Calendar. benedict., 28 februar
3. Cf. A. Foigeais, Plombs historiés, t. I (1862), p. 148. Comme l'auteur l'a dit lui-même plus tard, ce pourrait bien être un insigne de confrérie fondée pour les pèlerins, beaucoup plus qu'un méreau de corporation.
■l. Sur des broderies représentant la légende du saint, M. Heidcr a lu, entre autres, ces vers destinés à l'un des médaillons :
n Hos sub spe vana vult laedere sieva Diana, Spurcitia plénum noiite timere {U-ucn'?} venenum. »
11 existe une gravure exécutée par Couvay d'après Simon Vouet rei.réscntant cette apparition du saint pour la confrérie des mar-
chands de vin à l'hôpital Saint-Jacques. Cela autoriserait la première conjecture de M. Forgeais sur la destination de son méreau.
Une prose ( Congaudentes exultemus), qui se rencontre souvent dans les anciens missels, ne manque pas de rappeler la protection de saint Nicolas implorée contre les dangers de mer. Siméon Métaphraste rapporte que, vivant encore, le saint se fit voir sur un navii'e en péril dont il tint la barre jusqu'au port; etc.
5. Cf. Souvenirs de l'ancienne Église d'Afrique, p. 200-206, 210.
C. Cf. Ch. de Montalenibert, les Moines d'Occident, t. IV, p. 188- 190, et 262-206.
7. Vies des Saints de la Bretagne, [). 711-713. Un nocher céleste l'aurait pris à bord pour lui faire traverser la Manche. Aussi voit-on parfois un personnage rayonnant qui semble guider l'esquif.
VAISSEAU
rique lorsqu'on prétendait le retenir en Angleterre.
Saint Wulfuan, archevêque de Sens (Cf. Baptême, p. 119). On le voit jetant une sonde du haut d'un navire. C'est que, allant par mer de Morinie en Frise, il fit retrouver la patène que l'un de ses clercs avait laissée tomber dans l'eau. On conservait cette patène avec le calice à Fontenelle, où le saint s'était retiré après son expulsion par les Frisons'. C'est pourquoi saint Wulfran est parfois représenté disant aussi la messe sur son vaisseau ; et près de lui son clerc tient la patène, ou la laisse échapper par-dessus le bord.
Saikt Castuensis, évêque en Afrique; 11 février, vers /i50. On le peint sur un navire; ou à terre, bénissant un vaisseau. Embarqué par ordre de Genséric sur un vieux navire avec plusieurs confesseurs de la foi, il atteignit les côtes de la Campanie et passa dans la Basse-Italie le reste de ses jours ^. La bénédiction qu'il donna au vaisseau me paraît avoir été interprétée par la légende du moyen âge, qui veut que, sur ce signe, l'embarcation reprit toute seule le chemin de l'Afrique, comme pour aller narguer le persécuteur. Mais je crois que l'intention primitive des artistes était tout simplement de montrer dans ce saint un patron des navigateurs en péril. Car le pouvoir du saint contre les tempêtes était si bien reconnu sur la plage napolitaine au xvni^ siècle, que tout vaisseau abordant à Sessa croyait devoir quelque signe d'action de grâces au saint confesseur venu miraculeusement d'Afrique.
Le B" Alexandre Sauli , évêque d'Aléria (Cf. Croix, p. 282). De la plage, il donne sa bénédiction vers un ou plusieurs navires qui paraissent s'abîmer. Divers faits de sa biographie se rapportent à des navigations^, mais les artistes ont sûrement voulu rappeler celui que racontent les Bollandistes avec plus de détail'*. Vingt galères barbaresques cinglaient vers la Corse, et déjà l'on amenait un cheval au saint homme pour qu'il prit la fuite en toute hâte. Refusant de quitter ses ouailles, l'évêque entra dans la chapelle pour invoquer Dieu à l'aide du peuple chrétien que menaçait une si redoutable attaque. Sortant de l'oraison, il encouragea tout le monde à se tenir en paix; et bientôt une tourmente brisa les navires, dont les débris seuls atteignirent la côte.
Les SS. Libérât prêtre, Bomface diacre, et autres moines DE Capsa en Afrique, martyrs; 17 août, /i83. Embarqués d'abord sur un vaisseau que l'on voulait embraser , ils furent ensuite assommés à coups de rames ^
Saint Frontignan {Frontinianus) de Carcassonne, dia-
1. Cf. ITcussen, Batavia sacra, t. I, p. 29. '2. Hagiolog. italic, t. I, p. 93.