AA. SS. Januar., t. I, p
4. Cf. Agost. Zanella, Atlante Mariano, i. VII, p. 699-722. Les Bollandistes (AA. SS. Octobr., t. II, p. 879-919) ont rassemblé à ce sujet de quoi satisfaire une curiosité légitime, si exigeante qu'elle soit.
5. Labus, Fasli, t. XIII, p. 3i8, sg. Je pense qu'il s'agit du onzième chant de la Jérusalem délivrée :
somptueuse à laquelle les souverains ont consacré de pieuses largesses
Saint Ignace de Loyola (Cf. Cliiffi-e, p. 220) est parfois représenté tenant une image de Notre-Dame assise au pied de la croix après que le corps de son divin Fils a été déposé dans le tombeau. Cette peinture de la sainte Vierge, pour laquelle il avait une dévotion particulière, est connue sous le nom de Sainte-Marie-du-Cœur, comme qui dirait la Compassion de Notre-Dame {la pielà).
Saint François de Borgia (Cf. Chapeau de cardinal. Eucharistie, p. 392; etc.) tenant un tableau ou une gravure du portrait de la sainte Vierge honoré à Sainte-Marie- Majeure. Cette peinture n'avait guère été copiée avant lui; mais il obtint qu'il en fût fait des reproductions, el prit soin de les répandre au loin en grand nombre, pour étendre le culte de la Mère de Dieu.
Le B^ Ignace d'Azevedo (Cf. Flolle, p. Zjl9) , martyrisé avec trente-neuf autres jésuites. Pendant l'abordage des vaisseaux portugais par les calvinistes, il encourageait l'équipage en élevant au pied du grand mât une image ■ de Sainte-Marie-Majeure que saint François de Borgia lui avait confiée pour la porter au Brésil. Percé ensuite de plusieurs coups, et précipité à la mer par les hérétiques, il continua d'arborer ce saint étendard jusqu'à ce que son cadavre fût enseveli dans les flots.
Le B* Créi'in de Viterbe, frère capucin; 19 mai, 1750. Lorsqu'il n'avait encore que cinq ans, sa mère qui le conduisait à un pèlerinage de la sainte Vierge, voisin de Viterbe {La Madonna délia Quercia), l'exhorta à l'amour de la Beine du ciel avec des paroles qui furent singulièreitient efiicaces sur cet enfant. Dans la suite, ayant pris l'habit de Saint-François, il faisait tellement profession d'aimer et de louer Marie, qu'on venait par curiosité voir les honneurs qu'il rendait à son image, et entendre les paroles de feu qui exprimaient son amour envers elle. Il avait appris par cœur les vers composés à sa louange par les meilleurs poètes italiens; et le poète Guidi, qui l'était venu visiter dans la cuisine où ce bon religieux exerçait son office, ne i)ut retenir ses larmes en l'entendant réciter et commenter les vers du Tasse où il est question d'une image de Marie qu'Aladin fait transporter dans une mosquée \
Saint Philippe Néri (Cf. Apparitions de la sainte Vierge, p. 60). Outre le trait que j'ai cité plus haut sur l'intervention de Marie en faveur de ce saint, les Oratoriens de Rome sont souvent caractérisés par une image parliculière de la très-sainte Vierge qui est connue sous le nom
i< e quivi è il vollo
Di colei che sua diva, e madré face
Quel volgo, del suo Dio nato e sepolto. Etc. »
Puis :
« O fù di man fedele opra furtiva, G pur il Ciel qui sua potenza adopra.
Che di colei ch'è sua regina e diva Sdegna che loco vil l'immagin copra. Etc. »
IMAGE DE LA TRÈS-SAINTE VIEHGE
(le Santa-Maria-in-ValHcella; et que le cardinal Baronius, disciple de saint Philippe Néri, a fait graver sur le frontispice de ses Annales ecclésiastiques et du martyrologe romain annoté '.
Saint Ferdinand, roi.
Une autre image de la sainte Vierge accompagne souvent la représentation de saint Joseph Calasanz, fondateur
1. La Mère de Dieu n'y parait qu'à mi-corps, et l'enfant Jésus semble assis sur ses genoux. Au-dessous de cette représentation se voit le croissant de la lune avec les cornes tournées en haut.
'2. Cf. J. Bedel, Vie du R. P. Pierre Fourier, sect. w, g, 1.
3. Une distraction a fait oublier ici l'épée au flanc du roi.
i. J. de Villafafie, Milagrosas ... imageries de.... Maria SS'. p. 495, 502.— Cf. Cavanilles, Historiade Esparm, t. III, p. 100, 101.
des Piaristes (Cf. Saints représentés avec des enfants, p. 358) ; et comme c'est une peinture grecque, de là est venu l'espèce de chiffre qui sert d'armoiries aux religieux des Écoles Pies (Cf. Armoiries, Piaristes, p. 85), et qui est l'abrégé des mots grecs signifiant Mère de Dieu. Du reste, le s^int lui-môme avait pris pour nom : Joseph de la Mère de Dieu.
Le B" Pierre Fourier, curé de Mattaincourt et chanoine régulier; 7 juillet, lôZiO. Distribuant des images de la sainte Vierge et des chapelets à de petits enfants pour les encourager au catéchisme^.
Saint Ferdinand, roi de Castille et de Léon (Cf. Clef, p. 228). Tenant une statuette de Notre-Dame^.
On montre encore dans la cathédrale de Séville une petite statue de la très-sainte Vierge, en ivoire, appelée Notre-Dame-des-Batailles (N* S» de las Batallas, Cf. p. 488); et l'on raconte que le saint roi la portait sur le pommeau de sa selle dans ses nombreux combats contre les Mahométans*. Un trou qui s'y voit sous la figure (et que je soupçonne être le creux de la dent d'éléphant) servait, dit-on, à l'assujettir sur l'arçon en s'adaptant à une petite tige de fer qui entrait dans le vide de l'ivoire. Devenu maître de Séville après en avoir dépossédé les Maures, saint Ferdinand aurait voulu que celle qui lui en avait ouvert les portes y demeurât en manière de maîtresse ^ Cette statuette de Séville ne doit pas être confondue avec une autre que l'on y désigne sous le nom de Nolre-Dame-des-Rois (N* S»-de-los-Reyes) et que l'on regarde comme un présent de saint Louis à saint Ferdinand. Cette dernière porte un petit bouquet de lis, et je la trouve indiquée dans les notes de voyage du P. Arthur Martin, sous le nom de S^-de-la-Sede (Seu?). L'autre, dont je donne la reproduction d'après un dessin fait sur les lieux par mon ancien collaborateur, est la véritable Nuestra-Sefwra-de-las-Datallas. Je la donne telle quelle, avec les bras mutilés.
Quant aux souvenirs de la part que prit la irès-sainte Vierge à la conquête de Séville, on peut en voir une trace dans les chants populaires espagnols"^.
Le B" Alphonse Rodriguez, de la Compagnie de Jésus (CL Chapelet, p. 201; Clef). On le peint souvent priant aux pieds d'une image de Notre-Dame ; représentation bien appropriée à la grande piété qu'il professait envers Marie, surtout dans son immaculée conception. C'est lui qui disait un jour, dans sa belle simplicité, à la Mère de Dieu : u Oh! si vous m'aimiez comme je vous aime! »
Sainte Catherine d'Alexandrie (CL Épée, p. 371, sv.). Son ancienne légende raconte que, fille d'un père païen.
Ce dernier écrivain semble dire qu'à la prise de Séville, le principal honneur du triomphe fut décerné à une autre statue de la sainte Vierge qui est encore conservée aujourd'hui sous le nom de N' S'-de-los-Reyes , et dont je réserve la gravure pour une autre publication.
."). AA. SS. Mail, t. VII, p. 353-356.
Cl. Cf. Ag. Duran, Romancero gênerai, t. 11, p. 307-310.
IMAGE DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE
mais d'une mère chrétienne, elle avait été appliquée à des études scientifiques sans jamais entendre parler du
N» S» de las Batallas (Cf. p. '187).
christianisme. Lorsqu'il fut question de lui faire accepter un époux, un ermite connu de sa mère apporta, dit-on, un tableau de l'enfant Jésus dans les bras de Marie; et ce fut la première occasion où la jeune fille eut quelque idée vague des enseignements de l'Évangile. On ajoute