‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 389 sur 632 · PIED · texte numérisé non relu

PIED

PIERRES

en vingt ou trente mois; et je ne serais pas extrêmement surpris que les doctes y trouvassent encore matière à critique, sans compter les chicanes (qui sont de droit naturel, in statu naturx lapsx) .

Saint ÉpiPHANE,évêque de Salamine dans l'île deChypre; 12 mai, ^02. Il semble qu'on doive le peindre pieds nus, (lu moins si l'on en croit Siméon Métaphraste qui raconte que le saint ayant perdu dans le baptistère une de ses chaussures, prit désormais l'habitude de ne plus se chausser.

Saint Donat Irlandais, évêque de Fiesole ; 22 octobre, IX* siècle. On raconte que souffrant de la goutte, il en fut guéri par sainte Brigitte d'Irlande, sœur de son archidiacre saint André' ; ce qui ne paraît pas très-accommodable avec la chronologie régulière.

Saint Gurlow (Urlow, Gi(ri'rt//i(s?), évêque breton; 6 juin, 623. Touchant de sa crosse la plante des pieds d'un malade. On l'invoque en Bretagne contre la goutte et l'enflure des jambes.

Je ne sais si quelque représentation semblable est usitée pour saint Servais évêque de Tongres, que l'on invoque en plusieurs endroits contre les maux de jambes.

Saint Médard (Cf. Cheval, p. 210; etc.). Il est parfois représenté laissant l'empreinte de ses pieds sur une pierre. Mais je n'ai jamais vu ce fait retracé sur aucun monument.

Saint Félicien évêque de Foligno est indiqué par M. Helmsdœrfer comme ayant eu les pieds et les mains percés de clous. Je ne vois pas trace de ce supplice dans sa légende. Du reste, cette caractéristique appartiendrait plutôt au litre Clou, qui pourra donner des renseignements sur d'autres martyres semblables.

Saint Antoine de Padoue guérissant un homme qui s'était coupé le pied (Cf. Jambes, p. /t92). Nous avons averti d'ailleurs, que les titres Jambe et Pieds pourraient se compléter mutuellement dans plus d'un cas.

Saint Gerlacue ermite, le pied traversé par une épine. Cf. Épines, p. 373; Arbre, etc.

Sainte Cointa [Covntha, Quinla), martyre; 8 février, 249. Traînée par les pieds et lapidée.

Sainte Agnès de Montepulciano, dominicaine (Cf. Croix apparaissant, p. 280; etc.). Après sa mort, sainte Catherine de Sienne étant venue vénérer ses restes, le cadavre souleva son pied que sainte Catherine voulait baiser, lui épargnant ainsi la peine de se courber pour rendre hommage à son amie.

PIERRES

Les saints lapidés ont été peints fréquemment avec des pierres dans un pli de leur robe. Tels sont par

1. Cf. Foggini, De primis Florentinorum apostolis, p. 57, sq.

Il ne faut pas le confondr(ï avec saint Donat martyr, ni avec sain Donatien archèvêque de Reims, que les gens de Bruges nomment Donat (ou Donas).

exemple, saint Etienne, saint Timothée, sainte Émerentienne et bien d'autres.

Le prophète Jérémie (1 mai), lapidé en Égypte-.

Saint Barnabe, apôtre; 11 juin, v. 58. II passe pour avoir été lapidé, supplice d'autant plus probable que sa mort paraît due aux Juifs chypriotes.

Saint Calixte pape et martyr (Cf. Église, p. 333 ; etc.). Une pierre au cou, avec laquelle il fut précipité dans un puits après avoir été jeté par la fenêtre'.

La plupart du temps, c'est une espèce de meule que les artistes attachent au cou des saints précipités ainsi dans les eaux. Cf. Meule.

Saint Vigile, évêque de Trente (Cf. Idole, p. /(81). Lapidé par le peuple du Val-Randena dont il avait brisé les idoles.

Saint Eskill, évêque ; 12 juin, v. 1030. Lapidé à Strengnaes en Suède parles païens*.

Saint Liboire, évêque du Mans. Cf. Caillou, p. 156; etc.

Du reste, d'autres saints encore devront être cherchés sous ce même titre, non-seulement parce qu'il ne s'y agit pas précisément de véritables pierres, mais parce que les artistes ont plus d'une fois transformé les pierres en petits cailloux qui prennent même souvent l'apparence de gravier.

Saint Eusèbe, évêque de Verceil; 16 décembre, 370. Selon la légende de son Office approuvée pour l'Église de Verceil, il fut lapidé par les ariens à l'âge de quatrevingts ans. Il avait été chassé de son église sous le règne de Constance, et était revenu sur la fin de ses jours au milieu de .ses ouailles.

Sai?«t Buldus, évêque d'Erlau (2^ septembre, 10ii7). Tué à coups de pierres avec saint Gérard évêque de Chanad, par les Hongrois païens.

Saint Elpiiége évêque de Winchester, puis de Cantorbéry (Cf. Hache, p. 475 ; etc.). Comme il fut lapidé avant de recevoir le coup de hache qui mit fin à ses jours, les Anglais l'ont peint plusieurs fois portant des pierres dans un pli de sa chasuble.

Saint Osw^ald bénédictin, évêque de Worgester, puis archevêque d'York; 29 février, 992. On le représente bénissant une pierre que plusieurs hommes s'efforçaient en vain de mouvoir pour la conduire vers une église où elle devait enirer dans la construction. Le saint comprit que Satan était pour beaucoup-' dans la peine inutile que prenaient les ouvriers; et après sa bénédiction, les efforts des travailleurs ne furent plus arrêtés.

On raconte la même chose de deux ou trois autres saints, mais ce n'est pas une caractéristique qui ait eu grand cours dans l'art populaire.

Saint Etienne diacre, premier martyr; 26 décembre,

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