Hagiolog. italic, t. II, p
■i. Quoi nu'il en soit de la croix de saint André, dite bourgui-' gnonne, et des causes qui firent adopter cet emblème, il est au moins curieux de citer l'opinion suivante : Du Saussay veut que les
ancêtres des Burgondes aient été évangélisés par saint André lorsqu'ils habitaient les contrées slaves. Cf. Macedo,D/j;j tutelares, p. 250.
5. Cf. supra, p. 008 (Assomption); infra, p. 644. — A. Forgeais, Plombs historiés, t. I, p. 36.
6. La ville fut prise sur les Maures le jour consacré à ce saint. Cf. Macedo, Divi tutelares, p. 255.
7. Le calembour auquel prêtait son nom, l'avait fait choisir à Paris comme patron de plusieurs états à produits brillants. Par exemple les miroitiers, verriers, émailleurs, etc. (4 novembre).
PATRONS DIVERS (SELON L'OBJET)
Brossiers et Vergeltiers : sainte Barbe
— en-Bresse : Notre-Dame (?), saint Pierre
apôtre, saint Nicolas de Tolentino-.
— en-Brie : saint Baudile.
Brouage : saint Eiitrope de Saintes.
Bruciisaf. : Notre-Dame.
Bruges : Notre-Dame, saint Basile, saint Donat (Donatien) évêque, sainte Walburge.
Brlgnetto (État de Gênes) : saint Pierre, saint Laurent, saint Columban.
Brunswick : Notre-Dame, saint André, saint Jacques le Majeur, saint Longin, saint Christophe, saint Biaise, saint Auctor, sainte Anne.
Bruxelles : Notre-Dame, saint Michel, saint Joseph, sainte Gudule.
BucHY (de Normandie) : Notre-Dame.
Buckingham : saint Rumwald ( Rumold?).
LaBulgarie: saint Etienne (Némania?). Cf. supra, p. 6H.
BuRGOs : Notre-Dame, saint Adelelme (Lesmes), saint Ferdinand, sainte Julienne, sainte Victoire, sainte Radegonde (Redigundis de Trevino? prémontrée).
Burton-upon-Trent : sainte Modwena abbesse.
Bmcurs : sainte Bibiane (en Allemagne) , saint Matliias. Cf. supra, p. 62/(.
Cabaretiers [hôteliers) : sainte Marthe, saint ^lartin de Tours ^, saint Zachée. Cf. supra, p. 635,
Cadix : saint Servand, sainte Susanne, sainte Marthe.
Caen : la Trinité, saint Pierre, saint Étienne.
Cagli : saint Géronce évêque de Cervia et martyr.
Cagliari : saint Saturnin enfant martyr, saint Lucifer* évêque du lieu, saint Éphise% saint Pancrace, le B^ Salvador d'Orta, sainte Cécile de Sardaigne martyre*^.
Cahors : saint Étienne, saint Genou (Genulfus) évêque, saint Martial.
Gajazzo : Notre-Dame, saint Étienne évêque du lieu.
Calaiiorra (Castille) : les SS. Émethérius et Célédonius (Madir, etc.), saint Dominique instituteur des Dominicains (né en ce lieu).
Calais : saint Bain évêque.
Calatayud : saint Paterne évêque et martyr, saint Inigo abbé.
Galcar : saint Nicolas.
Calomniés (et contre les dangers que court la réputation) : saint Jean Népomucène. Cf. Jugements injustes: et supra, p. G 19.
( — DE Campame : saint Castus martyr.
Calvi ^ • , n .
/ — DE Corse : saint Jean-Baptiste.
Cambrai : Notre-Dame'', saint Jean-Baptiste, saint Aubert
évêque du lieu, saint Gaugery (Gér\).
Camerino : Notre-Dame, saint Ansovinus évêque, saint Venant martyr.
Camin (an der Divenow ?) : saint Othon de Bamberg. Campagna (Calabre) : Notre-Dame.
Campen : saint Jean-Baptiste, saint Nicolas. Campomayor (Portugal) : saint Jean-Baptiste. Campredon (Camprodon en Catalogne) : saint Pelade (Pal-
lade) d'Embrun. CL supra, p. 566.
Le Canada français : saint Jean-Baptiste. Les Canaries (cathédrale) : sainte Anne mère de Notre-
I. Ici ce n'est plus, comme pour les paumiers et les artilleurs, à cause de l'invocation la plus ordinaire de sainte Barbe; il s'agit plutôt d'un calembour fondé sur le nom de la sainte, qui rappelle la matière travaillée par les brossiers.
Mais divers mauvais plaisants ont beaucoup trop étendu l'influence du jeu de mots sur les patronages. Cf. Tliéoph. Raynaud, 0pp., t. Vlll, p. 515.
'2. A cause des Augustins réformés, qui furent mis en possession de l'église, au commencement du xiv« siècle.
'.i. Cf. A. Forgeais, Plombs historiés, 1. 1, p. 70-78.
i. Cf. Ilagiolo(j. italic, 1. 1, p. 300.
5. Puisque j'ai cité des goigs catalans pour plusieurs saints, il est assez juste que l'on puisse rencontrer ici un goccius sarde imprimé à Casteddu (Cagliari) en 18i5 {ISfovena de su gloriosu martiri sanV Efis, p. 20-28) :
« ProttetoTi poderosu De Sardigna speciali, Liberainosi de mali Ekis martiri gloriosu.
In Elia nascisisti
Accanla de Antiochia, E donau a sa idolatria Fin'z a trint' annus bivislis; A su tempus, chi movistis Contra Sardigna orgogliosu.
Liberainosi, etc.
A s'intrada in Arborea Incontrasti resistenzia, E bosu cun passienzia Luegu mudastis de idea, Passendu a fai pelea A s' Ollasta carignosn.
Liberainosi, etc.
Giulsiu prefetlu atturdiu
De osi biri aicci sanu, Pc qui tenestis prus manu De s' idolu destruiu. De Sardigna s'est fuiu A su instanti timorosu.
Liberainosi, etc.
De Casteddu appassfonau Sempri siais defensori, Sighei a essiri intercessori, Efis, martiri sagrau. »
Cf. Ibid., p. 3-10.
0. Plusieurs de ces iiatronagos sont expliqués par le P. Macedo, Ditji tutelares, p. 211-217.
7. La ville de Cambrai possède depuis longtemps une peinture grecque, célèbre par les miracles qu'obtiennent ceux qui la visitent avec piété. Les méreaux cambrésiens, publiés par M. J. de Fontenay {Manuel..., p. 107), ne sont pas très-fidèles au type du tableau miraculeux ; mais ils en rappellent la mémoire à qui se préoccupe surtout du but de la dévotion, qui est Notre-Dame (quoi qu'il en soit de l'image vénérée en tel ou U;! sanctuaire).