‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 126 sur 589 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

Sousce titre bien des sujetspourraient«epIacer: comme malades, hôpital, sommeil, songé, mort, etc. Nous n'y admettrons guère que ce qui ne peut être caractérisé par quelque chose de plus clair que le lit lui-môme. Ainsi toute apparition pendant le sommeil ou la maladie se trouvera plutôt à ce qui distingue la forme de cette faveur céleste.

Les prophètes Élie et Elisée sont souvent peints au moyen âge près du lit où reposent les corps des enfants qu'ils ressuscitèrent' (IV Reg. iv, 18-37; etc.).

Sainte Anne, pour la naissance de la sainte Vierge, est souvent représentée sur son lit; entourée de femmes qui s'occupent de l'enfant nouveau-né, ou apportent des douceurs à la mère. L'exemple que nous en donnons est tiré du Ménologe grec au 8 septembre (t. 1, p. 24).

Il en est de môme pour sainte Elisabeth mère de saint Le mjyen âge avait coutume aussi de montrer la

Jean-Baptiste, lorsqu'on veut peindre la venue au monde Mère de Dieu couchée dans l'étàble de Bethléem (Cf. sudu Précurseur. pra, p. 463), soit par suite des fatigues du voyage, soit

1. Of/ic., k'ct. VI. (,i siiitilà niti... itt Bjlogna, P. ii, t. I, p. 194, sgg. ; 217, sgg.

2. AA. SS. Jun.. t. II, p. 3t)3-307. — Melloni . Cvmiiii illustri :t. Vitraux de Bourges, pi. i; et p. 14, svv.; 91, svv.

LIT. — LIVRK.

plutôt comme cherchant à dérober aux yeux la gloire de sa maternité virginale, soit aussi comme consolatrice et protectrice des mères. Ceux qui ont blâmé cela dans les peintures murales de M. Hipp. Flandrin, peuvent en mettre la faute à mon compte. Il est certains cas, dans la même série, où d'autres conseils ont prévalu. Là, s'il y a un coupable et qu'on me jette la pierre, je n'en serai guère meurtri.

Saint Léon IX, pape; 19 avril, 105^. On le peint plaçant dans son lit un lépreux qu'il avait trouvé couché durant la nuit sur le seuil ae son palais à Rome, et qu'il avait transporté sur ses épaules jusqu'à sa propre chambre. Â quelque temps de là, le lépreux disparut sans qu'on en pût trouvet la trace, quoique les portes fussent fermées. Le saint défendit le lendemain matin à son serviteur d'en rien dire à personne , et l'on croit que durant la nuit Notre-Seigneur lui était apparu, comme à saint Martin, pour le' remercier du service qu'il avait reçu sôus la figure du lépreux*.

Saint Lubin évéque de Chartres, après avoir été moine; iU mars, v. 557. Ressuscitant la fille de son hôte. On l'a peint près du lit de la morte , quoiqu'à vrai dire le saint eût fait ce miracle sans le savoir. 11 s'était tout simplement aperçu d'un profond chagrin dans la famille, et se mit en prières pour que Dieu lui en fît connaître la cause. A peine terminait-il son oraison , que la morte se levait pleine de santé*.

Saint Piehue Mavimène, martyr à Damas. Cf. Sarrasins.

Saint Albéric, second abbé de Cîteaux ; 26 janvier, 1 H 7 . Couché à terre sur une natte , il expira au moment où dans les litanies de la sainte Vierge, on récitait autour de lui ces paroles : Sancla Maria, ora pro nobis^. Son visage s'anima alors d'un éclat tout céleste, et il rendit l'esprit avec la tranquillité d'un homme qui s" endort.

Sainte Aldegonde, abbesse des religieuses ou chanoinesses de Maubeuge (Cf. Anges, p. /i3; Colombe). Elle mourut d'un cancer dont les souffrances et l'incommodité étaient si grandes que, malgré toute sa patience, elle pria Dieu d'abréger ses peines. Des amies de la sainte, et entre autres sa sœur sainte Vaudru, la virent visitée par les anges et plusieurs saints qui venaient la convier à la gloire céleste; et une lumière éclatante au-dessus de sa chambre indiqua ses derniers moments*. Son genre de mort l'a fait invoquer contre le cancer particulièrement ; et une fontaine qui portait son nom, près de l'église où re-

posait le corps de la sainte, était fréquentée par les pèle rins qui en emportaient l'eau pour être guéris de diverses infirmités.

Plusieurs faits non mentionnés ici, et où il s'agit de songes, ont leur place sous les titres Apparitions, Malades, etc.

Sainte Galla, veuve (Cf. Aumône, p. 9/i). Saint Pierre lui apparaît comme elle allait mourir; elle ne lui demande que de savoir si Dieu l'acceptera en paradis, et en obtient l'assurance'.

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