‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 13 sur 632 · GLOBULES · texte numérisé non relu

GLOBULES

Sous le titre AUributs menus cl peu distincts, nous avons donné à entendre que l'on trouverait ici l'explication de quelques problèmes dont la donnée même est souvent assez obscure. Déjà quelques-uns ont été résolus au mot Caillou. Je pourrais absolument renvoyer encore au mot Monstrance ce qui regarde une caractéristique singulière de saint Longin, surtout dans la haute Italie; mais donnons-lui place dès maintenant, pour ne pas multiplier tout d'un coup les renvois qui trompent l'attente en différant la réponse.

Saint Longin, martyr (Cf. Armes, armure, p. 75, sv.) porte quelquefois un vase de cristal dans lequel se trouvent deux ou trois globules qui s'expliquent comme on va le voir. La ville de Mantoue se glorifiait de posséder, avec le corps de saint Longin, quelques gouttes du sang de Notre-Seigneur, recueillies, disait-on, par le saint qui avait percé le côté de Jésus-Christ '\ Le reliquaire du saint sang figure sur plusieurs monnaies anciennes de cette cité; et la trouvaille de ce trésor (au commencement du ix*^ siècle) donna lieu à l'érection du siège épiscopal de JUantoue'. Il n'est donc pas surprenant que dans un tableau du Louvre, peint par Jules Romain pour Mantoue, saint Longin paraisse avec cet attribut. Les Mantouans ne pouvaient s'y méprendre, tandis qu'à Londres ou à Paris cela devient beaucoup moins clair. Conséquence trop fréquente du déplacement des objets d'art.

Saint Jacques de la Marche (Cf. Calice, p. 176) semble intéressé dans la même question, quoique ce fût ailleurs (à Brescia, en l/i62) qu'il eut occasion de prêcher sur la question' de savoir si le sang répandu par Jésus-Christ dans sa Tassion resta hypostatiquement uni à la personne du Verbe. S'étant prononcé pour la négative, il

d. Ordo commendat. animœ : « Sicut beatissimam Tlieclani... de tribus atrocissimis tormentis liberasti, sic liberarc digneiis animam hujus servi tiii, etc. >>

2. On peut voir ce qu'en dit Fr. CoUius, dans son livre De sanguine Chrisli, lib. IV, disp. vii=; et lib. V, disp. mu" (p. 652-004, et 852, sq.; 802, sq.).

fut sommé par l'inquisiteur de rétracter cette opinion qui était celle de tout son Ordre. Une grande dispute s'ensuivit, à laquelle le pape Pie II mit fin en imposant

Saint Longin.

silence aux deux parties \ Les Mantouans ou les Franciscains peuvent en avoir pris l'occasion de caractériser notre saint par un attribut analogue à celui qui était reçu pour saint Longin chez les Lombards modernes. En

3. Cf. Ugbelli, Ital. sacra (ed. Nie. Coleti), t. I, p. 858-860.

4. Labus, Fasti delta Chiesa, 28 di novembre (t. XI, p. 640, sg.). — Alb. Butler, Lives of the... principal saints. — Collius, Op. cit.. lib. V; passim (p. 521, sqq.; 804, 824, 883-892;.

Un plus grand nombre d'informations outrc-passerait le nécessaire, ^ quoi ji' di'siro me liorner.

ce cas, je n'aurais pas donné les vrais motifs de cet emblème dans mon article précédent.

GORGE Bercée, cf. cou.

GOUPILLON. Cf. Aspersoir.

GRAPPE. Cf. Raisin.

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