‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 15 sur 88 · LU CANTIQUES · texte numérisé non relu

LU CANTIQUES

L'’excès de son amour.te somme, : ; EE Un | D'être à lui sans temporiser, “MiPour r Puisqu’il n’a voulu se faire homme, ‘4 Qu'’afin de te diviniser. h

Ce Samaritain charitable, Touché des maux du genre humain, Guérit tes playes dans l'étable, Ses pleurs servant d’huile et de vin:

Ce vraie Noé, vrai Patriarche, Qui cache sa Divinité, , Nous sauve tous entrant dans l'arche :

De notre foible humanité...

Quel bien pour la nature humaine - D’être unie au Verbe Divin,

Ei de ne craindre plus la gêne, Qui devoit l’accabler sans fin :

Quel honneur pour notre nature, D'’être au-dessus des purs Esprits, Chrétien exalte sans mesure,

Ce bonheur sans fin et sans prix..

Le Roi des hommes et des Anges, :

Le Souverain de l’Univers, Qu’on voit envelopé de langes, .

Nous lie à Dieu brisant nos fers :.

Ce vrai Samson seul invincible, .

Lié des chaines de l’amour, .

N'est Le à l’homme inaccessible ; :

Grands et petits lui font la cour.

Approchons de ce Fils unique, De l’image du Tout-puissant, Et tâchons de mettre en pratique, .

Ce qu’il nous enseigne en naissant...

Un peu de foin lui sert de Chaire, Pour nous prêcher l'humilité,

Ma charité, la vie austère.

t l'amour de la pauvreté.

Que chacun tâche de renaître ; :

Quele superbe soit petit, Que l’avare cesse de l'être, Que l’impur dompte l'apétit, 14 Que tout pécheur se convertisse, * Que tout parfait soit plus parfait, : Que chacun combatte le vice,

Et du Sauveur sente l'effet.

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