N* CCLI. — LETTRE DU ROI D'ANGLETERRE AU ROI DE FRANCE
Félicitations sur sa dëlitrance. — Protestations <rairection et de dévouement*.
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k MON MIEULX AIMÉ FRERE LE ROY TRÈS CHRESTIEN.
Mon mieulx aimé frere , le présente sera pour vous advertyr que je suis autant joyeulx de vostre delyverance des dangers qu’avez eubz
' Entièrement de la main du Roi.
* Les nouvelles relations d'amitié établies entre le roi de France et le roi d'Angleterre se resserrèrent encore davan-
tage après la délivrance de François l". Henri Vlll ne manquait pas une occasion d'en renouveler l'assurance à son frère de France. On en trouve encore un témoi-
en Espaine, de vostre arryvée en France et entier recouvrement de vostre santé, (ju’H est possible; et si j’ay à vostre contentement et à l’advancement de ce fait aucune chose , ce m’a esté eure et piaisire, pensant l’avoire emploié en la personne d’un prince, lequel, par ses grandes vertus et excellentes qualitez, beaucoulpe plus mérité, lequelle j’ay tousjours estimé, aimée et aime, comme vostre ambassadeur le chancellier d’AUençon, ce porteur, personnage de grande prudence, entendement, gravité et expérience, vous dira plus à large. Lequel si honnorablement, sagement et vertueusement s’est conduit à l’honneur de vous et vostre royalme, à mon singulier contentement,’ que je ne puis, par honneur, mains faire que de vous advertir non-seullement de ce, niays aussi par plusieurs ses grans mérités et desertes vous le recommander tendrement, vous désirante instantement, pour l’amour de moy et à ma contemplacion , vouloire tellement acceptere son service qu’il puisse congnoistre cest ma recommandation avoir esté fructueuse à son bien et advancement : auquel j’ay amplement communiqué mon opinion et vouloir, tant aux choses concernantes nostre plus estricte conjonction , que aussi sur toutes autres choses, esquelles avez désiré mon advis et conseil, non doubtant que benignement le vouldrez accepter mon simple mais amicalle
gnage bien positif dans la lettre qui va suivre, et qui est postérieure à l'époque qui nous occupe. Cette lettre, toute de la main de ce souverain, a été reproduite bdèlement sur notre planche X , ainsi qu'une partie de celle du cardinal d'York, écrite à la même époque.