AA. SS. Jun., t. II, p. IU
2. Ces noms africains, extraordinaires pour nos oreilles, n'étaient que l'effet de la civilisation latine imposée longtemps ii des contrées où le fond du peuple remontait aux races palestiniennes (souche punique: Pœni, Punici, Phœnicii, Pliœnices). La Biljle nous en offre eans cesse des exemples qui'ne disent rien aux oreilles pour lesquelles riiébreu n'a que des sons. Aussi la Vulgate donne-t-elle aux catholiques le sens des principaux noms hébraïques conservés dans rficriture sainte. L'Afrique de Tempire, mais surtout celle des con-
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tionné, sauf oubli, sautera aux yeux, je pense-, comme par exemple la captivité de saint Pierre, ou la conversion de ses gardes dans la prison Mamertine.
Citons pourtant aussi saint Deocratias-, évêque de Carthage (22 mars, Zi58), qu'une gravure allemande représente au milieu d'une espèce de bagne avec cabanons, cachots, basses-fosses, etc. C'est que, les Vandales de Genséric ayant ramené d'Italie des prisonniers sans nombre, le saint évêque s'efforça par tous les moyens d'alléger la captivité de ces malheureux. Non content de se procurer des secours afin de les racheter ou de soulager leurs souffrances, il les servait lui-même et prenait soin de les abriter jusque dans les églises ^ Dans la même estampe, le vénérable vieillard semble se courber sur un puits. Je suppose que l'on a voulu exprimer par là les consolations qu'il prodiguait à des prisonniers jetés dans des espèces de casemates profondes.