‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 232 sur 632 · Garrucci, Velnj..., tav. IX; et p. 36, sg · texte numérisé non relu

Garrucci, Velnj..., tav. IX; et p. 36, sg

2. Dans les Vitraux de Bourges (pl. xx-xxiii), les premiei's seuls portent le nimbe (pl. x\) et les autres en sont dépourvus, C'est 4onc

un peu vite au sujet du nimbe. On a donc dit tout à l'aise, sur la foi de guides mal assurés, que les sainis de l'Ancien Testament ne se peignaient pas avec le nimbe. La preuve du contraire est dans noire volume où les Prophètes des portes de Samt-?'du\-cxlra-muros sont tous nimbés-. Mais il reste une excuse à ceux qui pensèrent pouvoir étal)lir ce fait comme généralement observé. C'est que bien des personnages de la Bible ne figurent pas pour eux-mêmes dans les vieilles peintures chrétiennes. On pourrait même énoncer que leur rôle habituel y est symbolique pour élever la pensée du spectateur vers celui dont ils étaient le type dans le dessein de Dieu. Dès lors Jésus-Christ, fin de la loi ancienne (Rom. x, h; etc.), les efface par sa venue où se réalisent les promesses; et ce qui était symbole se trouve relégué dans l'ombre. C'est encore pourquoi l'emblème du Bon Pasteur, quoique emprunté à l'Évangile, ne reçoit à peu près jamais le nimbe, même dans sa forme la plus simple ■'.

Cependant l'Agneau divin est souvent nimbé, ou distingué par quelque signe équivalent; peut-être comme symbole particulièrement auguste. Mais ne nous abandonnons pas à la pente des épisodes, si excusables et si utiles qu'ils puissent être. Un ouvrage reste encore à faire sur maintes questions que nous devons écarter pour laisser place aux détails de la vie des saints.

On a parfois employé comme expressions synonymes, les mots auréole et nimbe, langage qui n'est pas conforme à la coutume liturgique. Les canonistes désignent assez ordinairement l'auréole par ces mots latins radiatinn caput, et le nimbe par ces autres diadema circa caput. Or il est admis par la congrégation des Rites que le nimbe {diadema circa caput) doit être employé uniquement pour les saints; tandis que l'auréole {radiatum t'aput) distingue les bienheureux, c'est-à-dire ceux dont

deux choses que de formuler une loi, et d'eu vérifier les bases historiques.

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