CAPVERN. - SES BAUX MINÉRALES
; on continue à la parcourir au milieu d'un végétation luxuriante, et l'on arrive à Labarthe, che lieu de canlon — 6 kilomètres du chemin des Baroaies
On prend à gauche, ouest, au milieu des quin couces de magnifiques chênes séculaires, la route d Itagnères qui coupe a angle droit celle qui .: de Lannemezau, La roule traverse bientôt le cana de la Neste et moule sur le grand plateau de Lan ne meaan. On suit constamment, au milieu de ces im menses landes (plus de 20,000 hectares) le faite qui forme le partage des eaux entre le bassin de la Garonne à droite, nord-est, et celui de l'Adour à gauche, sud-ouest. — Ces bruyères à perte de vue ne sont animées que par les nombreux troupeaux qui y pacagent. — Du côté de Lannemezau ou aperçoit ' cibles du camp, à l'époque des manœuvres. Si de côté le panorama est triste, en revanche il est admirable du côté des montagnes et des vallées de Neste et de I'Arros. (Voir le panorama de la course pour les montagnes, et de la course Vpour les baronies)
On remarque à gauche, sud-ouest, la vieille t d'Avezac, sur un monticule de I'Arros. Après a' dépassé le point culminant du plateau (660 ™) on laisse à gauche le chemin carrossable de Tilhouse, l'on arrive aux bouquets de chênes qui entourent village de Capvern. Avant d'y entrer on a remarque sur la droite, la gare et la voie qui descend de Lanne-
lOMËÎUDES autour DE CAPVERN. 4-21 inczan, est, avec une rampe étonnante. On traverse Capvern — 6 kilomètres 5 de Labarthe. De Capvern à Hount-Caoute 3 kilomètres. De Lomné à Hount- Caoute, par Labarlhe, environ trois heures.
Si l'on ne s'arrêtait ni à Lomné, ni ailleurs, on pourrait facilement taire la promenade que je viens de décrire en cinq ou six heures, par conséquent
itre le déjeuner et diner.
CuiiSF. \. — Labastide et ses grottes. — Aller et retour quatre heures, non compris le temps d'arrêt.
On ne peut guère préciser le temps qu'exige celte promenade. Si l'on se contente de visiter superlîciellemcnt les grottes, quelques heures suffisent et la promenade peu! être faite entre le déjeuner et le dîner. Si, au contraire, on les visite eu détail, il faut toute la journée et ne pas négliger de prendre des provisions.
De Hount-Caoute à Labarthe — 9 kilomètres 5 — et de Labarthe au chemin des Baronies (borne 37) — 6 kilomètres — (course IX).
On parcourt sur le chemin des Baronies une distance d'environ 5 ou 600 mètres, et l'on prend à droite un chemin de chars qui descend très-rapidement, nord-est, au village de Labastide — LeB voitures peuvent y passer, mais non sans secousses.
On voit le village groupé au foud d'un vallon rea-
semblant à un immense entonnoir, ski arrosé par trois ruisseaux dont les e;iu\ portent j fraîcheur et la fertilité autour des habitations. ( trois ruisseaux se réunissent, au-dessous du villag pour former la Sorde, ou le ruisseau de Bourg qui après avoir fait mouvoir trois petits moulins, se i dans un gouffre dont l'accès est impraticable. — sout ces eaux qui vont sortir, près d'Esparros, dan le vallon de l'Ayguette.
Un peuau delà de ce gouffre, se trouve, sud, IV fice d'un second gouffre ou grotte peu pro l'entrée forme une immense voûte de 30 mètres large sur 20 de hauteur environ. Un cicérone im gène me l'a désigné sous le nom de gouffre de Cou lalat. L'imagination aidant, on se croirait sur le s> de l'enfer. Les grottes se trouvent au-dessus.
La première grotte, dilo Spugues de Marceline, son entrée à gauche du second gouffre, à 50 mètre de hauteur environ. Pour l'atteindre, il faut grimpe dans un sentier très-raide, au milieu de roches G loquées et sur un terrain souvent glissant. L'orific très-étroit, ressemble à l'entrée d'une tan ni ère. 11 !.. se laisser glisser, comme l'on peut, dans une fisssure où il y a tout juste place pour le corps; puis on des cend très-raide une vingtaine de mètres et l'on i trouve au milieu d'une immense enceinte i blant à une grande cathédrale. La voûte est très-é
COURSES ET PROMENADES ADTODR DE CAPVEAN.
vée et on n'apprécie bien ses dimensions qu'a moyen de la lumière des torches ou des feux de paille,
Les stalactites, aux formes les plus bizarres et les plus variées, ornent de toutes parts cette voûte gigantesque. Le pavé est formé d'une couche de stalagmites dont les arabesques sont les plus belles que l'on puisse voir dans les Pyrénées, Toutes ces concrétions, formées par la goutte d'eau qui, depuis des siècles, suinte là, sont du blanc saccharin le plus pur.
Quelques-unes de ces stalagmites sont colossales et affectent toutes les formes possibles. On peut y voir tout ce qu'on veut: sphinx, statues, groupes d'animaux, etc. L'une d'elles, la plus belle, représente un énorme lion accroupi sur ses pattes de derrière, et un pou plus loin se trouve une colonne de six mètres environ, à forme pyramidale três-rôguliêre, chargée de tous les ornements que l'imagination peut rêver.
Les parois entre la voûte et le plafond sont aussi tapissées de concrétions de toutes formes : arabesques, culs-de-lampe, colonnettes, chapiteaux, etc.
Cette grotte, encore assez respectée, est l'une des plus riches de la région. Elle est peu profonde. Après 50 mètres environ, elle se termine brusquement par une espèce de soupirail encombré de débris qui, sans ikiuLi:. doit rejoindre le gouffre de la grotte de droite ou le prolongement du second grand gouffre.
ta deuxième grotte, dit» Spuguts de dessus, a t entrée à. droite du grand gouffre et un peu plus 1 que la première. On y moule assez facilement sur 1 roche, au milieu des broussailles, et son entrée ( beaucoup plus commode que celle de la premièi grotte; aussi est-elle plus fréquemment visitée. Loi qu'on se trouve au bout du sentier, il faut d vivement pour atteindre l'orifice qui ressemble à le trée d'un tunnel de chemin de fer.
Cette grotte est Lien plus étendue que la précédente et on ne doit s'y aventurer qu'avec une bonne ] vision île bougies, de lanternes et de paille, veut la visiter en entier. Elle a plusieurs milliers c mètres de long.
L'entrée franchie, on descend assez raide, en p courant une cinquantaine de mètres, surun sol asse glissant, et l'on se trouve, dans l'obscurité, sur I bord d'un gouffre dont il est difficile de distinguer fond, quelle que soit l'intensité de l'éclairage. I cavité est sans doute en communication ave de la première grotte de Marceline et avec le grain gouffre de Constatât. On pourrait en trouver la preuve dans le courant d'air qui fait remonter rapidement du fond de cette cavité la fumée et les étincelles pre diiites par les brandons de paille enflammée qu'où j jette. Il faut avoir le soin de se tenir toujours sur II droite, le long de la muraille, pour franchir ce ]
COURSES ET -PROMENADES AUTOUR DE CAPVEBN. 485 sage qui présente quelque danger. Un peu plus loin, le terrain est presque uni et l'on peut se promener à l'aise dans la grotte et admirer, sans préoccupations du danger, les formes, en certains endroits trèsgi'.'indioses, de la voùto tapissée de stalactites auxquelles quelques suintements ferrugineux donnent une couleur chaude assez originale.
Les stalactites et les stalagmites de cette deuxième grotte sont moins belles quo celles de la première; mais comme ensemble, le caractère est beaucoup plus grandiose et presque effrayant.
La première fois quo j'ai visité celle grotte avec M. le docteur Ticier et sa fille, le temps nous a manqué pour aller jusqu'au fond. L'hahitaut de Labaslide qui nous accompagnait, le sieur l'Yançois Lebrou, ilit Lencos, nous affirma qu'elle se continuait jusque sous Esparros, et que, vers le fond, il y avait un lac ; mais nous ne pumeslvérilier l'asserJon de notre guide.
Depuis cette époque, j'ai fait une seconde visite aux deux grottes, et je suis allé bien plus loin dans la seconde; toutefois, jeu ai pu eu atteindre l'extrémité, car j'ai trouvé le chemin subitement barré par une mare boueuse, dans laquelle je n'ai pas jugé prudent $e m'aventurai'. Etait-ce le lac dont parlait Lebrou?
,1e n'ai pas vu traces de fossiles sous ces grottes.
Lorsqu'il fait chaud, ou fera bien de se reposer uu
fr» C4PVBHJI. - SES EAUX MlfJËMLES,
peu et ri 'éviter d'entier suants dans les grottes, e température y restant uniforme (12 à I4°j présen rait une transition brusque et dangereuse.
On peut trouver l'hospitalité cne! le sieur Lebrc et chez Fortjuts-fliombaud.
n<u lisu \l. — H'it'tnuxsï cl non- ciuUmn. — Lurt et ses grottes. — Une journée.
Voici encore une charmante promenade et un 1 emploi d'une journée.
Le village de Mon toussé, dominé par mi vu. 1 ! château -fort, est placé au grand coude de la Neste, e du haut du mamelon portant les ruines le coup d'à sur cette riche vallée est ravissant. Ou fera bien i prendre des provisions et d'aller y déjeuner.
On suit la route de Bagnères jusqu'à Labarthe. - 9- kilomètres 5 de Hount-Caoute, — De Labarthe Montoussé, c'est une promenade charmante do â 1 lornètres au milieu des fertiles campagnes de la Neste,
Le touristo archéologue, en outre du magnifique panorama qu'il a sous les yeux, du pied des ruines, pourra évoquer iesouvenir des époques tourmentées pendant lesquelles la forteresse de Montoussé a joi un grand rôle, comme sa voisine de Mauvezia.
environs de Montoussé ont été souvent le théiltre d grandes luttes et de carnage pendant les périodes d
COURSES ET l'ROMENADES AUTOUR DE CAPVERN, W invasions sarrasines, puis plus tard à l'époque des guerres féodales et de religion.
Après le déjeuner on a encore le temps fle faire une promenade ravissante sur les bords do la Neste Jusqu'à Lortct, où se trouvent, sur la rive droite de la Neste, en Tace du village, des grottes .jadis 'tonifiées et très-dignes d'être visitées. Il serait trop long de décrire ici les rainiika lions de ces grottes et leurs systèmes de défenses aussi ingénieux que formidables pour l'époque. Une description ne vaut jamais la vue, aussi nous nous bornons à engager vivement les promeneurs a faire une visite à Lortct et â ses grottes. Un ponL de biais jeté sur la Neste met le village en communication avec les grottes, auxquelles on arrive par une montée très-escarpée. L'accès est nu peu difficile, mais la visite dédommage bien de la peine qu'on a prise.
Au pied des grottes, on remarque sur une plalefuniic, au-dessus de la Neste, les ruines de l'ancien château des Hétu, qui défendait cette portion de la vallée.
— [le Loitet à Hounl-Ciioule. — 14 kilomètres [voir course IX).
Coi use xii. — Promenade d Arrtau et dans (a
l,<n,!.,- vailée 'l'.Uiri.', à Tramczaijijii.es, — De llouiti-