‹ Capsule; comédie de salon en un acteChapitre 14 sur 22 · prenons · texte numérisé non relu

prenons

i VPSI i i:

< lui reprenons !

M.- jeu. liiinii.iii.ni-- nerveuses

i \ COMTl SSE

Affreux ! affreux !

CAPSl 1 i-

Mais non. comtesse, mais mm, je vous assure que le métropolitain esl une invention....

la comtesse, changeanl de ton, tri'- naturelle. Ah! non, je n'y suis pins, moi! C'esl fini!

Le faii esl qu'il y a de quoi être désarçonné!

LA. COMTESSE

<»!i n'a pas idée de ça... vouloir faire le seigneur!

Aller me parler de l'Hôtel de Bourgogne, à moi qui suis de Bordeaux !

LA COMTESSE

Pour voir sa pièce! sa pièce! c'esl admirable!... Capsule! En voilà un titre! Sa pièce... elle est jolie, sa pièce! C'est-à-dire que, si elle n'était pas jouée....

Par vous, ma chère Piernold....

LA COMTESSE

\ ous \<»ulez des compliments, mon cher Galipaux?

Je di> ce que je pense

la comtesse, minaudant.

Trop gentil!

Non. non. je suis sincère!

la Comtesse - faites quelque chose de rien.

JE SUIS COVFÉnENCIER, M- M'INTERROMPEZ PAS!

C IPSl i I ■ iPSl i i

\ ous me passez de la pommade.

I \ COMT]

i ialipaux ! mettons : par nous deux.

i \r-i i i Si \ ous \ oulez.

I \ | OM i E -l.

Si elle n'était pas jouée par dous deux, elle ne finirail pas.

Parbleu!... Oui, mais en attendant, il faut La commencer.

LA COMTESSE

Oh! faut-il?...

Dame!

LA COMTESSE

C'est égal, c'est un idiot, voire ami!

CAPSULE, allant s'asseoir sur la chaise près de la table. Oh ! mon ami !...

LA COMTESSE

Vous le renie/.:'

< 1APSULE

Je ne le renie pas, mais enfin, ami... ami... c'est bientôt dit, ça! Figurez-vous que... mais d'abord.... (Au public.) Il faut que je vous raconte comment j'ai fait la connaissance de Larcher. Figurez-vous.... Ah! ce n'est pas très vieux, c'était....

la comtesse, l'interrompant.

Mais je sais tout ça.

Comment?

LA COMTESSE

Tout à l'heure, il l'a raconté lui-même.

C'est juste! Eh bien, donc... il me communique « Capsule », sa pièce. Seulement, voilà, pas très forte, sa pièce, au seigneur de Bourgogne.... Alors je lui dis : « Il sera nécessaire de la faire précéder dune petite causerie... courte, mais gaie.... Si vous avez besoin d'anecdotes drôles et inédites, j'en ai toute une provision à votre service. » Il reprend : « Ouah! ouah!... » [A la comte---.) Vous savez comment il fait : ouah! ouah!

i x , ,,\i 1 1 -~i se lève, M' nt h lui. \,,n, vous ne le tenez pas bien; il rail : Ouah! ouah! . vpsi le, même jeu.

je vous demande bien pardon, il fail co le ceci : Ouah!

ouah!

I \ COMTl

Von, non ! c'esl : Ouah : ouah !

I VPSU1 E

Écoutez, voilà longtemps que je le connais... je suis sûr de le reproduire; son : ouah ! ouah ! je le tiens bien !

LA i OMTE -l.

Comme vous voudrez! (A part, pimbêche.) 11 fail toujours tout

mieux que les autres !

Elle se rassied.

Vous dites?

LA COMTES i:

Rien ! allez!

« U'-i le. nerveux.

Bref, qu'il fasse : Ouah! ouah! ou : Ouah! ouah! il me fait ouah! ouah! comme qui dit : « Ah! la. la! des anecdotes gaies, des mots d'esprit, mais jeu vends... je marche dessus. » (Levant iaules. Il marche dessus!... enfin!... et au lieu de ça, au lieu de m'écouter... il arrive ici. se colle derrière cette table (Il s'j met. . - ssied sur «elle chaise Même jeu.) et fait une conférence.

la comtesse, riant.

< di! une conférence !...

Oui. vous avez raison! (Limitant.) Oh! une conférence!...

la comte-se, sérieuse.

C'est moi, ça?

Oui, je vous imite bien. «Test ça, hein?

LA COMTE-SE

l'as du tout !

Ah! permettez!...

LA COMTESSE

Enfin, mon cher, vous n'avez pas la prétention de m'imiter mieux que moi-même !

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