À MON MIEULX AIMÉ FHERE LE ROT TRÈS CHRESTIEN
Mon mieulx aimé frere, le présente sera pour vous advcrlyr que je suis autant joyeuix de vostre delyverance des dangers qu’avez eubi
‘ Entièreinent de U mtrin du Roi. tape après la délivrance de François 1*.
* Les nouvelles relations d'amitié éla- Henri VllI ne manquait pas une occasion blies entre le roi de France et le roi d’en renouveler l'assurance à son frère de d Angleterre se resserrèrent encoredavan* France. On en trouve encore un témoi*
en Espaine, de vostre arryvée en France et entier recouvrement de vostre santé, qu’il est possible; et si j’ay à vostre contentement et à l'advancement de ce fait aucune chose , ce m’a esté eure et plaisire, pensant l’avoire emploié en la personne d’un prince, lequel, par ses grandes vertus et excellentes qualitcz, beaucoulpe plus mérité, lequelle j’ay tousjours estimé, aimée et aime, comme vostre ambassadeur le chancellier erAllençon, ce porteur, personnage de grande prudence , entendement , gravité et expérience, vous dira plus à large. Lequel si honnorablement , sagement et vertueusement s’est conduit à l’honneur de vous et vostre royalme, à mon singulier contentement, que je ne puis, par honneur, mains faire que de vous advertir non-seuUement de ce, mays aussi par plusieurs ses grans mérités et desertes vous le recommander tendrement, vous désirante instantement, pour l’amour de moy et à ma contemplacion , vouloire tellement acceptere son service qu’il puisse congnoistre cest ma recommandation avoir esté fructueuse à son bien et advancement : auquel j’ay amplement communiqué mon opinion et vouloir, tant aux choses concernantes nostre plus estricte conjonction , que aussi sur toutes autres choses, esquelles avez désiré mon advis et conseil , non doubtant que benignement le vouldrez accepter mon simple mais amicalle
gnftge bien positif dtns ta lettre qui va suivre, et qui est poatérieure à l'époque qui nous occupe. Cette lettre, toute de la main de ce souverain, a été reproduite fidèlement sur notre planche X , ainsi qu'une partie de celle du cardinal d'York, écrite k la même époque.
• À UOK MIEOLX AIMÉ rBXRE, COCSIN ET PARFAIT AMT LE ROY TRÈS CORESTtEN.
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• Mon mieuU aimé frere, pur ce que, k vostre ordonnance, vos ambassadeurs re> tournent présentement par devers vous, et que je n'ay aucune doubtc qu'ils ne vous front parfait relacion et ample, non seul-
Icmonl du bon, parfaite et entire résolution des matières par cube traictés d'entre vous et moy, en quoy ills se sont très bonnourablemeal, à grosse prudence, discrcdon et dilligence, emploies et acquittez, merilans en avoire singulière loueoge et honeur , mais ausi le ferme propos et enlire resoludon que j'ay à l'observance d icelles et bon succès de nos communs aflaircs. A ceste cause , ne vous feray , pour le présent, plus longues lettres.
• EUcriptes de la main de cdluy qui est et sera toujurs
t Vostre boo frere et parlait êwy ,
■ UENRY.»
SECTION IV. — DÉLIVRANCE DU ROI. 52.5 advis, comme procédant de celluy qui n’estime moins vostre honneur que le sien propre Escript de la main de
Vostre bon compère et milieur amy , HENRY.
N* CCLll. — LETTRE DU ROI D ANGLETERRE AU CHANCELIER DE FRANCE.
Protettatioos d'aflcctioD poar te roi de France, d'estime pour M. du Prat.
[Hi«h»oa4,2f Btn IU6.]
À MON THÉS CHI^n ET GRANT AMY LE CllANCELLYER DE FRANCE.
Très cher et grant amy, après avoir entendu de la conclusion prinsc sur la delyvrance et retourné en son royaulme de nostre bon frère , cousin et confédéré le roy vostre maistre , afiBn de luy donner à congnoistre le iclc, entière intencion et bon voulloir que luy portons, avec le grant plaisir et esjouyssement que prenons tant que de rien plus, envoyons présentement devers luy nostre féal conseiller et gentilhomme de nostre privée chambre , messire Thomas Cheney, chevalier, pour non-seullement le visiter et lui faire nos très-cordyalles recommandations, mais aussi résider comme nostre ambassadeur avec le docteur Tailleur par delà, auquel avons donné chaîne se tyrer devers vous et faire de ce noz congratulacions , comme à celluy qui , par son travail, estude, discrecion, comme bon, vray et loyal serviteur et conseiller, vous estes tout elfectuellement employé à la briefve expedicion d’un si grant affaire. Nous vous pryons à tant, très cher et grant amy, lui voulloir donner, tant à cesto foy que autres , cy-après
' Entièrenient autographe. La collée* rie, veuve de LouU XII, et une autre du tion Dupuy (même volume) renferme aussi duc de Suflblk.
une lettre de ftiieitatioD de la reine Ma*
526 CAPTIVITÉ 1)1) KOI FRANÇOIS I“.
vostre bonne adresse, selon que les choses s'offriront, et nous advertir au surplus s'il est plaisir que puyssons pour vous, et nous le ferons de bon cueur. Ce sçayt Nostre Seigneur, qui, très cher et grant amy, vous ayt en sa saincte garde.
Escript à nostre manoir do Kichemont , le xxii* jour de mars.
Vostre bon amy, HENRY.
N* CCLIIl. — DÉU\ RANt;E DU ROI
Arrêt du parlemeol de Péris pour aller rendre grices à Dieu au aujel de U délivrance du Koi.
{Du 1S*»H3 Iftse.]
Ce jour, la cour, toutes les chantbres assemblées, a ordonné et ordonne que demain, après disner, elle s'assemblera environ les trois heures après midy au palais de céans, pour aller en forme de cour, Â Nostre-Dame, dire un Te Deum, et lundy prochain, pour aller en procession de la Saincle-Cbappelle en ladictc cglise de Nostre- Dame, pour rendre grâces à Dieu de ce qu'il luy a pieu délivrer le Roy et le remettre en son royaulme
* Il s'éleva, ft l'occasion de ces cérémonies, tin débat de préséance entre le parlement et la chambre des comptes, qui occasionna de longues délibérations et un procès-verbal bien plus long encore. Nous n'avons donné que la première partie de
1 arrêt du parlemenl. Il y en eut bientôt après un second, par lequel la cour décida qu'elle irait en procession généraJe, non en robe d'écarlate, mais en robe or< dinaire. (Registre du parlemenl.)
SECTION IV. — DÉLIVRANCE DU ROI