montagnes Rocheuses, Livrent tous les secrets de leurs cimes ncigeuses ; Et la Fleur de Lys d'or brille en ce continent, Du Golfe du Mexique au Golfe Saint Laurent.

La colonie ainsi puissante, à sa naissance,

Fille du sol natal, fut la Nouvelle France.

Noble nom que porta le pays tout entier

Trois siècles avant nous. GLoIRE à JAGQUES CanTier !!! CHŒUR.

Justement fiers d'un passé tout de gloire Enfants issus d'un peuple de Héros,

Comment chanter dignement leur mémoire,

De leur vertu les glorieux travaux ?

Vainqueurs du temps leurs efforts magnanimes, Font aujourd'hui notre orgucil, notre espoir. Faibles rivaux de vos âmes sublimes,

De loin vous suivre est tout notre devoir.

REFRAIN

Honneur,honneur aux vertus de nos pères, Chantons eu chœur leurs hauts faits, leur valeur, Dignes Aveux, c'est un peuple de frères

Qui vous célèbresaux élans de son cœur, (1)

SUITE DU RECITATIF.

Planant à l'horizon, jeune, plein de courage,

Un aigle au vol hardi, va fondre, aux jours d'orage, Sur ce sol convoité. Pays trop tôt conquis,

Et trop tôt, par le sort à notre amour surpris,

Où tes mœurs et tes lois, ta langue harmonieuse, Survivent plein d'éclat, O France gloricuse ! Rappelant, qu'autrefois, on vit tes étendards,

De ces climats lointains, affronter les hazarde,

Vous portez aujourd'hni le joug de nouveaux maitres. Toi mème à Canada, terre de nos ancètres,

(1) N. B.-Ce couplet ainsi que celui qui précède le chœur de femmes et d'enfants est d'une plume étrangère, Le besoin des répétitions ayant demandé la composition de ces deux strophes durant une grave "paladie,de J'antgur,

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Cent ans déjà passés, tu vis ton pavillon,

Jusque alors redoutable à la fière Albion, S'incliner glorieux mème dans sa défaite, Sauvegardant tes droits, amoindrir la conquête : Tandis que tes combats rendaient tout l'univers es he tes à ta cause, à tes nobles revers; Que Montcalm “perdu voyait fuir la victoire,

Et tombait foudrové, déjà mûr pour la gloire, Avec Wolf son rival: tous deux frappés an cœur Mouraient en chevaliers, sans reproche et sans peur. Tes fils, gardant alors leur mâle indépendance, Dépouillés, non vaincus, défendent ta puissance. Toujours un serviteur à ta gloire attaché

Elustra son pays. Faut‘il nommer Taché Guerrier, Légisiateur, Ministre, Politique,

Noble cœur, ferme appui de la chose publique, Dévoué citoyen, modeste en sa vertu,

Mourant, soldat, chrétien, comme il avait vécu.

Soudain quel grand spectacle et quelle nouvelle ère S'ouvre aux veux étonnés dans ce vaste hémisphère, La foule dit Piral ! CONFEDERATION !

Cest un peuple nouveau devenant Nation.

Et ce triomphe heureux, pacifique victoire, Sera l'un des grands faits de notre jeune histoire. Vous, mesurez des veux sur ce grand continent

La part aujourd'hui faite aux fils du Saint Laurent, Haut et Bas-Canada Brunswick, Nouvelle-Ecosse: Provinces, saluez! Le nain s'est fait colosse. Et si jamais un nom, illustre souvenir, Doit un jour, radieux, briller dans l'avenir,

rest celui dont la vie et la noble existence, - Fidèle à l'Angleterre, amicale à la France, S'employa toute enticre à grandir son pays.

Pur, désintéressé, sourd aux voix des partis, Marchant droit à son but : tel, à sa découverte, Jadis, marcha l'ayeul, sur la mer entrouverte ; C'est le second du nom, Le plus noble héritier Du Malouin hardi. GLoiRe À GEORGE CARTIER !!

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