‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 157 sur 589 · MASSUE · texte numérisé non relu

MASSUE

listes flarnamls cl hollandais, inU'ri)rt''iant sans doute les •coutumes juives d'après ce qu'ils avaient sous les yeux, ont transformé souvent celle perche de foulon en un énorme arcliol sous-tendu par une forte lanière de cuir. J'imagine (|ue cet instrument faisait à peu près la fonction <les baguettes qui servent à nos matelassiers pour rendre l'élaslicité aux flocons de laine quand elle a pris son pli sous une pression prolongée.

Saint Jude ou Thaddée, apôtre; 28 octobre (Cf. Image de Notrc-Seigneur , p. /i82). La forme de son martyre n'étant pas bien connue, on lui donne tantôt une massue, tantôt une croix (parfois renversée). Mais, .selon d'autres, il aurait été percé de llèchcs.

Saint Téi-esphoiie pape (Cf. Hostie, p. /i79). 1! passe pour avoir été assommé, c'est ce qui lui a fait mettre souvent à la main une massue '.

Saint Timothée évêque d'|'>hèse, disciple de saint Paul. Cf. Bâton, p. 126; etc.

Saint Ai'oi.i.inauie, premier évêque deRavenne; 23 juillet, vers 75. On prétend qu'il fut assommé à coups de massue par les païens, après avoir quelque temps échappé à leur colère -.

. Saint Privât (Privé) évêque du Gévaudan, martyr; 21 août, vers le iv siècle. Assommé par les envahisseurs païens, tandis qu'il se tenait retiré'dans une grotte'.

Saint Eucî:ne, évêque de Tolède ; 15 novembre, sur la lin du i^' siècle, dit-on. On rapporte que, disciple de saint Denis, il aurait quitté rEs])agne pour venir le visiter en France; et que près de Paris il fut assommé par les païens. Cette question si controversée, où le patriotisme du Parisis a mêlé un peu trop d'amertume , est traitée avec beaucoup de calme et de sagesse par le docte Florez*. Ce savant homme, tout en s'appuyant sur les documents espagnols, n'ignorait point ceux qu'on met en avant chez nous; et il fait très-bien observer que l'abbaye |)arisienne de Saint-Gerniain-des-Prés n'était pas eiitièremcnl d'accord sur ce sujet avec celle de Saint- Denis. Il nous convient donc à nous autres de concilier entre eux nos propres ancêtres, avant de prendre parti sur un ton décisif; car le zèle, pour être de bon aloi.

doit se combiner avec la .science, comme dit saint Paul (Rom., X, 2).

Saint Adai-bert (ou Adelbert), nommé Woyliech par les Polonais (Cf. Lance, p. /|99). On le peint fréquemment tenant à la main un fai.sceau formé d'une lance et de massues, de rames ou crocs de bateliers, qui auraient servi d'instruments à la fureur populaire des Prussiens idolùtres auxquels il venait prêcher l'Évangile. Son martyre eut lieu près de Fischhausen".

Saint Agilui-fe {Agilolfus, etc.) abbé de Slavelo, puis évêque de Cologne (9 juillet, vers 770); assommé et percé d'une flèche dans la vallée de l'Amblôve, d'où son corps fut transporté d'abord à Malmédy, puis à Cologne °. Plusieurs écrivains belges pensent que, comme saint Lambert, il aurait été sacrifié à la colère d'Alpaïde, concubine de Pépin d'Héristal (Cf. supra, p. /t98). Car Plec- Irude, femme légitime de Pépin avait employé l'entremise de saint Agilulfe pour ramener son mari au devoir conjugal '.

Un faucon que certains artistes lui mettent sur le poing pourrait absolument signifier que le saint appartenait à une noble famille (Cf. Faucon, p. Zi06). Mais que l'histoire ait été faite d'après la représentation, ou réci; proquement, voici ce que les Allemands racontent. Un chevalier, dévoué peut-être à la favorite de Pépin, entendant parler de merveilles opérées par les reliques du saint qui venait de mourir, répondit : « Ce n'est pas plus un saint, que mon faucon n'est un oi.seau chanteur. » Sur quoi le faucon qu'il portait se serait mis à gazouiller d'une façon tout à fait inattendue '.

Saint Arcade, martyr à Césarée de Mauritanie ; 12 janvier, iii« siècle. Les plus anciens témoignages racontent qu'il eut les membres tranchés par le glaive ou la hache'. Lors donc que M. Helmsdœrfer, et d'autres après lui, disent qu'on représente ce saint avec une massue, ils le confondent peut-être avec un autre du même nom qui souffrit sous la persécution des Vandales (13 novembre, /i37). Mais encore y aurait-il lieu à quelque critique; car c'est seulement l'un des compagnons de ce dernier (saint Paulillus, enfant) qui fut frappé

comme ihOque titulaire, eût attendu trois siècles pour devenir autre chose qu'évi^^clié sulTru^'ant de Césarée. Qui ne trouverait pas cette objection satisfaisante, risquerait de s'en attirer d'autres dont il ne se serait pas douté peut-fltre. Car ce n'était pas ici le lieu de vider une question évidcmniont accessoire pour mon travail.

1. A défaut d'indications précises sur le genre de son martyre, signalons du inoins quelques renseignements pour divers points de sa légende. Cf. Baron. A. loi, n° 1. — r.al)us, Fasii délia Clihsa, 5 di gennajo. — AA. SS. Januar., t. 1, p. ■i3ti-i40. — 1'. de Natal., libr. II, cap. xi.vi. — Ha<juthg. Italie, t. I, p. 8, sq. — Novaes, Storia dei sommi pontefici, n" !l.

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