DE FRANCE
Le chancelier avait deinaod^ i voir le Hoi avant Km arrivée en France. — Le Roi lui en donne ta permiMion. ^ Bonnes dispositions du Roi i l'ci^ard du chancelier. — Présents que le Roi veut faire à ceux qui lavaient gardé ou servi en Fspagne.
I S*iftt-SékMki«« t 13 n*n 1530,]
Monseigneur, le Roy vous escript , comme vous verrez par les lettres qu'il vous mande.
A ce matin , monseigneur, j’ai receu les lettres que ni’avés cscriple.s de Rocquefort et celles de M. de Montmorency tpie j’ay présentées au Roy, et a esté ledicl seigneur très-aise de sçavoir de scs nouvelles, et ne faudra point à luy donner une bonne mullc. Je vous asscure que les lettres que Madame et madame la duchesse ont e.scriptes au Roy luy ont fait merveilleusement grand playsir, et aussy celle que Pinolossc a escripte à M. le vis-roy a fort levé le soupesson de toutes
choses pour le bon traictement que Madame luy a fait
aisément fera attendre ceux que Madame cnvoycra pour adviser du jour
.Monseigneur, je vous envoyé les lettres que le Roy cscript à Madame et à Madame la duchesse, aussi bien que [celle que] j’escripts à ma femme, là où il y en a une autre : s’il vous plaist, à tout donnerez adresse. Vous estes asscuré que vous trouveras le Roy en la voulonté en vostre endroit que l’avez laissé, et inyculx s’il estoit possible.
Monseigneur, je vous envoyé ung extraict que le Roy m’a faici faire de ce qu’il luy semble qui doit donner à ceulx qui ont esté en Es-
516 CAPTIVITÉ nu ROI FRANÇOIS I'.
paigne et qui l’ont accompaigné jusqu’icy, qui est aflin que, en toute
<lilligence, en parliez, à Madame pour commander que l’on y donne
ordre.
Au s' Alarcon, pour troys mil escus de vai.sselle, la plus belle que l’on pourra recouvrer, dont luy sera fait présent au nom du Roy;
Au nom de Madame, une chesnc de deux mil cscuz, de quelque belle façon;
Au nom de madame la duchesse, une coupe d’or do mille ou douze cents cscuz ;
Au cappitainc Rivière, pour ce qu'il a donné au Roy deux chevaulx d’Espaigne, une chesnc de vi' escus;
Pour les troys capitaines qui sont Icy, c’est à savoir lesdicts deux capitaines et don Alvera de Lima, à chascun une chesne de 3oo escus;
Au cappitaine Figuerol, une chesne de 3oo escus;
Pour les contins qui ont ordinairement serx'y, qui sont au nombre (le douze ou treize, à chascun une chesne de aoo escus (cy : a,4oo ou 2,600 escus), à sçavoir : à don Caries d’Arragon, don Joan de Queyralte, don Salvador, don Icrosnismc de Mendoza, Mess. Flanelles, Mess. Thorel, Mess. Gracices, Chymheronne, le cappitaine
Ortez, Diego d’ Alarcon [sic). (Il y a deux neveuz du seigneur
Alarcon venuz en Espaigne despuis que le Roy est prisonnier : il vous plaira y penser).
Pour Mess. Cezar, secrétaire du s' .Alarcon, une chesne de cent escus; pour le sergent du cappitainc Figuerol, une chesne de cent escus. Il y a eu de la compagnie du S' Alarcon, toujours depuis la prinse du Roy, 12 hommes d’armes pour faire la garde dudict seigneur, lequel dit que vous regardez s’il vous semble que l’on leur doive donner quelque chose.
Au secrétaire de M. le vis-roy, une cheine de trois cent escus;
A l’alcaire de l’empereur qui a toujours esté par Espaigne avec le Roy, une cheine de trois cent escus;
Plus, il y a l’huyssier privé de l’empereur qui a servy, vous adviserez ce qu’on luy donnera;
SECTION IV.— DÉL1\ RANCE DU ROI. 517
Plu» deux aullres du S' Alarcon qui ont egalement servy de ladite office d'huyssier.
Monseigneur, le Roy m’a commandé vous escripre que vous regardez de venir, résolu de Madame do ce que il hiy senffile qu’elle doit faire présenter au vis-roy, en terre en E’iandres, jusques à telle quantité qu’il luy plaira et qu’il luy semblera pour le myeulx, ou de celle de M. de Vendosme ou d’aultres pièces que sçavez que M. de Nassau est après pour avoir.
Monseigneur, je vous supplie me pardonner si je nç vous ai pas escript de ma main, c’est pour ce que j’é peur n’ussicz sceu lire le contenu cy dessus. Je vous envoyé une lettre pour Madame, une pour madame la duchesse, que Verrey ma baillé, qu’il a apportez de la royiie, (jue, s’il vous plaisl, leur présenterez. Me recommandant, monseigneur, à vostre bonne grâce, et vous asseure qu’il n’y a gentilhomme au monde plus vostre que
Vostre très humble serviteur et vray lidel , DE LA UARRE.
De Saint-Sebastyen, xii mars.
N* CCA t. VI. — LETTRE DE FRANÇOIS 1" A CH.VRLES-Ql INT V
Le Hoi est âirivé à Salat-SébaAüCD. — Dtiu quelques jours il sera d^iirr^. — Il exérulcra le irdiU. — Il demande à l'empereur d'écrire au coaoétable de Castille de faire approclier sa fenmif! jxiur qu’elle puÎNte arriver en France avant la semaine saioie.
I Dr 9aÎDt<SA«t«zrft. ]
k L'EMPEREUR MONSTEUR ET BON FRERE.
Monsyeur mon bon frere , je n’ay point voulu laysser partyr ce couryer, que mon cousyn le vy-roy envoyé presentemant devers vous,
' Nous devons i'obligeanle communica- elle fait partie de sa riche collection d’auliondc celte lettre à M. Feuillet de Conches; lographes.
sans vous escryrc la présente pour vous averlyr comme hyer je arryvay en ce lyeu de Saint-Sébastycn, quy est sy procliayn de la frontyere de mon royaume, que J’espere dedans peu de jours estre dclyvré, pour après métré fyn à ce quy a este trayte entre nous le pliis tost qu’yl sera possyble ; vous pryant estre contant d’escryre au connestable quy conduyt ma femme, qu’yl ne face dyficulté de la fayre (ousjours aproeber ençà, afyn que après ma delyvrance elle puysse estre incontynant receue de la bonne compaignye quy sera pardeçà, aynsy que plus à playn ledyt vy-roy escryra audyt conneslable, afyn (pie selon son adverlyssemant toutes choses se conduysent, et aussy que je puysse recouvrer madyte femme devant la sepmayne saynte : en quoy faysant, je lyendray cela de vous à très grande obligacyon, remelanl le surplus aux letres de mondyt cousyn le vy-roy.
Voslre bon frere, amy et à jamais obKgé, KRANtjOVS.
N- CCXLVIl. — LETTnE DL' PRÉSIDENT DE SELVE AD PARLE.MENT DE PARIS.
Le Uoi e»t mi> en liberté-
(BayoaM. 18 nuri 1538. j