V U. — LETTRE DE CHARLES-QUINT A MADAME RÉGENTE
EN FRANCE
Protestations d'amitié pour le Roi et pour madame la récente. — Uéair de la ptùz générale.
(Juin 1535.)
Madame ma bonne mere, j’ay veu ce (|ue vous m’avez escrlpt par mon vice-roy de Naples , et entendu de luy tout ce que dit luy a esté. Et quant à la bonne voulonté et affection dont en vostre lettre me faictes mencion, par ce que du passé ay faict. Dieu et le monde peuvent avoir congnut la mienne, quelle ne ce trouvera jamais sinon désirant le bien de paix generalle, et l’entretenement de l’amltyé
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 235 avec le Roy mon bon frere, comme plus au long pourrez entendre par mon ambassadeur. Et pour ce, ne vous feray ceste plus longue. C’est de la main de vostre lx)n fds
CHARLES
N* en.— LETTHE DE L.A DUCHESSE D’ANGOULÈME AU KOI
Elle s« réjouit du bon traitement que ie soigneur Alarcon fait au Roi. — Elle et tout le royaume
lui on auront obligation.
(Juin IS36.)
Le souvent ouyr de voz nouvelles m’est sy grande consolacyon, avecques la seureté que par vostre lectre il vous a pieu m’escripre par ce porteur de vostre senté et entyere guérison, que se m’a esté une se grande vye, et doutay-ge avoir entendue le bon et honeste traitement que vous fait le seigneur Larcon, quy rent oblygé non moy comme mere, mes tout vostre reiaume envers luy; vous suplyant, monseigneur, ne vous donner nulle peine pour la niyenne; car, puisque vostre personne se porte bien, je mectré peyne, avecques l’ayde de Dyeu, de soutenyr toutes choses et de redoubler toute ma force pour pourvoyr en tous voz alTeres, car pour l’amour de vous, et sela seullement, veult vyvre vostre, etc. b
LOYSE
' Le 1 6 juin, madame la régente, étant à Lyon, écrivit une lettre à M. de Montmorency pour le remercier de lui avoir donné des nouvelles de la santé du Roi
• et de la conclusion de son voyage en E.spaigne, après tant de difficultés, qui est, comme savez, l'ordinaire en toutes ses affaires. • (Voyez ci-dessus, p. aig.)
N‘ cm. — lf:ttre de.... a madame d’angouléme.
Le Roi va aller visiter l'empereur '.
(Valeart, 20 juin 1025.)
Madame, vous entendrez par l’omme du mareschal de Momorensy des nouvelles du Roy, et comme il est isy arryvé en très bonne santé. Cejourd’uy il s’en part de ceste ville pour aller à quatre lyeuex d’ysy, byen de plesyr, et pour esloygner la presse de ceste ville ; atandant le retour du sieur vys-roy et dudict mareschal, qui demain partyront pour aller vers l’empereur pour achemyner l’affaire du Roy, en sorte que, sy plest à Nostre Seigneur, en aurez bientost bonnes nouvelles, comme de heuvre tant desyrée que ne se peut dyre de plus. Madame, je supplyc Nostre Seignieur vous voulloir tenir en sa saincte garde.
De Valence, ce xxvin® jour de juing®.
FERNANDO D’ALON’.