‹ Captivité du roi François IerChapitre 19 sur 241 · DE MONTMORENCY · texte numérisé non relu

DE MONTMORENCY

Roi cs( cooteot de ms services et de set troupes. poursuivant fenDcmi, il ne faut rien

hasarder. —Le Roi partira le lendemain de Manosque pour Embrun. — Le maréchal de CLb' bannes, conduisant un corps d'armée, mnrcl>e entre le Roi et M. de Montmorency.

( MsBotqHc , 0 «rtolir* 1 534. j

Monsieur le marescbal, j’ay receu les deux leiTres que vous m’avez cscriptcs des iiij* et v' de ce moys, et veu par icelles et ce qu’escripviez au Roy, tout ce qu'avez faict et faictes, dont ledit seigneur est merveilleusement content, tant de vous que des gens de bien qui sont eu vostre compaignie, ausqucls il escript présentement, ainsi que vous verrez. Vous priant nous mander tousjours de telles nouvelles, car c’est plaisir A cesle compaignie tel que vous pouvez penser.

Lcdict seigneur vous cscript au.ssi et desire tpie continuez comme avez jusqiies icy très-bien faict; mais que ce soit sans riens bazarder, gardant riioniieur et rcputacion que vous avez gaigné et ceulx qui sont avec vous. 11 s’eu part demain d’icy, e.sperant mardi estre à Ambrun , et de ce qui luy surviendra tousjours vous serez adverty. \’ou.s terez, .s’il vous plaist, le semblable de vostre eousté. Et quant à l’af-

faire de monsieur le gouverneur d’Auxerre, je y feray mon povoir, car il est bien avant de ceulx pour qui je ne vouldroye riens espargner, le vou.s recommandant de vostre [«rl pour le secourir, si ce pendant a besoing.

Et sur ce, monsieiu" le mareschal, nostre Seigneur vous Joint ce que desirez.

A Monasque, le vi* d’octobre.

Le Roy fait faire grosse dilligence à monsieur le mareschal deCliabannes, lequel marche entre vous et nous, avec tous les gens de pied, tant Souisses, lansquenetz que autres.

V'osirc buu cousin et meilleur amy ,

BONNYVET.

N* IX. — LETTnE DU KOI AU .MARÉCHAL DE MOXTMORE.NCV.

Le Roi témoigne sa saiisraction k M. de Monlmorency de scs bons services, ainsi que de ceiu des ptrtoniiages qui sont sous ses ordres. Itinéraire du Roi.

, 6 ociatt* 15SS.]

Monsieur le mareschal , j’ay veu la lectre que vous m’avez escrite d’hier matin, et par icelle entendu le bon traictement que vous faictes i noz ennomys , et les s” de Bussy et de Clermont de leur costé , lesquelz font si bien leur devoir qui n’e.st possible de mieulx; dont j’,ay bien cause d’estre content d’eulx, de vous, du s' Pliederich de Bauge, du cappitaine la Cbyette, seneschal de Rouergue, et gens de bien qui sont avec vous; vous priant tous les remercier de ma part, les asseurant que je recongnoistray cy-après le service qu’ils me font, ensemble à l’evesque de Digne, auquel j’espere changer son evesche à iing mcillciu-, comme il mérité. Au demeurant, je vous prie que «ous continuez à tousjours faire de vostre part, et mander aiisdicts de Bussy et de Clermont qu’ilz facent de leur costé ausdicts enne-

mys tout l’ennuy el dommaige qu’ils pourront, comme a esté faict jusqucs icy , tant que l’on pourra les suyvre. Et qiuint vous et les gendarmes ne pourres plus les sui\Te, advisez d’y envoyer tousjours quelques chevaulx ligers et hacquebutiers , et regardez de prendre le chemin que verrez plus aisé et commode pour passer la montaigne; vous advisant que je suis venu coucher en ce lieu de Monasque. Demain iray à Pertuys, et samedy à Sisteron, et seray mardi à Ambrung et le lendemain à Guillestre ; et feray la meilleure dilligence que je pourray poim passer de delà.

Le marcschal de Chabannes avec les gens de pied font semblablement dilligence. Je vous prie de continuer à me faire chascun jour sçavoir de voz nouvelles et de ce que feront nozdicts ennemys, et je vous feray le semblable de mon costé, vous asseurant que si mesdicts ennemys ne font meilleure dilligence, que j’espere gaigner le devant et estre plus tost que eulx de delà la montaigne.

Et à Dieu, qui vous ait en sa garde.

Escript àMonos(|ue, ce vi' jour d’octobre.

FRANÇOYS

Et plus bas, DE Necfville.

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