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VASE DE PARFUM OU DE MÉDICAMENTS

Les articles Parfum, Encensoir, Bocal. .Médecine, ont déjà donné plus d'un renseignement qui satisferait à diverses recherches en ce genre.

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Les saintes femmes de l'Évangile qui accompagnent la Madeleine au tombeau (Matth. xxviii, 1; Marc, xvi, 1), et que l'on appelle communément les trois Maries, peuvent bien être placées en tête de ce paragraphe, car l'Église grecque les désigne habituellement sous le nom de Myropliores , comme qui dirait Porteuses de j)arfums. Parfois dans le liaut moyen âge, on les voit arriver au sépulcre avec des encensoirs; mais le plus souvent elles portent cliacune un petit vase fermé comme dans le bas-relief que voici -.

Ce bâton en tau (ou potence) passe pour avoir appartenu à saint Héribert, et paraît être une œuvre du xi« siècle. La face supérieure représente Notre-Seigneur en croix ; et

1. Cf. AA. SS. Mari., t. III, p. 384. — Souvenirs de l'ancienne Église d'Afrique (1802), p. ICI, sv.

2. Le pèi'e Arthur Martin l'a publir cK'ji d'après un bâton abba-

dessous, les saintes femmes qui ne retrouvent plus au tombeau vide qu'un ange chargé de leur annoncer la résurrection du Sauveur. De l'autre coté (p. 788) on voit l'ascension de Jésus-Christ (CL Amande), au-dessus de sa descente dans les limbes pour délivrer les patriarches qui attendaient sa venue.

Saint Joseph d'Arimathie et Nicodème (Joann. xix, 38- ^0) sont peints aussi parfois portant des parfums, au moment où le corps de Notre-Seigneur est enseveli après avoir été descendu de la croix. L'Évangéliste l'aflirine pour le second; mais le vase que tient souvent le premier peut s'attribuer à une autre origine. C'est que, d'après des légendes du mojen âge, chères surtout aux

tial de Deutz {Mélanges d'Arliéologie, t. IV; Mémoire sur les crosses, fig. 35 et 3(i). Cf. ibid., t. II, pl. vu, iv, etc. (Ivoires sculptés), et p. 73-75,

VASES D'LSAGE DOMESTIQUE.

Anglais (qui prétendaient en avoir trace dans la Grande- Bretagne), il avait hérité de la coupe employée par Jésus-Christ le jour de la Cène*.

Sainte Praxède et quelques autres (Cf. Éponge) paraissent fréquemment représentées portant un vase ; soit pour recueillir avec respect le sang des martyrs, soit pour panser les blessures de ceux qui avaient survécu aux tourments. Telle est sainte Irène, veuve romaine (22 janvier), que l'on nomme aussi Héréna, Syrena, etc.;

et son mari était, dit-on, saint Castule martyr. Lorsque saint Sébastien fut laissé pour mort après avoir été passé par les armes, elle vint sur le lieu de l'exécution, ne songeant guère qu'à sauver des reliques ; mais un reste de vie dans le martyr lui fit connaître qu'il y avait mieux à faire. Les soins de la pieuse veuve le remirent en santé, si bien qu'il put encore se montrer devant Dioclétien qui le fit mourir sous les coups de bâton. Sainte Jeanne femme de Chusa (Cf. Pain, p. 599) semble

BAton de Deutz. Cf. p. '787.

avoir été mise par certains artistes au nombre des myrophores (Cf. sainte Madeleine, p. 788 et /(67). Mais je ne vois pas que cela soit fréquent chez les anciens artistes.

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