Voir ci-dessus, p. 81, sv
7. Luc. I, 34, sq. : « Dixit autem Maria ad angelum : Quomodo Ilot istud, quoniam virum non cognosco? Et respondens angélus, dixit ci : Spiritus sanctus superveniet in te, et virtus Altissimi obumbrabit tibi. Etc. »
X. Cf. Mélanges d'Archéologie, etc., t. IV, p. W), sv.; et Ibidem, p. 231.
!). Aussi serait-ce une revue curieuse, que d'examiner les formes diverses données aux principaux faits évangéliques par les artistes; en Occident surtout, où l'on s'est beaucoup moins accommodé des prescriptions sévères qui réglaient l'art byzantin. Mais l'figlise grecque elle- même n'a pas toujours régenté l'art avec autant de rigorisme que le disent quelques archéologues mal informés.
LIS
s'ils venaient de s'embrasser ; d'eux s'élance un rejeton qui va pour former une lige couronnée d'un lis épanoui d'où sort 11! buste de la trôs-sainte Vierge.
Ce peut être considéré comme une forme sommaire de la généalogie du Sauveur représentée si souvent au moyen âge sous le nom d'arbre de Jessé. Nous en avons dit quelque chose au mot. Irftre; et l'occasion se représentera de rappeler cette invention un peu singulière, mais délicate, sous le titre Porte.
Saint Joseph, père nourricier de Notre- Seigneur. Ce n'est pas seulement un lis qu'on lui fait porter, comme expression de sa virginité , c'est souvent une baguette ou un bâton qui se termine en bouquetde lis.
Ceci fait allusion au récit des évangiles apocryphes ', quiveulentque le choix de saint Joseph pour devenir époux de Marie ait été déterminé parun prodige semblable à celui qui établit
1. Cf. Mole, Observations sur les erreurs des peintres, 1. 1, p. 2'iO, svv. ; et 227, svv. — Molaii., De Historia SS. Imagin., lib. II, cap. XXIX; et lib. III,
et des lèvres de chacun à la rencontre de l'autre,
l'élection d'Aaron pour le souverain pontificat des Juifs, lorsque sa baguette fleurit (Num. xvii, 1-10) exclusivement à toutes les autres.
On prétend que SAINT Jean -Baptiste porte assez souvent un lis. 11 le mérite à coup sûr, ayant vécu au désert comme il l'a fait, et étant mort pour avoir voulu défendre la chasteté à la cour d'Hérode.
Mais si je lui ai jamais vu cette caractéristique , il faudrait que je ne l'eusse point remarquée, car il ne m'en reste nul souvenir. Saint Norbert , L- Annonciation,, p. 515. fondateur dcs Pré-
monlrés et archevêque de Magdebourg. Cf. Apparitions de N.-D., p. 58; etc. On raconte qu'à sa mort on vit son âme montant au ciel sous la forme d'un lis'.
Saint Lauréanus (ou Laurianus) évêque de Séville, dit-on, et martyr; k juillet, vi« siècle. Un lis qu'on lui met quelquefois à la main, pourrait bien faire allusion au texte de ses Actes où il est dit qu'il traversa sans broncher les périls qui menacent la jeunesse ^ Mais ces Actes, publiés d'abord par le P. Labbe, n'ont pas trouvé grâce devant la critique; si bien qu'on ne peut assurer ni quel était le siège de cet évêque, ni même s'il était vraiment évêque*.
Saint Vital évêque de 'Salzbourg , apôtre du Pinzgau; 20 octobre, V. 730. Un lis à la main, ou sortant de son tombeau. Sa vie est fort peu connue, et prête à bien des difficultés. Mais on s'accorde sur le fait de ce lis, au moins comme représentation très-ancienne. Car il n'est pas aisé de dire si c'est un événement réel ou un emblème. Quoi qu'il en soit, cela est tout à fait reçu dans l'Allemagne méridionale '.
Saint Julien et sainte Basilisse (Cf. Groupes, p. 457, etc.). Tenant tous les deux une même branche de lis. C'est l'indication de la virginité qu'ils vouèrent à Notre-Seigneur, le jour même de leurs noces. Ayant vu leurs noms tracés dans le livre de vie, ils prirent le parti de préluder à l'avis du Ciel en imitant dans leur union la pureté des anges. Saint Dominique (Cf. Chapelet, p. 200; Chien, etc.). En parlant du
cap. XII (éd. Paquet, p. 272, etc.). — C.Tliilo, Co(Z. apocryph. N. T., p. 358-36.5, etc. Cela se trouve rcprtisenté (avant Raphaël) dans VOEuvre de Jehan Foucqel, dont M. L. Curmer achève la publication en ce moment.