JAPVEHN. - SES EAUX MINÉRALES
trouvé d'odeur, bien que l'on ail prétendu qu'elle exhale une odeur légère d'hydrogène sulfuré , d'une saveur légèrement saline, elle n'est pas désagréable a boire, et on la digère avec la plus grande facilité. Elle dissout le savon et cuit parfaitement les légumes.
Le papier do tournesol rougi par un acide no reprend pas sa couleur bleue lorsqu'on le plonge dans l'eau minérale, mais le sirop de violettes vire au vert en peu de lemps, lorsqu'on le verse dans cette eau. « Sa pesanteur spécifique, disent MM. Latour et Ilo/.ièrcs qui l'ont analysée, est de 1,005". Un thermomètre Kéaumur, plongé daus l'eau de la source pendant une demi-heure, a marqué 19 degrés et demi pour sa température, celle de l'air ambiant étant de 14". Elle offre un dégagement spontané et continu d'un gaz incolore. La terre sur laquelle tombe son jet présente un léger sédiment de couleur ocreuso. Elle coule avec une abondance prodigieuse, et son volume n'est influencé par aucun phénomène météorologique. 11 est le même à toutes les époques de l'année. »
On peut en dire autant de sa température qui reste toujours invariable.
Les anciennes analyses chimiques de l'eau de la Hount-Caonte sont celles de MM. les pharmaciens Latour et Rozières. M. le professeur Filhol, disions-
nous il y a deux ans, s'est contenté de reproduire cette analyse dans son beau travail sur lés eaux minérales des Pyrénées. Nous regrettons que cet êrninont chimiste n'ait pas fait lui-même l'analyse des deux sources de Capvern, il les eût étudiées de plus près, et il n'eût point répété dans son livre que les propriélés des eaux de Capvern sont les mémos que celles de Baguères-de-Bigone. 11 est impossible d'abriter sous l'autorité de son nom une erreur médicale plus complète (1). Quoi qu'il en soit, voici les résultats de l'analyse de M. le docteur Garrigou, chimiste distingué, obtenus sur un mètre cube d'eau de Hount-Caonte, Cette analyse, la plus récente, a été faite en 1874 :
(1) Les praticiens éminents qui ont observe Capvern, entre autres le docteur Taillade, les docteurs Fart' et Taylor, deux îm'-ilrdiis an^liùs qui oui écrit sur nos eaus, et qui ne sauraient être suspects de partialité, se sont élevés depuis longtemps issertiou erronée venue on ne sait d'où, qu'on est t surpris do retrouver encore snus lu plume d'écrivains En 18*5, l'inspecteur Taillade, après avoir établi la co des caractères chimiques des eaux minérales de Ciipvcru et de Bigorre, écrivait : « Ainsi donc les eaux de Capvern diffèrent esse u tic lie ni ont de celles do DnginVcs, chimiquement parlant; et, comme on ne. saurait établir aucune identité thérapeutique entre deus eaux où l'analyse aurait démêmes principes miiiLTuIisuteurs, comme on le pourrait encorn moins, si elle en y avait constaté de différentes,
ne, médicalement, il n'y a pas plus de resçeniM v
ï de Bagnères et celles do Capvern, qu'il n'en existe Chimiquement, d (û« eaux de Capvern, p. I* et 15).
22 CAPVER.N. - SES EAUX MISÉHALES,
— a/ipliqiU'
Sensible 0,0038 0,011059
0,08749 Traces 0.00021 0,0000002
très- sensibles Douteux
Très-sensible 0,000025 Douteux Sensible Sensible Notable