À PARIS
De par Madame , régenté en France.
Trés-cbers et bien amez, nous avons esté advertie que vous avez fait inliibitions et defenses aux officiers du Roy nostre trés-clier seigneur et fils, à Bourges, de ne lever et cueillir les deniers de l'ayde et de subvention octroyée audict seigneur par les gens de l’eglisc diidict Bourges, pour subvenir à ses ui^ens et pressez affaires; desquels deniers nous avons pieçà faict estât, et iceux ordonnez c.stre employez au payement des gens de guerre et autres offices très necessaires, qui à faultc d'avoir receu les deniers desdicts aydes et subvention, au moyen de vosdictes inhibitions et defen.ses, sont demeurés et n’ont pu sortir leur effect, qui pourroient causer et engendrer quelques gros desordres et inconveniens difficiles à reparer : dont nous avons bien voidu vous advertir, à ce que vous estiez et faciez cesser lesdictes inhibitions et defenses et empeschemens par vous donnez auxdits officiers,
et que à iceulx officiers vous donniez toiit ayde et faveur, avec les conirainctes requises et necessaires, afin que promptement lesdicts deniers se puissent et en bref recouvrer et recevoir sans aucune contradiction, et que n’ayons cause et occasion de plus vous en escripre, ne d’y pourveoir par autre voye , où ne prendrions plaisir. Si n’y faictes faulte.
Donné à Blois, le quinzième jour de febvrier m v' xxv.
LOVSK.
GeüÜïN.
N“ ccxxxvn. — LETTRE DU ROI A MADAME LA RÉGENTE, ENVOYÉE PAR M. DE SELVE, PREMIER PRÉSIDENT.
Il espère éirc bieotAt auprès de sa mère. — Le porteur est ioformé de toulca choses et de son
intention.
Ce mauvais homme, madame, s’en va par devers vous, duquel ne vous cscriray point le service qu'il, m’a fait icy, espérant bientosl le vous dire moy-mesme. Et pour ce qu’il est bien au long informé de toutes choses, et de mon intention, ne vous ennuyerai de ma mauvaise lettre, sinon poim prier le Créateur vous vouloir donner à jamais le contentement que vous desirez.
Vo5tre très humble et très obéissant fils,
FRANÇOYS
' Une lettre de la Barre, écrite à madame la régente, renferme de curieux details sur les derniers temps de la prison du Roi À Madrid, au mois de février. Elle a été publiée par l’éditeur dos Lettres de
Marguerite d'Angouléme ( i** recueil). On peut aussi consulter, sur ce même sujet, une très gracieuse lettre de Charlcs*Quinl à madame la régente, publiée par le D' Lanz, ouvrage cité, p. 193.
SECTION IV. — DFUJVRANCE DU ROI