‹ Captivité du roi François IerChapitre 110 sur 241 · A MADAME MARGUERITE, SA FILLE · texte numérisé non relu

A MADAME MARGUERITE, SA FILLE

Klie ac réjouit des nouvelles de l’arrivée de Marguerite en £>[>agne; de la bonne réception qui lui a été faite. — Le voyage de Marguerite aéra proÜtable aua aflairea du Roi. ^ p4poir de leur procbaine conclusion, — La trêve a fait ouvrir les passages.

Mamye, j’c receu toutes voz iectres et ce jourd’uy la dernyere par Jours, quy ne m’a esté peu de plesyr d’avoir entendu vostre aryvée, vostre recueil et la seureté de vostre pasayge. Et fault que je voii.s dye, en veryté de niere, que se m’a esté grant repos, et ay ferme e.sperance que puisque Dieu vous a tant aydée pour le commencement, que vostre voyage sera eureux et proufy labié; et aussy que tant par ce que vous pouvé.s savoyr que j’ay mandé par Bryon, que par ung austre couryer et ung gentilhomme de monsieur d’Embrun, je voy les choses en très grande esperence de prendre fyn ainsy que le desyrons. Je vous prye sur toutes choses ayés l’eul à vostre sente et m'en mandés souvent nouvelles : et quant est de la myenne, je vous en assure.

Vous entendrés plus au long, par Babou, ce de quoy il est be- ■soing quesoyés advertye : ce sont choses k quoy il fault que tenyei la main fenne. Au demeurent, soyés seure que puisque les passayges, par la trefve sont ouvers, que vous aurés souvent de l'escrypture de

Vostre bonne mere ,

LOYSE

N- CLV — I.ETTRF. DE MADAME LA DUCHESSE D ASGOUI.ÉME A MADAME MARGI ERITE, SA FILLE.

>nuT«lies de m Kioté. — bile rn dcmeode de celle du Roi, à qui elle o'écril pas pour ne lui donner ireveii d’eepnt.

Ma fille, ccsic lettre ne sera que pour vous asseurer de ma resurectyon , car de ma mort et pasyon je rcinetray à vous en monder le di.scours par Pommeraye, qui partyra demain, et ung austre gentylhomme que je dcspcchcray le lendemain , à fin qu’il me raporte à la veryté nouvelle de la bonne santé du Roy et de vous, louant le Créateur de la gras.se qu'il noiu a fityte, de laquelle à jamais doyt esire remereyé et honoré de vous et de

Vustre bonne mere.

LOYSE

Je n’escrips point au Roy, pour ne luy donner travayl d'esperit, mais je vouldroye bien que heussyei la puyssance de luy pouvoyr fere mes recommandacions d'aussy bon ceur que je les pence.

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