‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 302 sur 632 · Cf. Hagiolog. italic, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. Hagiolog. italic, t. II, p

5. Dans ce méreau langrois {Manuel de l'amateur de jetons, p. 202, svv.), on voit saint Mammès respecté par les bêtes farouches et portant ses entrailles entre les mains. Peut-être le sceptre qu'il tient provenait-il du trident mal compris (Cf. supra, p. 435, sv.); et ce pas une fois fait, on aura cru devoir compléter un tel insigne par la couronne.

6. A première vue, quelqu'un pourrait penser que ce patronage a trouvé sa source dans une sorte de calembour fondé sur l'analogie du nom de notre saint et du mot mamelle {mamma). Mais, d'accord avec sa légende (AA. SS. August.. t. III, p. 437) et avec les

Ménées grecs du 2 septembre, une prose publiée par M. Monr [Ihjmni... medii œvi, t. III, p. 402) en donne l'origine historique :

« Nobilis flos Gmscia', Miilsisti lac a feris,

Spéculum Burgundiu', Missis novum dans feris

Mammes, et refugium ; Alexandri prandium. Etc. »

Cela s'explique jusqu'à un certain point, quand on sait que le gouverneur de Cappadoce s'appelait Alexandre; et que le jeune saint, non content de vivre du lait des biches dans sa retraite, en faisait, des fromages qu'il portait on ville iwur les pauvres. Cf. Cerf, p. 185; et Fourche, p. 435. sv..

7. Je n'ai pas promis do résoudre toutes les dillicultés que peut soulever l'origine des patronages relatés dans cette liste; d'autant plus que je me réserve parfois pour la série suivante, afin de ne pas la laisser entièrement dépourvue d'éclaircissements. Ici pourtant il se peut que saint Marc ait été pris comme secrétaire ou greffier de saint Pierre. Cf. Hieronym., de Script, ecclesiasticis (Breviar., 20 april. .

8. Serait-ce, par hasard, parce qu'on se coupe les doigts en maniant le verre; et à cause du doigt de saint Anien cordonnier, raccommodé par saint Marc (Cf. Doigt, etc.)'? Peut-être aussi s'agit-il des verriers, dont l'industrie a fleuri longtemps avec une réputation universelle dans l'ile vénitienne de Murano.

9. Ce fut le jour de leur fCte (18 juin) qu'un incendie menaça la poudrière de cette ville, sans que les désastres justifiassent la frayeur fort légitime des habitants.

PATRONS DIVERS

Marcel

S" Marcelle Marcellin

S*' Marguerite/

Marc pape (7 octobre) : Tolède

évêque de Chalon-sur-Saone : Chàlon-

siir-Saône.

évêque de Paris (Marceau) : Paris, pape : Les palefreniers.

(laquelle?): L'Esclavonie-.

SERVANTE clc saiiite Marthe : ïarascon.

avec Pierre. Cf. Pierre, (lequel?) : Seligenstadt.

S" Marcienne : Tortose (d'Espagne).

Marcou : Reims; Contre les ècrouclles.

— DE Cortone : Cortone.

— DE Danemark : Roskild.

— d' Ecosse : L'Ecosse.

— martyre : Corneto (?), Crémone (?), Lynn-Regis, Montefiascone (?), Paris (à Saint-(k'rmain-des-Prés); Pour les femmes enceintes et contre la stérilité.

Marian {Mariainis, Marien) : Pour les maljagés, et contre les jugements téméraires. Cf. Sommeil.

Aire (de Gascogne), Alet (Languedoc), Amiens, l'Angleterre, Antoin, Anvers , Arras , Auch , Augsbourg , Râle, la Bavière, Rayonne, Reaune', Rénévent, Rerg, Rologne ^, Roulogne-sur-Mer , Rrunswick, Cambrai, Chartres; Les Cisterciens; Clermont-Ferrand , Clèves et Juliers, Coire, Conserans, Corvey, Dax, Die, Eimbeck, Einsiedeln, Embrun, la France, Fréjus, Fribourg en Rrisgau, Frisingue, Gap, Gênes, Goslar, Gœttingue, Grasse, Grenoble, Ham-

S*' Marie

MÈRE DE DlEL'

bourg, Hameln, Hampstead, Hanovre, Hatzfeld {les comtes de), Hasselt , Hernberg , Hervoi'den , Hildesheini, la Hongrie, Hœxter, Huy, Laon , Lausanne, Lescar, Liesse, Lille, Lincoln, la Livonie (les Porte-glaire)^ Lombez, Lorette, Lu(;on, Luben (en Silésie), Marienbourg {et les Teutoniqaes), Marseille, Mayence, Mende, Montbrison, Montpellier, Montréal (du Canada''), Montserrat, Namur, Nancy, Nimègue, Nîmes, Nordheim , Noyon, Oldenbourg, Oléron (de Bearn), Olmiitz,

S« Marie MÈRE DE Dieu '

(Suite.)

/ Orange, Paderborn, le Palatinat, Paris, Pesaro,Pise, Plaisance, la Poméranie, le Portugal ,1a Pouille, la Prusse , le Puy, Recanati, Rechheim, Regenstein, Reims, Reval, Rieux (en Languedoc), Riez (en Provence), Riga, Rodez, Ruppin, Ruremonde, Sabionetta,Salisbury,Saragosse, la Savoie {Ordre de l'Annonciadc) , Savone, Senez, Senlis, la Sicile, Sienne, Sisteron. Spire, Stettin, Strasbourg, Tarbes, Thorn, Tolède, Tongres, Toulon, Tournai, Trêves, Vabres, Venise, Verdun, Winchester, Wiirzbourg, etc; sans compter les innombrables lieux de pèlerinages à la très-sainte Vierge, plus ou moins célèbres; Les épingliers, etc., etc. Cf. Annonciation, Assomption, Conception, Nativité, N.-D. des Neiges, \ Présentation, Visitation.

DE Cabeza, femme de saint Isidore le laboureur : Madrid, Torre-Laguna.

l'Égyptienne : Paris (la Jussienne); Les

repenties.

Madeleine. Cf. Madeleine.

d'Oignies : Pour les femmes enceintes ;

Contre les fièvres.

DE Socos (de Cerbellon) : La Catalogne; Les navigateurs , l'ordre de la Merci. Cf. Mer, etc.

Marin ermite : San-Marino; Les tailleurs de pierres.

Marius d'Avenche (?) : Lausanne.

S'' Marthe : Aix (en Provence), Cadix (?), Castres,

Tarascon; Les aubergistes et hôteliers, hospitalières,

lavandières.

apôtre du Limousin : Limoges, évêque de Pampelune : Pampelune.

DE Hinojosa évêque, puis cistercien : Hiierta, Siguenza.

DE PoRRES, dominicain : Lima; Les mulâtres; Contre les rats.

DE Tours : Amiens, Ragnols, Ranassac, Ratenbourg, Rerg et Clèves, Rergues- Saint-Vinox, Brague,BroncIiorsi, Colmar, Courtrai, Erfiirth, Groningue, Gronsfeld, Heiligenstadt, Heydt, llorn (h' coin(é) Li-

S« Marie

Martial

Martin

). Sa fètc est colébrée à Tolède en souvenir de la victoire de Lépante, gagnée ce jour-là (7 octobre 1571).

2. On attribue à l'Esclavonie la prétention d'avoir été initiée à l'Kvangile par sainte Marcelle, servante de sainte Mai-the. Ce serait donc la môme que celle de Tarascon. Mais je ne rencontre rien h l'appui de cette opinion dans V.lnnus ecclesiastic. grœco-slavicus du P. Martinov, qui a pourtant déi)ouill(' bien des documents slaves.

3. De cette ville et de quelques autres, on verra plus d'un monument dans la série dos patronmjes qui vient après celle-ci.

4. Cf. Macedo, Divi tutelares, p. I i7 , sq. D'ailleurs la ville prétend posséder, au Monte delta Guardia, un tableau de la sainte Vierge peint par saint Luc.

5. Cette ville fut fondée sous le nom de ■Villemaric par les Sulpiciens.

PATRONS DIVERS

Martin (Suite.)

moux, Lacques, Magdebourg, Mayence, Montauban, le Northiiniberland (?), Orense, Schwartzbourg, Schwytz, Tours, Tulles, rUnderwald,Uri, Utrecht, Vienne (en Dauphiné), Werden , Yprcs; ira hôteliers, cavaliers, sergents a cheval, crieurs (à Paris), tailleurs^ (à Liège); Pour les oies. Cf. p. 579, sv.

- DE Vertou, abbé : Le Craonnais.

S'' Martine vierge et martyre : Rome.

Materne évêque : Namur, Tongres, Trêves; Pour lu vigne '-.

Mathias apôtre : Goslar, Trêves; Les charpcnlicrs . taillandiers^, buveurs et godailleurs repentants^; Contre la petite vérole.

S'' Mathie servante : Troyes.

Mathieu apôtre : Salerne.

Mathuwx : Larchant et le Gâtinais , Mandeville près de Louviers, Paris; Contre la folie, possession, et méchantes femmes; Les bouffons^, potiers d'étain.

S® Matrone : Barcelone ; Contre le flux de sang.

Mauger. Cf. Madelgaire.

Les Béné- Lcs chau-

Maurèle

Maur abbé : Saint-Maur-sur-Loire (Glanfeuil) diclins (français surtout); Contre le coriza dronniers^, tailleurs (en Belgique).

Maurasd. Cf. Mauront et Moran.

I — mère de neuf fils martyrs : En Touraine. Maure ■ — nourrice de sainte Fusca : Torcello ; Les i bonnes d'enfants.

( — évêque d'Imola, marty : Imola.

I — évêque de Vicohavektia : Ferrare.

Maurice clief de la légion Thébaine : Angers, Appenzell. Halle (de Saxe), Havre (Lorraine), Lauenbourg, Lucerne, Magdebourg, Mirepoix, la Savoie {Ordre de Saint-Maurice), Tours (?), le Bas-Valais, Vienne (de Dauphiné''), Vinstringen ( Fenestranges) ; Les teinhiriers; Contre la goutte.

Maurille évêque d'Angers : Angers ^ Mauroint (Maurand) -. Douai, Marchiennes. ' — veuve : Trente.

— VIERGE : Pont-Sainte-Maxence.

Maximin

S** Maxence

— DIACRE, martyr : Aquila''.

— DE Riez, évêque : Reggio-di-Modena.

Maxime ( — de Salzbourg, évêque : Mayence, Passau.

— de Saragosse , évêque (douteux) : Saragosse".

S" Maxime (même) : près de Dourdan.

Maximilien évêque de Lorcli : Cambrai (?), Dusseldorf, Spire, la Bavière.

— d'Aix : Aix (en Provence).

— de Trêves : Trêves.

Médard évêque : Judoigne (ou Jodoigne, en Hainaut), Noyon, Soissons, Tournai; Pour la vigne ^^; Les bra.';seurs (en Belgique); Contre le mal de dents.

Méen {Mévenus, Mein) abbé : Contre la gale^-, maladirs de peau, scrofules, etc.

Meinrad : Einsiedeln (Notre-Dame-des-Ermites).

Meinulf {Magenulfus, etc.) diacre : Padcrbon, la Wcslphalie.

Mel {Maelus) évêque : Ardagh.

Mellon évêque : Pontoise.

S« Mkme. Cf. Maxime.

iMemmie (Menge) évêque : Cliâlons-sur-Marne.

S'' Menehould {Manechildis) : Sainte-Menehould (d'Ai-

gonne); L.es lanternicrs (?).

Menge, Cf. Memmie.

Mengold : Huy.

Mercure martyr : Bénévent.

Mercurial évêque : Foiii.

Merry (Médéric) : Autun. Paris.

Mesmin {Maximinus, Mêmin) abbé : Dans TOrléaiiais. SS. Méthode et Cyrille. Cf. Cyrille (de Moravie).

I — archange : L'Angleterre, Bateninirg et Broncborsl, la Bavière, Bénévent, Berg, Bruxelles, l'Espagne la France, Hildeslu'im, les Lombards (du temps de leur domination en Italie), Madrid, Saint- Mihiel, Naples (le royaume), la Normandie (Avranches), le Portugal, le Pu\ , la Pouille, Salerne (le Mont-Gargan), Se])enico, Thorn, Ubeda, Vianen, Zoug, ZwoU ; Pour la bonne mort; Les balanciers, bon-

MlCHEL

1. Serait-ce parce qu'il avait trouvé dans l'étoffe de son manteau assez de matière pour vêtir absolument deux personnes?

2. Peut-être afin d'en détourner la gelée, surtout dans les provinces septentrionales. Cependant pareille attribution semblerait mieux convenir à saint Servais qui était aussi évôque de Tongres ( Cf. Neige). Mais les gens de Trêves, dont la latitude est déjà fort élevée pour des vignobles, ont naturellement mis cette récolte sous la protection d'un de leurs pontifes; d'autant plus que la fête de saint Matern(T,se célébrant au milieu de septembre, est fort voisine de la vendange.

3. Sans doute à cause de la liaclie qui passe pour avoir été l'instrument de son martyre.

i. Serait-ce parce qu'il ne devint apôtre qu'après l'Ascension de Notre-Scigncur ( Act. i, 15-26) ? A ce titre, on l'aurait considéré comme ayant su s'élever un peu tard dans les faveurs divines.

T). Apparcnmiciit parce que leur métier est de faire les fous

(les niais). Au moyen âge insipiens et stultus s'échangeaient.

0. Je soupçonne là-dessous un assez mauvais calembour dont l'origine serait dans le nom Maur (souvent pris jadis pour synonyme de nègre), et dans la noirceur des chaudrons (au dehors).

7. Cf. H. Morin, Numismatique féodale du Dauvhtné, p. 0, 8, IG, 22, 27, etc.; et 389.

8. Il semble avoir été supplanté là, ou effacé, par le titulaire de la cathédrale (saint Maurice). Ce dernier est certainement beaucoup plus illustre dans la chrétienté, mais pourtant un peu moins approprié à l'Anjou.

"J. Cf. Hagiolog. italic.,t. II, p. 246.

10. Cf. P. Sainz de Baranda, Clave de la Espana sagrada, p. 407.

11. Peut-être à cause des pluies qui passent pour se prolonger beaucoup, lorsqu'il en est tombé le jour de sa fête.

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