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Quant au lis, c'est l'indication de la chasteté inviolable qu'il maintint jusqu'à sa mort (à vingt-cinq ans).
On lui met parfois à la main un écrit, parce qu'il voulut être enseveli avec la prose : Omni die die Mariœ, appelée souvent hymne de saint Casimir. Sans être l'au-
teur de ce chant , il aimait à le répéter comme expression de son amour envers la reine du ciel.
Saint Efflam (ouYfflam), prince irlandais (Cf. Dragon, p. 317). 11 avait, dit-on, quitté sa patrie le jour même de ses noces pour conserver sa virginité; il semble donc pouvoir être caractérisé par une couronne et un lis aussi bien que par une armure. On l'honore comme patron à Plestin en Basse-Bretagne, où il aborda en venant d'Irlande.
Parmi les- saintes, sans compter sainte Basiusse et SAINTE Delphine, dont il a été question tout à l'heure (p. 517), rappelons sainte Pulchérie» impératrice d'Orient (Cf. Ècrileau, p. 329, sv.), et sainte Catherine de Sienne qui fait ainsi pendant à saint Dominique, auquel quantité de peintures l'associent.
Sainte Édiltrude (ou Étheldrède, Audry) vierge, et abbesse d'ÉIy en Angleterre; 23 juin, 679. Elle était fille d'un roi des Estangles, et vécut trois ans dans le mariage en pratiquant la continence. Mais après la mort de son époux elle se retira dans l'île d'Ély qui lui avait été donnée pour douaire. Le lis qu'elle porte peut rappeler a^ussi un songe où, quand elle fuyait la cour pour se consacrer entièrement à Dieu, elle vit son bâton pousser des rameaux. Ce pouvait être une indication du bien qu'elle était destinée à faire; car elle fonda deux abbayes, pour ne point parler de l'éclat que répandit son exemple'.
Sainte Gertbude de Nivelle {CA. Incendie,, p. ^90). Le lis qu'on lui met parfois à la main rappelle qu'elle avait méprisé une riche alliance pour être épouse de Jésu.s- Christ'.
Sainte Quiteria vierge et martyre, d'Aire en Gascogne; 22 mai, époque mal déterminée. Le lis qu'on lui donne avec la palme, annonce qu'elle s'était consacrée à Dieu dans l'état de virginité avant de verser son sang pour la foi*. Mais comme sa légende s'est trouvée englobée dans celle de sainte Wilgeforte (ou Librada), laquelle est fort suspecte, je demande la permission de ne pas m'y arrêter".
Sainte Catherine de Suède, fille de sainte Brigitte (Cf. Cerf, p. 189; etc.). Son lis rappelle qu'elle conserva sa virginité dans le mariage, et prit le voile après la mort de son époux.
Sainte Marie de Cervellon (ou de Socos), religieuse de la Merci (Cf. Mer). Un lis dans sa main signifie qu'elle refusa deux fois de se marier, pour vouer .sa virgiiiit(; à Notre-Seigneur'.
\. AA. SS. .Septembr., l. III, p. 563-540.
î. De vieilles («lampes lui font chasser UD démon. Ce peut être h rauv! d'un éncrgumène guéri à son Ipmbeau; ou à rau'.e des vers de Bède en son honneur :
« 7,eliu in hosta furit quondam qui Ticerat Bvara ; Vir^o trmmphal ovani, xelus in hoste furit, • Cf. AA. SS. Jun., t. IV, p. 542, 517.