‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 575 sur 632 · AA. SS. Maii, t. II, p. 5i · texte numérisé non relu

AA. SS. Maii, t. II, p. 5i

4. Cf. Annal, bénédictin., t. I, p. 3S3; t. II, p. 184.— AA.SS. Febr., t. II, p. 397-401; it. Oc/oJ))-., t. VIII, p. loi, sqq.;ct p.160-10'2.

5. D. Piolin, llist. de VÈijltse du ilans, t. V, p. 452, svv.

0. Cf. Éd. Terwecoren, Précis historiques, 1852 , p. 391, 'W.' 1854, p. 4i5, svv.; et 1859, p. 441, svv.

VOILK DE TÊTE.

Outre cette indication commune, il est certaines saintes qui sont particulièrement caractérisées par le voile en diverses circonstances, et nous tâcherons de mentionner les principales.

Sainte Agathe, vierge et martyre (Cf. Mamelles, p. 539; etc.). Son voile, ou plutôt la draperie qui couvrait son sépulcre, arrête un incendie ^ C'était le premier anniversaire de sa mort, et l'Etna menaçait Catane de ses feux. Le respect pour la martyre avait dès lors tellement prescrit, que les païens eux-mêmes coururent au tombeau de la sainte pour saisir l'étoffe qui le drapait. Ils opposèrent cette espèce de bouclier à l'éruption du volcan, et leur confiance fut couronnée de succès.

Sainte Léocadie (Cf. Prison, p. 192) passe en Espagne pour avoir apparu à saint Ildefonse, qui aurait coupé un morceau du voile de la sainte, avant qu'elle refermât son tombeau-.

Sainte Aldegonde. Cf. Ange, p. ko; Colombe, p. 2hk.

Sainte Radegonde reine de France, puis religieuse (Cf. Croix, p. 285; Apparitions de Notre-Seigneur), recevant

1. Breviar. roman., 5 fcbruar. : Anliph. ad Benedictus. — Legend. aur., cap. x\xix, — Breviar. golhic, iu laudibus : « Mira tam satis prodierunt signa

iEtnaeus ipse mons eruclavit

Ignem ardentem.

Videntes cuncti rogum venientem, Vélum sepulcri simul expandentes; Ignis stetit ad houorificandum

Corpus beatum. »

2. Dans les Poêlas anteriores al siglo XV, p. 328, sg. ( Vida de san //(ie/bnso), divers miracles de saint Ildefonse sont réunis à la faveur qu'il reçut de la Reine du ciel (Cf. Chasuble, p. 200; etc.):

Trabajô desde alli el santo padre perlado De su virginidat componer un dictado

Estando en su portai ua dia en escuso, Leyendo el su libro muy santo que compuso, La Virgen gloriosa fuesele parar de suso. Cuando la vi6 el santo, fuesele â par muy ayuso. Levantôse privado ende seya en la su silla, De somo de la cabeza tirôsele la capilla, Alzo suso las manos e fincô de rodîlla. Comenzô de fablar la Virgen sin mançilla : Vengoos, fijo, prometer, dixo ella, un gran dado, Porque tanto por mi liabedes trabajado.

Ca, pues vos compusiestes este noble dictado, Lo que habia perdido, por vus le he cobrado.

Mucho me havedes, fijo, honrada e servida, Mas yo vos bonraré en la rauerte e en la vida. Fuese despues que hobo [asi] fablado. Etc. »

« Vino luego un dia uua fiesta honrada De una virgen preriosa que lue martyrisada En la noble cibdat que vos he contada, Santa Locadia fue esta virgen honrada.

Todos faeron con el santo padre la fiesla hoiirar.

Estando el Arzobispo de inojos en la grada, Al pie de la sepultura que estâ bien serrada Salio donna Leocada, la bien aventurada E fuelo abrazar loada e bien pagada.

Teniéndole abrazado, dixo en aquella hora : La vida de Alfonso loa la mi sennora.

le voile au pied de l'autel par les mains de saint Médard. C'est un fait dont l'explication demeure assez difïïcile, vti que Radegonde avait épousé Clotaire qui était encore vivant. Mais le saint évêque de Noyon crut voir l'inspiration divine dans la demande résolue que lui adressait la reine, et lui imposables mains lorsqu'elle avait à peine vingt-cinq ans.

Sainte Francha, abbesse (Cf. Tonneau, p. 773). On rapporte de sa prise de voile quelque chose de semblable à la légende de sainte Aldegonde; sauf qu'ici ce fut un ange, dit-on, qui vint compléter la cérémonie après que l'évêque avait déjà coupé les cheveux et donné l'habit monastique à la jeune sainte^. Ce pourrait bien n'avoir été originairement de part et d'autre qu'une manière de montrer aux yeux l'inspiration, du Ciel dans la générosité de ces jeunes vierges qui renoncèrent aux espérances du monde à l'instant où la vie semblait leur sourire davantage.

S.MNTE Glossinde DE Metz, abbesse ; 25 juillet, v. 608. On raconte aussi que cette sainte fut voilée par des

De-ïole donna Leocadia, ibase su via,

Metiôse en la sepultura la virgen gloriosa, E como ante estaba çerrose la losa.

Mas ténia don Alfonso la voluntad fablosa : Amigos, dixo el, lo que agora viestes, Por vos lo fiso esto porque aqui viniestes ; E pues que todos tal cosa ver mereçiestes, Sea bien guardado esto que aqui oyes[t|es. Envolvio aquel velo en ^endal presçiado, E el cuchillo con el que le habia tajado ; Pues que tan santa cosa a tajar era entrado. De tajar cosas viles fuese siempre guardado.

« Levantôse don Alfonso a la hora que solia Por decir los maytines de la virgen Maria. Iban con el los clerigos e otras muchas gentes, E levaban delante muchos çirios ardientes. Cuando fueron a la puerta pararon dentro mientes,

E vieron gran claridat e non la pudieron sofrir,

Todos como estaban comenzaron de foir.

Llegô a la puerta e fizola abrir,

E fuese para el altar como antes solia hir.

Pues fiso reverençia delante del altar,

Parô mientes e vio la gloriosa [sin par?J

AlU do el solia al pueblo predicar

Llamô à don Alfonso la Virgen coronada

LIegoseàella sin dubda la capilla tirada.

Fijo, dixo la Virgen, en toda vuestra vida

Fui siempre venida |fui siempre de vos honrada e servida?]

Por vos cumplir la honra que vos habia prometida

Sodés mi capellan e mi fiel notario.

E en sonnai que habedes otro mejor salario,

De mientra tomat esta casulla, que vistades Cuando dixieredes la misa e las sulennidades. Mi Fi^^vos envia esta vestidura Quai nunca visto home de ninguna ventura.

Mi Fijo e mi sennor non quiera consentir Que otro la haya, se non vos, para veslir; Haberâ el que la probare mala muerte a morir. Etc. » Tout cela semble un peu brouillé par quelques interversions, mais j'ai maintenu le texte tel qu'on l'avait publié en Kspagiie il'après les manuscrits.

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