‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 41 sur 88 · SR S · texte numérisé non relu

SR S

JAcos.

Faites comme je propose, , Toute chose :

Dieu nous sera provident.

Portez une bonne somme A cet homme Qu'on a fait Sur-Intendant.

Ses FrRerEs À Joserx.

Agréez, grand personnage, L'humble hommage Qu'en tremblant nous vous rendons, Nous venons vous reconnoitre, Pour vrai maitre, Des biens que nous possédons.

JosEPH.

Ce ne sont que des souplesses, Des finesses, Pour épier le pays ; Et si je ne vous accorde Que la corde, Vous serez bien ébahis,

Ses FRERES.

Que le Ciel par sa justice .. Nous punisse, Si nous avons ce dessein.

Nous ne sommes venus vite,

En Egypte, Que pour acheter du grain.

Joserx. Es

Je veux qu’on vous emprisonne,

Et j’ordonne, De La torture sans merci, , Que chaque frère me dise

Sans feintise, ; D Si vous êtes tous ici. ‘ Le

SES FRERES. J J’a

Ïl reste encore notre père, Outre un the Î Qui se nomme Benjamin.

Pour Joseph le pénultième, Rei Notre onzième ; Tâ

Il fit une triste fin. D’

RugBEN ET 8Es FRERES.

Vous voulûtes satisfaire La colère, Vendant Joseph vingt deniers.

Il est juste que Dieu venge Ce bel Ange, Nous détenant prisonniers.

SEs FRERES.

Souffrons tous la juste peine De la haine, Qui nous le fit vendre à tort ; Et perdons toute espérance, Notre offense, Mérite à bon droit la mort,

. JosEru,

Justes Cieux ! leurs pleurs, leur crainte,

Leur complainte, Me contraignent de pleurer.

Il faut donc que je me cache, Que je tâche De les faire renvoyer.

Trois fois Saint, Dieu de mon âme, Je me pâme Du plaisir que je reçois, La joie-excite mes le rmes ; O quels charmes !

J'ai mes Frères avec moi.

Maître-d’'Hôtel, tout à l’heure, Sans mesure, Remplis les sacs de ces gens.

Tâche ensuite avec adresse Et vitesse, “ D’y mettre aussi leurs argens.

-SEes FRERES.

Monseigneur, le-Ciel vous rende La guirlande Qui répond à vos bienfaits.

Vous méritez la couronne Que Dieu donne Aux hommes les plus parfaits.

+ JosEerx.

Je détiens dans l’esclavage Pour "tage Siméon ot benin.

. Je prétends qu’il y demeure, Jusqu'à l’heure Que je verrai Benjamin.

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REFLEXION

Si Dieu permet qu’on t’abaisse, Qu'on t’oppresse ; Garde-toi de pitt cœur, L’adversité de ce monde Te seconde, Pour en demeurer vainqueur.

Lorsqu'il veut qu’on te révère, ur ton frère, | Et qu’on t’élève aux grandeurs ; Souviens-toi de la poussière De ta bière, Au milieu de tes splendeurs.

Si l’orage et la bonace, Par la grace, Sont dans ton cœur bien d’accord ; Tu ne feras point naufrage, Car l'orage, Te conduira.dans le port.

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