‹ Captivité du roi François 1erChapitre 148 sur 268 · N* CLXXVIII. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

N* CLXXVIII. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT DE PARIS

Lecture est faite au parlement du traité de paix entre la France et rAnglclcrrc.

[7 octobre 1^25. )

Ce jour, toutes les chambres assemblées, ont esté lues les trois lectres patentes de Madame , mère du Roy, regente en France , contenant les accords et tralctés de paix faicts entre elle et le roy d’Angleterre, et ordonné que lesdicts Iraictés seront doublés, et les doubles collationnés aux originaux par maistre André Verjus, conseiller en ladicte cour, president des enquestes , et maistre Nicolas Lecoc, aussi conseiller en icelle, avec le greffier de ladicte cour. Ce fait et ordonné , les originaux rendus et baillés audict de Comare, qui les a apportés, pour les porter aux estats de Normandie ou aillieurs, où bon lui semblera.

N* CLXXIX. — LETTRE DU SECRÉTAIRE ROBERTET A MADAME LA DUCHESSE D’ALENÇON.

Le voyage de Marguerite en Espagne était désiré depuis longtemps à cause du besoin que le Roi en avait et do l'utilité que scs alTaircs en devaient retirer. — Souhaits de Robertet à ce sujet. — L'honneur de la délivrance du Roi appartiendra à madame Marguerite.

(Du 7oclob<« 1525.)

Madame, vostre allée en Espaigne estoit preesleue de longue main, pour la nécessité et besolng que chascun a veu que non-seullement le Roy en avoit , mais tout funlverselle chrestienté ; vous asseurant , madame , que toute l’esperance et seurcté que Madame a jamais eue en .ceste grande et par trop intollerable fortune et adversité , luy est demeurée princlpallement en celluy qui a tousjoiu's disposé et encores disposera de toutes choses comme il luy plaira, et après en vous.

SECTION III. - CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 357 madame, qu’elle scct et seni cerlaînemeni que avez porté voslre grant part de ceste passion, avecques la joye de résurrection, laquelle je tiens, veu celluy d’où elle est procedée, estre de longue durée, de brlefve et honneste délivrance et de grant contentement et satisfaction audict seigneur et à Madame, à tout le royaulme, et generallement à toute la chose publique cbrestlenne et à vous, madame, l’onneur et mérité qui vous en est par tout le monde deu et attribué. Or vous vueille doneques Dieu, madame, longuement faire vivre, continuellement prospérer avec tout ce que vous jugez vous estre necessaire; et pour toute rétribution desire, et moy le moindre et plus petit de voz serviteurs, estre sy eureux de demeurer le reste de mes jours en vostre service et bonne grâce, à laquelle tant et si très-humblement que faire puis me recommande.

Des piez de Madame, ce vu® d’octobre.

Vostre très humble et très hobeissant serviteur.

ROBERTET

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