Cf. Brautii Marfyrolog. poeticum, 28 jainiar
i. M. SS. Maii, t. VII, p. W", sqq.
GROUPES (QLATRK A QUATRE).
Saint Arnou (Arnoiild, Arnulfiis) évèquedeMetz (18 juillet, V. 6/iO), avec sa mère sainte Ode, sa femme sainte DoDE et leur fils saint Cloud {Cleodal fus) évèqiie de Metz. Ansegise frère de saint Cloud de Metz (mais qui n'est pas canonisé) passe pour être la tige des Caiiovingiens, qui descendraient ainsi de trois saints (pour le moins).
Les QUATRE Fondateurs de Tordre de Cîteaux : saint Robert de MoLi:ME, saint Albkrig, saint Étieinne Haroint, et saint Bernard de Clairvaux.
Saint Victor de Marseille martyr, avec les trois soldats qu'il convertit et fit baptiser tandis qu'on le gardait en prison. Cf. Idole.
Saint Silanus prédicateur de la foi en Périgord, déca- ■ pité avec les saints Frontasius (ou Fronlanus), Séverin et Sévérien; 2 janvier, sous Claude. Cf. Image de la Inssainle Vierge.
Saint Xénophon et sa femme, avec leurs deux fils Arca- Dius et Jean ; 26 janvier, v" siècle. Ils moururent tous les quatre dans l'exercice de la vie monastique ^.
On a déjà vu, et l'on verra encore que plusieurs groupes sont très-facultatifs. Ils naissent çà et là d'une dévotion locale ou même personnelle, de la pieuse fantaisie d'un artiste ou d'une famille. C'est le cas des quatre grands disciples de saint François d'Assise (saint Antoine de Padoue avec saint Bonaventure, et saint Bernardin de Sienne avec saint Louis de Tollouse -) réunis au Louvre dans deux tableaux du Moretto de Brescia (Cf. p. Zi68), qui jadis ont fait évidemment partie d'un même ensemble primitif. Je suppose qu'au centre se trouvait saint François près d'un crucifix, ou de i\otre-Dainc.
Femmes.
Sainte Anne, mère de la très-sainte Vierge; 26 juillet. D'anciennes représentations la montrent accompagnée de trois filles , sans compter les peintures du moyen âge qui donnent à cliacunc de ces filles leur progéniture respective (Cf. supra, p. 352). Mais il en résulterait un bien autre groupe. Cela tenait à un récit imaginé pour expliquer la parenté que signale l'Évangile entre Notre- Seigneur et plusieurs apôtres ou disciples. J'en ai dit un mot dans un autre ouvrage'; mais les Bollandistes ont traité laVjueslion fort à loisir pour le jour de Sainte-Anne, et montrent ailleurs que cette donnée (comme bien d'autres) ne serait pas plus décisive pour se trouver mêlée à certains récits de révélations'*. Quoi qu'il en soit, on peut la considérer aujourd'hui comme ayant perdu presque toute créance; et nous ne l'avons rapportée que pour servir à l'explication de plusieurs vieux tableaux qui seraient inintelligibles sans cela.
Les vierges les plus illustres des premiers siècles sont parfois réunies en groupe de quatre ou de cinq, et même davantage 'K
La B"= RoscELiNE chartreuse (Cf. Yeux), visitée à sa mort par trois saints (saint Bruno, saint Hugues de Lincoln et saint fJuGUES DE Grenoble) qui lui apparaissent tous vêtus en Chartreux ^.
Les saintes Hilarie, Digne, Euprépie, Eunomie avec vingtcinq autres hommes et femmes; brûlés à Ausbourg près du tombeau de sainte Afre (12 août, v. 30/i). Sainte Hilarie était la mère de sainte Afre, et les païens la sur-
\. Menolog. grœc, t. II, p. 138.
2. Le jeune évêque de Toulouse, à cause de sa parenté avec le saint roi de France qui deux fois avait couru à l'aide de la Terre sainte, jeta un éclat extraordinaire sur l'ordre des Frères Mineurs. Aussi leurs offices le traitent-ils avec une affection toute particulière. J'en pourrais citer maint exemple, mais il faut aussi puiser à cette occasion dans le Missel de Toulouse (1540) où la prose Plebs ftilelis donne place aux Franciscains :
0 G regalis soboles, Sanctitatis redoles Placens comlimentum !
O decus Kcclesife, Decor conscientia>, Boni fundanoeiitum !
Tu Tliolosa civitas, Gaude quia militas
Sub tanto pasiore ; Félix es Massilia Magna promens gaudia De tanto spleiidore.
Minorum Religio Hoc ditata socio Qui régnât in cœlis, Etc. »