Cf. AA. SS. J((/i(/(7/-., t. 11, p. 10l
LOUP
Saint Vincent diache, martyr (Cf. Corbeau, p. 255). On voit souvent près de son cadavre un loup que le corbeau écarle de cette proie.
Saint Trivier (Treverius), moine; 16 janvier, vi" siècle. Pendant un voyage où il s'était égaré dans une forêt, il fut remis sur son chemin par deux loups qui se firent ses guides'. Le saint moine reconduisait de Morinie en Bresse deux enfants faits prisonniers par les Francs durant une expédition. Il est donc facile de comprendre qu'il ne fût pas très au courant des chemins du pays de Dombes.
Saint Eustache martyr. CL Ours.
Saint Carpophore avec ses compagnons (Cf. Quatre couronnés, Ciseau, p. 222; etc.). Callot, généralement bien informé, les représente au 8 novembre accompagnés de loups (mais d'autres disent de chiens), qui se tiennent près des martyrs déjà tués , pour défendre leurs reliques. On a pu voir précédemment que la légende de ces saints offre quelques difficultés. Attendons que les Bollandistes nous en donnent la solution dans un travail bien mûri. Jusque-là les récits des hagiographes populaires demeureront difficiles à concilier. On comprendra sans peine qu'un recueil comme le nôtre n'ait pas des prétentions définitives.
Saint Laumer abbé (CL Berger, p. 13^; Cerf). Il délivre une biche poursuivie par des loups, en les forçant à quitter la malheureuse bêle qu'ils allaient saisir -.
Saint Jules prêtre (CL ComlrurAion, p. 2Z(9, sv.). 11 est invoqué dans les provinces de Novare, de Verceil, et même dans le Valais, contre les loups^.
Saint Marc ermite (CL Anges, p. 38; Lion). Ce que nous avons dit de lui pour un lion ou une hyène a été mis sur le compte d'un loup, qui lui aurait apporté par reconnaissance une peau de bélier.
Saint Defendens martyr, regardé comme appartenant à la légion Thébaine ; 2 janvier, v. 302. Il est invoqué en Loinbardie comme protecteur contre les loups, surtout à San-Martino-di-Lupari dans le diocèse de Trévise; mais aussi à Chivas et à Casai. On a recours aussi à sa protection contre les épizooties des bêtes à cornes
Saint Hervé (Houarn, Houarné, Houarvé, Huvaranus) ; 17 juin, vi'^ siècle. Conduit par un loup qu'il tient en laisse. 11 était aveugle de naissance; et l'on dit que cet animal lui ayant mangé son chien , le saint homme l'obligea de remplacer son ancien guide.
De là l'expression bretonne le barbet de saint Hervé, dont se servent les mères quand elles menacent leurs enfants du loup^ Selon d'autres ce serait un renard. Le vieillard aveugle s'en allait par les campagnes chantant des préceptes chrétiens qui sont restés encore dans la
mémoire du peuple. Il mourut dans un âge avancé, sans presque avoir quitté sa vie voyageuse.
Saint Hervé.
Saint Fillan {Fillanus, Felanus, Foela^ms), abbé en Ecosse ; 9 janvier, vu'' siècle. On raconte de lui que son bœuf ayant été tué par un loup, l'animal carnassier fut obligé de traîner des pierres po-ur l'érection d'une église en remplacement de la bête qu'il avait dévorée^. De pareils traits ne sont pas rares dans les légendes des Celtes, soit insulaires, soit continentaux.
1. AA. SS. Januar., t. II, p. 33, sq. — 2. Ibid., t. II, p. 23'.', sq. 3. Ibid., t. II, p. 1101.
i. Cf. Orazione 'panegirica... di S. Defendente... (Vcrona, 1798, 111-4°), con note. — Hagiolog. ilalic, t. I, p. i.
.'). La Villemarqué, la Légende celtique. - Montaleniburt, Moines d'Occident, t. II, p. 385, jv.; 388, 281.
0. Le P. Bollaiidus ne dit rien de cette curiositt', pvètée aussi à SAINT Froilan évtique de Léon. Cf. AA. SS. Octobr., t. III, p. 232.
LOUP
Saint Sola, abbé de Solenhofen; 3 décembre, 790. Un loup et un âne près de lui. II voyageait porté par un âne; et cet animal effrayé par un loup, n'osant passer outre , le saint s'arma du signe de la croix et ordonna à sa monture d'avancer. L'âne obéit et tua le loup.
Saint I^obert de Molême, fondateur de Cîteaux; 29 avril, 1080. Après sa mort, une femme qui venait de perdre son enfant enlevé par un loup, invoqua rab])é pour se le faire rendre; d'autant que ce malheur lui était arrivé pendant qu'elle se rendait au tombeau du saint homme. La bête farouche rapporta bientôt l'enfant sans aucune blessure ^ .
Saint Pieure de Tr.Évi ; 30 août, v. 1050. On le représente tenant d'une main la croix, à cause de ses prédications ; et de l'autre trois loups enchaînés, parce qu'on l'invoque contre l'attaque de ces animaux"-.
Saint Bernard de Tiron (CL Chandelier, p. 190; etc.). Un veau du monastère égaré dans le bois lui est ramené par un loup^ qui s'acquitta de sa commission avec toute sorte de bons procédés.
Saint Guillaume de Monte-Vergine (Cf. Imagcde la sainte Vierge, p. Z|86). Comme il construisait l'église de son monastère, l'âne qui portait les matériaux fut étranglé par un loup tandis qu'il broutait dans la montagne; et le saint homme fit suppléer sa perte par celui qui en était l'auteur S à peu près comme nous l'avons vu pour saint Fil Uni et d'autres.
Saint Torello de Poppi dans le diocèse d'Arezzo, ermite convers (dit-on) de l'ordre de Valloml)reuse; 10 mars, v. 1290. Un loup près de lui. Il fit lâcher prise, au nom de Dieu, à un loup qui emportait un enfant déposé par sa mère sur le bord de l'Ârno pendant que cette femme y lavait son linge. On ajoute que le saint homme défendit à cet animal de jamais attaquer personne du village de Poppi, et que le loup venait tous les jours recevoir sa nourriture des mains de l'ermite'^; mais cette addition a bien l'air d'être empruntée à la légende de saint François d'Assise.
Saint Edmond martyr, roi d'Angleterre (Cf. Flèches, p. /|15). Un loup près de sa tête empêche qu'aucun animal carnassier n'y touche®.
On raconte en Angleterre que le saint roi ayant été décapité après sa mort, les Danois jetèrent sa tête dans un bois pour que les chrétiens ne pussent pas la retrouver. Après la retraite des envahisseurs, on fit une battue qui