‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 556 sur 632 · TRONE · texte numérisé non relu

TRONE

Les trônes laïques importent peu à notre sujet. Quelque somme de luxe ou de fantaisie qu'un artiste y ait dépensée, assez d'autres indices feront reconnaître pour prince, empereur ou roi, celui qui occupe ce siège; et

en ce cas, nous avons divers autres renseignements pour guider la recherche d'une manière plus sûre. Quant au trône ecclésiastique (chaire pontificale), il en a été question précédemment. Si nous y revenons un instant, c'est pour faire observer qu'en ce genre la simplicité sévère des sièges antiques s'est maintenue avec une singulière persistance. Voici par exemple (p. 779), la Vierge

mère de Dieu, d'après une peinture des catacombes'; et des sièges épiscopaux du haut moyen âge en répètent sensiblement la forme.

Ailleurs, le dossier monte jusqu'à dépasser la tête du personnage assis-. Mais presque toujours cette chaire des vieux temps est taillée dans la pierre; et si quelque ornementation la décore, c'est avec une sobriété presque austère qu'on la retrouve chez nous sur de beaux sièges

•1. IjORio, Borna sotterranea, p. 540. Cf. L'Heureux, Ilagioglijpla, p. 24:5. — Supra, p. 192.

2. Cf. Bosio, p. 09, 255, 279, 287, 280, 327, 423, 441. M. Puni Durand a donré maintes formes monumentales de trônes dans son

Trùne Je Dagobert (restitué), au cabinet de Franco. Cf. p. 781.

épiscopaux du moyen âge. 11 fallait pourtant çà et là que ces chaires fussent portatives, et l'on en voit qui sont tressées d'osier ou de jonc^. En pareil cas, une draperie plus ou moins riche voilait en partie ce meuble si simple. Cependant peintures et bas-reliefs donnent parfois lieu de supposer que le fauteuil capitonné ne date pas précisément de notre âge*.

A l'imitation des i^lianis porfalifs que l'antiquité avait

mémoire sur l'éT0i[/.ai7ia des Grecs, publié par la Société archéologique d'Eurc-ct-Loir (Chartres, 1807).

3. Bosio, p. 93, 411. — G. B. De Rossi, DuUetlino, 1805, p. 09.

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