POSSÉDÉS
prc'lat '. On Fa représenté parfois avec son frère saint Cyon prêtre , et son neveu saint Elpidius diacre. Les corps de ces trois saints sont honorés à Salerne.
Saint Mélaine , évêqiie de Rennes; 6 novembre, ou 6 janvier, 530. On lui attribue, entre autres miracles (avant son épiscopat), la délivrance d'un obsédé qu'il remit dans son état naturel par un souniet-; sans parler d'autres rencontres diaboliques racontées par ses biographes armoricains. Ajoutons, entre autres saints bretons , SAINT Aubin évêque d'Angers ' , saint Paterne évêque de Vannes*, saint Hervé ^ saint Samson évêque de Dol ^ , SAINT Martin de Vertou '' .
Saint Mathurin (ou Mathelin) prêtre , considéré comme apôtre du Gàtinais; 1 novembre, v.388. Selon sa légende populaire, il aurait été appelé à Rome par un empereur nommé Maximien (a-t-on voulu dire la ville de Trêves, et le tyran Maxime?) pour exorciser la fille du prince. C'est
ce qui l'a fait habituellement représenter bénissant une femme, tandis que le diable s'échappe par la bouche ou par le crâne de la patiente ^ Aussi suis-je bien aise de pouvoir donner une autre enseigne populaire où, pour tronqué que soit le plomb retrouvé après quelques siècles, il est aisé de reconnaître la petite coulée de métal qui se rattachait au diablotin délogé de la cervelle féminine par le thaumatm-ge.
C'était surtout à Larcliant près de Nemours que saint Mathurin fut longtemps honoré avec le plus d'éclat. On Ty invoquait non-seulement pour les démoniaques ou aliénés furieux, mais surtout pour les méchantes femmes, en mémoire de la princesse Maximienne qui avait eu le
diable an corps, jusqu'à l'intervention bienfaisante du serviteur de Dieu. Cette réputation d'eflicacité en pareil cas, avait suivi les reliques du saint en divers lieux qui
en possédaient quelque portion. Aussi raconte-t-on ({u'à Mandeville près d'Elbeuf , un évêque d'Kvreux, visitant l'église de Notre-Dame, demanda au prieur ce que voulait dire le diable expulsé de la tête d'une femme. Après avoir entendu expliquer cette dévotion locale et son origine, il repartit: (c Monsieur, si votre saint était mieux connu, votre prieuré vous rapporterait plus que ne me fait mon évêché. »
Saint Frobert abbé (Cf. Femme, p. Zi08), chassant les démons, parce que plusieurs possédés furent guéris par son entremise; on raconte en outre que, dès son enfance, il mit souvent en fuite le tentateur qui cherchait à l'effrayer ^
Saint Cyriaque diacre (Cf. Dragon, p. 320). Celiji-ci , par suite d'un récit fort semblable aux précédents, est souvent représenté à peu près comme saint Mathurin i».
Saint Albert de Sicile, carme (Cf. Femmes, p. ZiOB; etc.), délivrant une jeune fille possédée
Saint Théodore Trichinas (c'est-à-dire au rade cilicc), solitaire (Cf. Ermites, p. 381). Pour exprimer le grand
1. Hagiolog. italic, 1. 1, p. 310. — Brautii Marti/rolog. poeticum :
« Daemonas Elpiciius visu, morbosque fugavit; Dfcmonibus cujus cellula terror erat. »
2. Cf. Vies des Saints de la Bretagne, p. 683, sv. Cf. ibid., p. 680. — Lobincau, Vies des SS. de Bretagne (1830), t. I, p. 123, sv.