‹ Cantate, la confédération [microforme]Chapitre 9 sur 13 · LE CHANT DU MOUSSE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU MOUSSE

Mousse, marin, né dans la hûne, J'aime la mer, j'en suis jaloux.

Laissant repos, gloire, fortune, Pour l'océan ct son courroux ; Gai matelot, quand la tempète Souffle, mugit, troublant les airs, Ma voile blanche et la mouette Semblent voler dans les éclairs ; Puis quand le calme après l'orage Déride eniin le front des cieux, J'accoste, alerte, et sur la plage, Je bois, je chante insoucieux.

REFRAIN

Hisse le for, largue l’amarre, Mon brick se berce sur le flot; L'æœil au bassoir ; veille à la barre Voiläjles cris du matelot.

Mme. Couplet.

Je porte les trésors des Mondes A chaque bout du l'univers,

Et dans mes courses vagabondes J'ai sillonné toutes les mers,

Aux eaux de l'Inde et d'Amérique J'ai coule-bas cent galions ;

J'ai fait la traite à Mozambique Et dévoré des millions.

Aussi j'espère, vieux corsaire, Dormir un jour au sein des flots:

La vague bleue est le suaire,

Le vrai linceul des matelots,

REFRAIN

Hisse le foc, larguc l'umarre, Mon brick se berce sur le flot ; L'œil au bossoir ; veille à la barre Voilà les cris du matelot,

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