AA. SS. Maii, t. III, p
3. Cf. Philes, Carmina , ed. Wernsdorf ; et not. ad p. 25i. — iElian., De animal, natura, V, 39. — Pétau, In Epiphanium, t. II, p. 191. sqq. — Philes, De animal, proprietate ; ed. De Pauw, p. 20t, etc.
i. Cf. Labus, Fasli, t. III, p. 102. — Sarnelli, Lettere ecclesiastiche, t. III, lett. VI. — Weitenauer, Miscella (t. I, 1752), 89. — AA. SS. Septembr., t. VIII, p. 600, sq. — S. Bonaventur. (?), Serm., XXVI (De iino confessore, 4); Lugdun., t. III, p. 34i. — Villanueva, Viage literario, t. II, p. 38; etc.
5. Les écrivains et artistes du moyen âge n'entendaient sûrement
LION ET HYÈlNE.
établie entre les évangélistes et les quatre docteurs latins, car nous avons trouvé ailleurs une autre distribu-
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déjà plus d'une fois, il peut n'être pas inutile de reproduire le trait du tableau de Sacchi (Cf. p. 510) ; d'autant que nous voici dans un nouveau tome, et que le lion y est donné à un autre (saint Ambroise). On se rappellera donc plus sûrement l'arbitraire de ces attributions qui n'ont jamais été bien fixées, et qui semblent tout à fait abandonnées depuis assez longtemps.
Saint Gébasime de la Thébaïde, qui passa du reste plus tard en Syrie près du Jourdain, où il devint abbé; 5 mars, V. l\15. C'est à lui que semblent appartenir d'après les plus anciens témoignages , la guérison et l'amitié du lion dont il a été fait honneur à saint Jérôme. Gérasime avait débarrassé ce lion d'une épine qui s'était enfoncée dans l'un de ses pieds, et l'animal se mit à son service. Désormais cette bête farouche accompagna, dit-on, aux
pas (au moins pour la plupart) que cela ne fût point de la véritable histoire du saint docteur. D'accord avec la Légende dorée (cap. cxlvi), le Bréviaire de Passau (15'21, hymne: Ecce qui Christi decoravU aulam) lui chantait :
« Ligna qui gessit domuit leonem. »
On racontait que le saint avait guéri un lion dont le pied était traversé par quelque grosse épine, et que la bète reconnaissante s'était mise aux ordres de son bienfaiteur. Sur quoi plus d'une miniature charmante nous est parvenue. Cf. Notices et extraits
tion de ces mêmes caractéristiques sous la main d'un artiste du xvi" siècle. Sans revenir sur ce qui en a été dit
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pâturages l'âne du monastère; et l'ayant laissé voler par un Arabe, elle aurait été chargée par le saint de remplacer le commissionnaire, jusqu'à ce qu'elle l'eût ramené avec tout le convoi du voleur ^ Le lion avait reçu le nom de Jourdain, en récompense de cet exploit exécuté près du fleuve, et mourut de chagrin sur la tombe de Gérasime -.
Il est des gens qui trouveront cela fort étrange, comique même peut-être, et qui sont tout disposés à s'éprendre de sensibilité sur les récits anciens et modernes de l'histoire profane au sujet des lions d'Androclès , de Maldonado, etc. ' Imaginez pourtant le calme de l'esprit, joint à douceur et fermeté de caractère; si peu qu'il y survienne de l'aide du Ciel pour protéger des hommes vraiment sans peur et sans reproche, la soumission des bêtes
des manuscrits de la Bibliothèque nationale, t. VI, p. 114.
1. Prat. spiritual., cap. cvii. — Tptwôtov, ed. Querini, p. 05. Cela ressemble fort à ce qui est dit de saint Jérôme et de son lion par P. de Natal., libr. VIII, cap. cxxxir. Cf. AA. SS. Mart., t. I, p. 388.