MEDECINE
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saint Narcisse à Girone. Mais le nôtre ne semble pas avoir été dans les Ordres , et fut jeté à la mer où Dieu lui conserva miraculeusement la vie. En mémoire de son immersion dans la mer, il est honoré par les Catalans pour obtenir de la pluie; et une vieille coutume locale exigeait que, dans les processions faites à ce dessein, la tête du martyr fût plongée dans l'eau ou du moins arrosée copieusement'.
Les SAINTS Édîîse el Apphianus {vEdesius, etc. ) de Lydie, martyrs; 8 avril, 30ii. Ils furent tous deux jetés à la mer-.
Saint Mesmin (Maximin), abbé de Micy près d'Orléans; 15 décembre, 520. On raconte qu'il apaisa par ses prières une tempête qui menaçait d'engloutir les grains destinés à son monastère, avec les hommes qui montaient la barque chargée de cette provision. Mais si l'on veut s'en tenir à l'histoire vraie, ce devait être sur la Loire et non pas sur la mer.
Saint Siméon de Trêves, reclus; 1 juin, 1035. On l'a représenté nageant dans la mer, pendant que d'un vaisseau voisin on lance des flèches contre lui. Il s'agit du Nil, à vrai dire, et le saint se dérobait à des pirates - ; mais les artistes ont transformé ce fait en une scène maritime, pour donner carrière à leur imagination.
Saint Pierre Gonzalez (san Telmo), dominicain (Cf. Feu, p. /ill). Comme il a supplanté en beaucoup de lieux saint Érasme qui était avant lui l'un des. grands patrons de la marine parmi les Latins de la Méditerranée, on le représente fréquemment marchant sur les eaux.
Sainte Marie de Cervellon, religieuse de la Merci: 19 et 25 septembre, 1290. Elle est peinte par les Espagnols, en Catalogne surtout, marchant sur les eaux pour secourir ceux qui l'invoquent pendant la tempête. On la donne pour la première religieuse de son Ordre (1268), et l'on raconte que dès le temps de sa vie, elle sauva plus d'un vaisseau en danger de naufrage ^ Aussi la célébrité de son patronage la fait appeler 3Iaria de socos (ou 3Iaria socos), qui semble être une forme populaire du nom espagnol ou catalan correspondant à Marie du secows (Marie secourable, si l'on veut).
Les Espagnols l'ont représentée fréquemment avec le costume de son Ordre, tenant d'une main un lis et sur l'autre un petit navire qui rappelle la protection de cette sainte souvent éprouvée par les matelots.
i. Cela se trouve mentionné, avec plusieurs autres pratiques, par Villanueva {Viage literario... t. XIV, p. 09, 87 et 282, sg.; etc.). Quant aux Actes et souvenirs historiques du saint, on peut consulter les Bollandistes {August., t. I, p. 22-29), ou VEspafia sagrada (t. XLIII, p. 279-295; 506-512). Ce dernier ouvrage cite de vieilles séquences qui sont bien le modèle de l'amphigouri à la façon du via" siècle, et auprès desquelles les complaintes catalanes {Goigs) de S. Feliu [sic) sont de la poésie toute pure, ou du moins une littérature limpide. Exemple :
« Ab una mola sogàt Dins lo ait mar vos llansàren; Per los Angels desUivràt