Peristeph., hynin. 1, v. 81, sqq
« nia laus occulta non est, nec senescit tempore, Missa quod sursum per auras evolarunt munera Qua.' viam patere cœli prtemicando ostenderent.
lUius fidem figurans, nube fertur annulus ; Hic sui dat pignus oris, ut ferunt, orarium; Qua- superno rapta flatu, lucis intrant intimum. Etc. »
posait que d'essuyer la face de Jésus-Christ^ marchant au Calvaire entre ses bourreaux. Son nom se lit le k- février (ou le 15) dans plusieurs martyrologes, et le moyen âge l'a souvent représentée tenant le suaire où la sainte face est tracée miraculeusement.
Il ne faut pas avoir énormément lu pour savoir que cette légende est sujette à caution; et que le mot Véronique , par exemple , est employé non-seulement par Dante, mais par plusieurs papes pour indiquer non pas une femme quelconque, mais la sainte face elle-même qui est honorée à Saint-Jean de Latran. Le Père Bollandus*, à lui tout seul, a fait un peu plus de recherches làdessus que bien des gens qui afiichent de l'érudition avec fracas. Quant à moi qui ne puis m'étendre ici sur un pareil sujet comme si c'était mon objet spécial , il ne me serait pas malaisé de remplir une demi-page avec les seuls titres de livres qui traitent ce point d'érudition, soit pour l'attaquer soit pour le défendre. Lascience si renommée de M. Guillaume Grimm ne me paraît pas avoir apporté grands documents, nouveaux à la question, dans un mémoire qu'il a lu à l'Académie de Berlin^, au mois de décembre 18/i2. Pour ce que permet un livre comme celui-ci , disons tout bonnement que plusieurs Églises ont considéré sainte Véronique (Bérénice, Vérone, etc.), comme la femme juive qui avait reçu ce précieux dépôt sur le chemin de la croix. Quant à dire si cette face du Sauveur non faite de main d'Iiomme (achiropoète) était bien celle que l'on conserve (ou que l'on honorait jadis) à Rome, à Jaën, à Cadouin, à Laon, etc., ce ne peut être mon affaire. En certains lieux de la France, la sainte, sous le nom de Venice (ou Venisse) était invoquée par les femmes pour la guérison des maladies de leur sexe; et à Paris, on en avait fait la patronne des lingères. Cf. Forgeais, l. cit., t. IV, p. 87-92.
J'espère avoir l'occasion ailleurs de revenir sur quelqu'un des saints suaires attribués à notre sainte; ici ce serait pur hors-d'œuvre. Qu'il suffise de renvoyer les curieux aux détails donnés par M. Louis Paris sur la légende de la Véronique au moyen âge, à propos des Toiles peintes et tapisseries de la ville de Reims.
Sainte Agathe, vierge et martyre (Cf. Mamelles, Ciseaux, p. 22^; etc.). Peu de temps après sa mort, son voile servit à faire cesser un incendie qui menaçait la ville de Catane, à la suite d'une éruption de l'Etna; miracle qui convertit grand nombre de païens, et que rappelle le Bréviaire (5 février, antienne de Benedictus). Cf. Voile.
3. Cf. Evangel. ( apocr i/p/i. ) Nicodcmi, cap. vu (ed. Thilo, p. 5G0- 563). Je cite l'édition de Ch. Thilo, préféiablemeiit aux textes mieux publiés après lui, parce qu'il indique souvent plusieurs passages analogues des écrivains ecclésiastiques; ce que les travaux divers de M. Tischendorf ne lui ont pas permis de reprendre sous œuvre.